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Divorce sans consentement mutuel - Rappelons-nous |
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Dominique Dutilloy 1070 hits son flux
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Les raisons, les causes et les conséquences d'un monumental désastre annoncé
Le 21 avril 2002, Lionel Jospin, Premier Ministre, au soir de sa défaite lors du 1er tour des Elections présidentielles, décide de se retirer définitivement de la vie politique : « J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle »
Cet « ouragan », que nous n'hésiterons pas à nommer « Divorce sans consentement mutuel », que seul les taux de l'abstention (28,4 %) et ceux des votes blancs ou nuls (3,38 %) ne sauraient expliquer, est un coup de semonce lancé par le Peuple d'une France meurtrie... un peuple déçu, un peuple en colère, dans l'urgence, qui attend vainement les réponses précises qui ne viennent toujours pas, et, ce, depuis 1981, année de l'élection de François Mitterrand à la tête de notre Pays... L'immigration, la dégradation économique, la destruction du tissu industriel de la France, l'augmentation du chômage, l'insécurité grandissante, le poids de plus en plus lourd de la fiscalité, l'élargissement de l'Europe de Maastricht semblent être autant de problèmes insolubles ! Alors, ce même peuple, qui, selon ses « humeurs » ou ses « colères » du moment, s'en va à Gauche, puis à Droite, se dirige de nouveau à Gauche avant de revenir vers la Droite, et, ce, depuis 1986, date de la première Cohabitation « à la française », sans pour autant, se tourner vers les extrêmes, qui enregistrent, d'élections en élections, des scores de plus en plus importants. (1)Tout le monde se souvient de cette loi sur les parrainages qui aurait pu être fatale au Président du Front National : pour que sa candidature aux Présidentielles "2002" fût validée officiellement, il a fallu que Jean-Marie Le Pen présente 500 signatures de parrains (grands électeurs élus) au Conseil constitutionnel. Il a failli ne pas pouvoir remplir cette formalité en temps et en heure, certaines signatures se faisant attendre et d'autres ayant été annulées. Ce fut l'objet d'une campagne de presse orchestrée par le F.N, (consistant à « victimiser » Jean-Marie Le Pen) qui aurait pu être évitée si cette loi sur les parrainages avait été assouplie ou du moins modifiée quant aux modalités de son application.
Malgré les sérieuses réformes mises en chantier par le Gouvernement de la Gauche plurielle(1), ce ‘’ bon’’ peuple, qui n'est jamais rassasié, qui s'impatiente, attend toujours... en vain ! Pendant ce temps, de graves plans sociaux, succédant à d'autres plans sociaux tout aussi graves, des patrons ‘’voyous’’ partant à la cloche de bois, causent une augmentation constante du chômage, de la précarité, tout en laissant sur le carreau des régions françaises totalement sinistrées sans que rien de concret ne soit sérieusement entrepris ! Dubitatif, voire sidéré, ce ‘’ bon’’ peuple, lui, qui s'estime issu de la Gauche ‘’Communiste’’ ou ‘’non Communiste’’, ne comprend vraiment plus : il ira jusqu'à reprocher au Gouvernement Jospin, composé pourtant de trois ministres issus du Parti communiste français(2), « de mener une politique de Droite ! ». Ce n'est pas l'adoption, par voie référendaire(3), de la loi créant le Quinquennat présidentiel qui va le calmer : bien au contraire ; car, pour beaucoup de Français et de parlementaires, « le Quinquennat nuit gravement au recours à l'alternance »(4). Plus grave encore, lorsque Lionel Jospin, alors Premier Ministre, déclarera, en octobre 1999, à Clermont-Ferrand, aux ouvriers des Usines Michelin victimes du plan social annoncé par leur entreprise pourtant bénéficiaire : « Il ne faut pas tout attendre de l'Etat et du Gouvernement », le ‘’bon’’ peuple se sent, lui qui n'a pas oublié le scandale des Usines Renault à Vilvoorde (Belgique) survenu pendant les Elections Présidentielles de1995, trahi, floué, atteint dans son âme !... Mais ce ‘’bon’’ peuple-là se trouve profondément écoeuré par l’attitude du Candidat Lionel Jospin, lorsque celui-ci s’en prendra sans vergogne à l’âge ‘’canonique’’ du(1)La « Loi Aubry » portant sur la réduction du temps de travail, dite « Loi sur les 35 heures », Création des « Emplois jeunes », Instauration de la Couverture Médicale universelle (C.M.U.), Suppression de la vignette « automobile », Gratuité de la délivrance de la Carte nationale d'Identité et du Permis de conduire... (2)Jean-Claude Gayssot, Jean Glavany et Marie-George Buffet. (3)Dans son Article 10, la Constitution du 4 octobre 1958 de la Vème République) stipule : « le Président de la République promulgue les lois dans les 15 jours qui suivent la transmission au Gouvernement de la loi définitivement adoptée. Il peut, avant l’expiration de ce délai, demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi ou de certains de ses articles. Cette nouvelle délibération ne peut être refusée ». De plus, cette même Constitution va plus loin, puisqu’elle prévoit, dans son Article 11 : « Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, comportant approbation d'un accord de Communauté ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. Lorsque le référendum a conclu à l'adoption du projet, le Président de la République le promulgue dans le délai prévu à l’article précédent » (cf. : « Les Pouvoirs publics », 6ème Edition, in Journal officiel de la République française, Paris, 1er septembre 1992). (4)A notre sens, l'adoption, par voie référendaire, du Quinquennat présidentiel est une grave erreur politique, puisqu'il interdit toute forme d'alternance démocratique. Ramenée de 7 à 5 ans, la durée du mandat présidentiel suppose que, comme l'avait décidé Lionel Jospin, des élections législatives (les députés ayant un mandat de cinq ans) soient forcément organisées après des élections présidentielles. Ce système octroie « de facto », au Président élu, une Chambre entièrement de son bord, donc un pouvoir présidentiel exorbitant, qu’il pourrait perdre en cas d’éventuelle cohabitation : en effet, le Chef de l’Etat ne serait considéré que comme « le Chef suprême de l’ancienne Majorité gouvernementale » et non plus comme « l’Arbitre suprême de la Nation ». Certaines personnalités politiques, voudraient que le poste de Premier Ministre, devenu, à leurs yeux, « inutile », soit supprimé. Même si elle n'était pas parfaite, la Cohabitation permettait, dans ce « régime de Septennat présidentiel », l'exercice d'une véritable alternance démocratique puisqu’elle démontrait que le Président de la République était « le Président élu de tous les Français », et, ce, quelque soit sa couleur politique...
Chef de l’Etat !… Pis encore, avec l'adoption de la monnaie unique, l'€uro(1), qui va creuser encore plus d'inégalités, une augmentation des prix à la consommation sera constante, tout ceci, à cause d'un évident manque de volonté d'agir. Ainsi, le porte-monnaie des ménages les plus sinistrés, va encore plus accroître la colère de ce Peuple de Gauche. L’on est en droit de se demander si le Gouvernement Jospin n’aurait pas du bloquer immédiatement tous les prix à la consommation lors du passage à cette monnaie unique ?
Alors, osant commettre l'irréparable, ce ‘’ bon’’ peuple va, devant les urnes, dans le secret de l'isoloir, faire payer très chèrement sa déconvenue et son mécontentement au Gouvernement de cette Gauche plurielle, pourtant porteuse, à ses yeux, de grands espoirs... Là, on sent que l'absence de François Mitterrand, son Dieu, son Guide suprême et charismatique se fait cruellement ressentir... Pire encore, ce même peuple reprochera à Lionel Jospin, ainsi qu'à ses ministres, leur manque de communication, de dialogue et de courage dans la mise en place de réformes nécessaires et profondes, qui lui auraient suffi pour que la France se sorte durablement de la crise et de la spirale montante du chômage. Les affaires politiques et judiciaires, tel le sang contaminé, les financements douteux de certains partis politiques grâce aux versements de diverses commissions plus que douteuses..., ternissent durablement l'image de la classe politique toute entière, et, ce, quelque soit le gouvernement en place. C'est dire si ce ‘’bon’’ peuple impatient, qui, par ses votes, a mis en place, deux gouvernements de ‘’cohabitation à la française’’, ne sait plus à quel saint se vouer ! La disparition de pans entiers de notre économie, les divers plans sociaux, les délocalisations, les faillites d'entreprises pourtant réputées ‘’sûres’’, le manque de compétitivité de notre pays face à des pays réputés ‘’plus avantageux’’ aux plans social, fiscal et salarial..., sont les causes profondes de l'augmentation croissante du chômage qu'aucun gouvernement, qu’il soit de droite, qu’il soit de gauche, n'a réussi à combattre malgré les nombreuses mesures mises en place. D’où l'impression de se trouver dans une France ‘’à deux vitesses’’, voire pour beaucoup, dans une ‘’République bananière’’ !
Au fond, qui est le grand perdant de cette déroute du 21 avril 2002 ?
Serait-ce le Parti socialiste (P.S.) ? Serait-ce le Parti communiste français (P.C.F.) ? Serait-ce le M.R.G. Seraient-ce « les Verts », le parti écologiste de Noël Mamère ? Ou bien, Serait-ce la Droite elle-même ?
Non !... Il y eut plusieurs perdants. (1)Selon les économistes bien informés, l'adoption de l'Euro, monnaie unique des Etats de l'Union européenne, est censée éviter l'inflation tout en facilitant la circulation des biens financiers à travers tous ces pays qui ont adopté l'Euro.
Le premier d'entre eux est sans conteste le Parti communiste français (P.C.F.). Depuis 1986, il voit son électorat se détourner peu à peu, tout d'abord au profit du Front national (F.N.)(1) dès le début, ensuite vers le Mouvement national républicain (M.N.R.) de Bruno Mégret(2), mais aussi plus rarement au profit des Partis d'Extrême Gauche(3). Cette tendance, qui se vérifiera, d'une manière flagrante lors des Elections législatives « 2002 »(4), nous montre un P.C.F. ruiné financièrement(5), qui, et c'est encore plus grave, voit son traditionnel Groupe parlementaire à l'Assemblée nationale réduit à 22 députés communistes et apparentés communistes(6). Pourtant, elle n'est pas si loin la période durant laquelle il fallait compter sur le P.C.F. comme principale force d'Opposition face à un capitalisme grandissant et à un socialisme jugé ‘’trop mou’’ et ‘’trop bourgeois’’ : considéré, avec un score culminant à plus de 20 % des voix, comme le Premier Parti ouvrier de France, il pouvait se permettre, grâce à son implantation, de se montrer fier de sa ‘’ceinture rouge’’ encerclant Paris ! Depuis la chute du Mur de Berlin, depuis la mort programmée de l'U.R.S.S. et des démocraties populaires européennes(7), le P.C.F., qui ne s'est pas relevé du décès de son Chef charismatique, Georges Marchais, est à la recherche de son identité ! Malgré les tentatives de Robert Hue, Député Maire de Montigny les Cormeilles(8), devenu Secrétaire Général du Parti communiste français(9), il(1)Selon certains observateurs politiques, François Mitterrand aurait réussi deux coups politiques importants : - Il aurait marginalisé le P.C.F. en le faisant entrer dans le Gouvernement Mauroy. - Il aurait donné l’occasion, au Front national, d’être présent sur l’échiquier politique français. En effet l’introduction du scrutin proportionnel ) un tour pour les élections législatives du 16 mars 1986 permit au Front national de disposer de son propre Groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, grâce à ses 35 députés élus, avec seulement 9,65 % des voix, soit : 2.705.336 électeurs. C'est dire le nombre de députés dont pourrait disposer le Parti de Jean-Marie-Le Pen, si, d'aventure, le scrutin à la proportionnelle était décidé pour les prochaines Elections législatives !!!! (2)Dans une moindre mesure, puisqu'il fait un score beaucoup plus bas que le Front National, qui reste maintenant le Premier Parti ouvrier de France, le M.N.R. obtient aussi des miettes de cet électorat du P.C.F. (3)Lutte Ouvrière, Ligue communiste révolutionnaire, Parti des Travailleurs... (4)Pourtant, lors du second tour des Législatives « 2002 », la traditionnelle confrontation « Droite/Gauche » eut bien lieu, et, ce, malgré quelques rares ‘’triangulaires’’. (5)La ruine du P.C.F. va pousser son Secrétaire Général, Marie-George Buffet, à lancer une souscription volontaire, qui sera destinée à renflouer les caisses de ce parti, qui sont largement déficitaires... (6)Beaucoup se demandent à juste titre pourquoi le Front national, qui, culminant à près de 17 % des voix lors des élections, n'a aucun député à l'Assemblée nationale alors qu'il a plusieurs élus au Parlement européen ; d'autres, évoquant cette question, suggèrent que les élections législatives se fassent au scrutin proportionnel à un tour, comme ce fut le cas pour les élections législatives du 16 mars 1986. (7)Auparavant membres européens du Pacte de Varsovie : la République démocratique allemande (‘’mangée’’» par la République fédérale d'Allemagne), la Tchécoslovaquie (formant aujourd'hui deux états : la Slovaquie et la Tchéquie), la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, la Roumanie, la Pologne, la Bulgarie, la Hongrie. (8)Ancien infirmier psychiatrique, Robert Hue a défrayé la chronique, le 24 décembre 1980 en donnant l'ordre à des bulldozers de démolir un foyer Sonacotra de sa commune (l'Affaire des Maliens) et, le 2 février 1981 en accusant à tort une famille marocaine de trafic de drogue. Ces Maliens étaient totalement en règle, puisqu'ils travaillaient, pour certains d'entre eux, pour une importante municipalité ; cette famille marocaine, la Famille Kharbouch, a été, comme on le sait, totalement innocentée par la Police judiciaire de Paris. (9)Il a succédé à Georges Marchais, puis, à co dirigé le P.C.F. avec Marie-George Buffet avant de lui laisser la place. On aurait pu croire Robert Hue retiré définitivement de la vie politique nationale puisqu’il avait été battu aux Législatives « 2002 » ! Mais, il vient d’être triomphalement élu Sénateur du Département du Val-d’Oise.
semble impossible à son Bureau Politique et à son Comité central de trouver cette nouvelle voie dans la donne politique intérieure et internationale : les discours doivent changer, mais ne changent pas, car, semblant refuser la modernisation de ce parti et de ses cadres, les membres dirigeants du Comité central et du Bureau politique du P.C.F. en sont encore à la « bonne » époque du « centralisme démocratique »(1).
Le P.S. peut être également considéré comme un grand perdant de cette soirée du 21 avril 2002. Il est en plein désarroi : la défaite, et, ce, dès le premier tour des Présidentielles « 2002 », de son candidat, Lionel Jospin, est beaucoup plus grave, voire plus impardonnable aux yeux de ses dirigeants, que si il avait subi cette défaite au second tour face à Jacques Chirac ! Devant cet affront subi de plein fouet, Lionel Jospin, signifiant son retrait de la vie politique française et la démission de son Gouvernement, rendra son Parti orphelin ! Aussi, c'est dans l'urgence que le Parti socialiste élit son Secrétaire général national : François Hollande. Ce dernier, par ailleurs Député Maire de Tulle, est appelé à remplacer au pied levé son illustre prédécesseur, Lionel Jospin... Cela s'avère très dur, car il semble, selon nombre d'analystes politiques, avoir beaucoup moins de charisme que l'ancien Premier ministre... Jacques Delors et Michel Rocard sont les seuls, qui, depuis les disparitions de François Mitterrand et de Pierre Bérégovoy, auraient pu redresser le P.S. Or, ils semblent silencieux comme si ils avaient été définitivement écartés du débat national(2). Quant à la vieille garde, composée de Jack Lang, Dominique Strauss-kahn, Laurent Fabius..., serait-elle là pour veiller attentivement sur le P.S., et, ce, au détriment des étoiles montantes, tels le député Arnaud Montebourg(3) et le Sénateur Jean-Luc Mélenchon ? Bref, le P.S., qui n'a toujours pas digéré sa défaite, se cherche tout en tentant de redorer son blason écorné par un F.N. « conquérant ». Mais, on peut se demander si la multiplicité des candidatures de la Gauche non communiste(4) n'a pas été aussi un facteur déterminant dans la défaite de Lionel Jospin, à cause du mauvais report des voix ? A contrario, l'on pourrait se poser la même question concernant la Droite qui se présente divisée devant les électeurs ? Depuis la mort du Général de Gaulle(5), certains prétendent que la Droite, pourtant toute puissante, « a perdu beaucoup de son âme », à un point tel qu'ils vont jusqu'à supposer qu' « elle semble souvent lorgner vers sa Droite ». (1)Patrick Braouezec, Député Maire de Saint Denis, Charles Fitterman, Ministre communiste des Transports sous le Gouvernement Mauroy, et, actuellement membre du Parti Socialiste, furent les principaux "meneurs" qui voulaient réformer le Parti communiste. Ils ont fait partie du clan des « Communistes re-fondateurs ». (2)Pas si sur, du moins en ce qui concerne Michel Rocard, puisque ce dernier a été réélu Député européen lors des dernières élections européennes « 2004 ». (3)Qui prône la modernisation du Parti socialiste vers un Nouveau Parti socialiste. (4)Jean-Pierre Chevènement, Christiane Taubira, Noël Mamère. (5)Qui affirmait que « les Français sont des veaux ».
D'autres encore, se souvenant de la dissolution de l'Assemblée nationale décidée en 1995 par le Président Jacques Chirac, « qui », à leurs yeux, « était l'erreur majeure qu'il ne fallait surtout pas commettre »(1), osent avancer que « La France aurait la Droite la plus bête du Monde »... Quoiqu'il en soit, cette Droite, elle aussi, est sidérée par le score historique de Jean-Marie Le Pen et par l'élimination de Lionel Jospin.
Le Front national est sans conteste le seul et unique grand gagnant de cette bataille cruciale... Avec 16,86 % des voix obtenus au soir du 21 avril 2002, son candidat, Jean-Marie Le Pen, est assuré de voir son mouvement prendre la tête d'un courant d'idées contestataires, qui, on l'a constaté, a changé de camp : ce n'est plus la Gauche qui en est l'inspiratrice, mais, c'est la Droite nationaliste, qui en devient le porte-parole...
Le grand absent du premier tour de ce scrutin présidentiel est Charles Pasqua, Président du Rassemblement du Peuple français (R.P.F.), qui, ayant été victime de la fameuse loi sur les parrainages, a été écarté de la course à l'Elysée... Sa présence, aurait-elle pu écorner quelque peu le score atteint par Jean-Marie Le Pen ? Qu'il nous soit permis d'en douter ! Dès lors, plus rien ne sera comme avant puisque l'habituel combat « Gauche/Droite » n'aura pas lieu(2) ! Les certitudes s'envolent tout comme les habitudes bien établies : l'électorat a sanctionné sa classe politique... La leçon à retenir de ce premier « divorce sans consentement mutuel » est que la classe politique s'est retrouvée à gérer le ralliement de cinq types d'électeurs pour le second tour des Présidentielles(3) : - les ‘’ déçus’’ du P.S. et du P.C.F. n’ayant pas hésité, pour certains, à reporter leurs voix vers le F.N., et, pour d'autres, vers le M.N.R. ou vers les partis d'Extrême Gauche ; - Les ‘’déçus’’ de l'U.D.F. et de l'U.M.P. s’étant orientés vers le parti de Jean-Marie Le Pen ou vers celui de Bruno Mégret ; - Les ‘’ déçus’’ de toute la classe politique n'ayant pas hésité quelques que soient leurs tendances politiques, à faire entendre leurs voix afin d'effectuer des(1)Cette dissolution, rappelons-le, a été décidée à la suite de l'impopularité « supposée » du Gouvernement Juppé, qui a eu à subir, durant l'Hiver 1994/1995, la plus grave grève des Transports publics que la France ait connue. L'on prétend que « le Président Chirac aurait été conseillé par certains de ses éminences ». (2)Un précédent, certes beaucoup moins grave, s'est produit : le 15 juin 1969, au second tour des Elections présidentielles, organisées à la suite de la démission, le 28 avril 1969 à midi, du Général de Gaulle, intervenue après le rejet, par les Français, de son projet de loi référendaire pourtant sur la régionalisation et la réforme du Sénat, Georges Pompidou, qui représentait le courant gaulliste, a été élu avec 11.064.371 voix face à Alain Poher, représentant le courant centriste, qui n'obtenait que 7.943.118 voix (3)La leçon s'est répétée dès le premier tour des Régionales de 2004, à une seule différence de taille : aux deuxième tour de ce scrutin, le Front National, s'est maintenu dans 17 régions sur 22 et a provoqué des triangulaires, qui ont permis à la Gauche de rafler 21 régions sur 22.
votes ‘’ sanction’’ pour les extrémistes de Gauche, histoire de prévenir, quitte à retourner plus tard dans « le droit chemin électoral »(1) ; - Les ‘’abstentionnistes’’ ne s’étant pas déplacés pour aller voter, du fait de leur dégoût profond envers la classe politique toute entière ; - Ceux qui ont eu le geste citoyen d'aller voter, mais qui ne se sont prononcés pour personne, ont également exprimé une sorte de vote "sanction" en déposant un bulletin ‘’blanc’’ ou ‘’ nul’ dans l'urne(2).
De ce fait, pendant la campagne du second tour de ces Présidentielles, la mobilisation générale autour du Chef de l'Etat est organisée. Les états majors politiques se consultent, puis, se mettent en place, alors que dans la rue, des manifestants font entendre spontanément leurs voix, et, ce, dès l'annonce, par les radios et télévisions, des résultats de ce premier tour... Un seul mot d'ordre est lancé : « il faut, coûte que coûte, barrer la route à Jean-Marie Le Pen ». Seul, un sursaut national... un plébiscite... va ‘’légitimer’’ Jacques Chirac, qui sera réélu triomphalement avec 82 % des voix issues de la Droite, du Centre, du P.C.F. et de toute la Gauche non communiste, les partis d'Extrême Gauche(3) ayant publiquement ordonné l'abstention.
(1)Obéissant aux consignes de Lutte ouvrière, de la Ligue Communiste révolutionnaire et du Parti des Travailleurs, ces électeurs ont préféré s’écarter de ce débat politique. (2)Voir Note 1. (3)Lutte ouvrière, Ligue Communiste révolutionnaire et Parti des Travailleurs.
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Commentaires (48)
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Fabien Bardoux
a dit:
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... NOUS VOICI,dans le premier épisode PASSIONNANT, de cette saga, Politique, qui nous emportera vers d'autres horizons pas toujours très glorieux pour la France! Et qui noud fera mieux comprendre, l'époque remplie d'incertitudes, et de doutes dans lequel notre Pays vit l'Actualité Brulante!!! Quel MAGNIFIQUE TRAVAIL, Dominique, et pour une surprise, moi qui vous connait bien, je peux dire que je suis "Bluffée"!! Par les commentaires que vous laissez toujours sous mes articles, j'ai bien sûr pû constater, l'AMPLEUR de vos connaissances, et votre attachement à la Politique de notre Pays! Vos connaissances, votre jugement, jamis Partial, votre LUCIDITE : TOUT, nous retrouvons TOUT, ce qui fait de VOUS, le PLUS Grand JOURNALISTE de C4N!! Je ne redirai jamais assez, que je suis FIERE dê vous compter parmi mes commentateurs! Que je sui FIERE, que vous vous soyez intéressé, à mes "Billets", qui ne font qu'éffleurer l'actualité!!! Quand on rédige avec votre SERIEUX, des Articles de cette QUALITE, on se sent "Toute Petite", à côté, de ce que vous êtes capable de transmettre à tous ceux qui sont concernés par notre devenir!! GBGB , Monsieur, (et Ami) Dominique DUTILLOY!! |
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Abus
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laury
a dit:
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Divorce 2 Bonjour Dominique et bien sur bravo pour le sujet maitrisé avec art ! Cependant une petite remarque personnel,je ne suis pas sur du tout que les gauchiste du P C F se soit rallié a l'extrême droite ,ce qui ferais vraiment un très grand écart !! Pour Lionel Jospin cet Homme a tellement changer depuis sont poste de premier ministre que même les socialistes ne le reconnaissais plus Les abstentionnistes que les partie quels qui soit n'ont toujours pas reconnu ont fait et vont a l'avenir encore augmenter par dégout de la politique bananière de notre pays. |
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Abus
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xéno
a dit:
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... Pendant 14 ans, Miterrand nous a fait oublier les engagements du "programme commun" en nous amusant avec la marionnette Le Pen. Pendant une élection les voix de gauche ont rappelé ces mêmes engagements en amusant la classe politique avec le même épouvantail. La Rochelle a montré que le message n'est toujours pas passé. Il paraitrait que Delanoê Aubry Royale, c'est du turf, pas de la politque. |
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Abus
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SOPHY
a dit:
... Petit message pour Laury : quand Dominique, parle du ralliement des gens de Gauches à Jean-Marie LE PEN, après la déception de la non application du Programme commun ,il n'a pas tout à fait tort!!! Dans ma région le Nord-Pas-De Calais, nous avons constaté, qu'une grande partie des communistes, qui ont cru en Mittérand, ont rejoint le FN!! Ce qui, pour une région, dite "rouge", a surpris quelques élus!!! Je crois que Dominique, va nous donner à réfléchir pendant quelques week-end, avec ce superbe feuilleton à rebondissement, qui va nous permettre d'installler un VERITABLE DEBAT!! et celà, quellles que soient les idées Politiques des uns et des autres!! GBGB LAURY : Sophy |
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Abus
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Andréa
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Bonjour Dominique C'est réellement un très bon article que vous avez rédigé là. En effet l'euro creuse l'inégalité et le peuple français comme vous le dites si bien, est vraiment très déçu et je ne pense pas que cela s'arrange. Il est vrai que dans mes connaissances, le peuple déçu par la gauche, déçu par la droite, pour ces personnes plus aucuns partis ne pouvant les aider à résoudre leurs difficultés financières se sont alors tourné vers le front national. Espèrant montrer là leur révolte. GBGB Dominique. Andréa. |
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Abus
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laury
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Divorse suite ! Dominique et Sophy je ne met pas en doute le moins du monde la véracité des propos sur les membre du PCF de l'époque mais il est vrai que déjà du temps de GL de Gaule les communistes s'était rallier a sa cause . il est vrai que en Alsace les communiste ne représente pas grand chose ,mais les quelques un que je connais sont des fanatiques de l'international. Dominique vite la suite ........Amicalement Laury. |
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Abus
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Thomas46954
a dit:
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... "Ce fut l'objet d'une campagne de presse orchestrée par le F.N, (consistant à « victimiser » Jean-Marie Le Pen)" ---Il a une nouvelle fois utilisé cette "astuce" en 2007 je crois. "C'est dire le nombre de députés dont pourrait disposer le Parti de Jean-Marie-Le Pen, si, d'aventure, le scrutin à la proportionnelle était décidé pour les prochaines Elections législatives !!!!" --- Et ce serait normal, sans vouloir choquer. Le Front National mérite un nombre de députés à la hauteur de ses résultats aux élections. D'ailleurs ils représentaient peut-être une meilleure opposition. Cet article est très instéressant, et instructif. Cependant je reste sceptique sur un point. Certes, Olivier Besancenot monte en puissance, et on pourrait le qualifier comme vous le faites de "Jean-Marie Le Pen de la gauche"...mais vous oubliez quelqu'un, François Bayrou! Ce dernier a su tirer son épingle du jeu aux dernières présidentielles, se révélant très intelligent, malin par ailleurs....Il n'est pas perdu comme beaucoup l'estiment ou le souhaitent, et son parti peut réaliser un beau coup aux prochaines élections si la situation perdure, à mon avis. Thomas. |
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Abus
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xéno
a dit:
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... @Dominique Dutilloy, Bonjour, c'est justement là que les "appareils de partis" ont un gros problème de perception de l'électorat. Le "programme commun" avait répondu à une aspiration vers l'homogénéisation de l'opposition (attendu depuis le congrès de Tout de la SFIO en 1920 et avorté en 1936). L'élection de Miterrand s'est faite sur les espoirs que cette aspiration avait suscités. Sous la pression d'une nouvelle rhétorique (Reagan Tatcher), ces espoirs se sont éteint avec le premier gouvernement Mauroy, et la pression économique que les "partenaires occidentaux" ont fait peser sur les velléités d'indépendance des Français. Dès lors la gauche a adopté cette rhétorique qui pour l'essentiel consiste à coupler 2 mesures sans rapport entre elles et de prendre l'une pour frapper sur l'autre. Ainsi (pour exemple) à la demande du Medef, les 35 heures ont été couplés à "l'annualisation" du temps de travail (c'est à dire à la fin du prolétariat pour un retour au labeur), la droite immédiatement utilisé l'expression "problème des 35 heures" pour désigner les abus patronaux concernant l'aménagement du temps de travail dû à "l'annualisation" (ce qui équivaut pour les salariés à une perte de contrôle de leur temps non-salarié). Aujourd'hui, face à la rhétorique d'une majorité férocement individualiste, aucune voix collectiviste ne se fait plus entendre. Bien au contraire, le peuple assiste effaré à une bataille d'égos à La Rochelle tandis que le gouvernement martèle en toute impunité "fin de l'assistanat" pour détruire le principe de "solidarité nationale" au profit d'un assistanat (bien réel celui là) de patrons trop indélicats pour salarier à leur juste prix leurs employés, et coincés par l'augmentation du prix des transports pour tenter une délocalisation vers des paradis vierges de tout "assistanat". Car nous y trompons pas, le RSA est une mesure purement opportuniste. L'électorat, n'a pas besoin de grands discours face à ces forfaitures, il les vit au jour le jour et ira toujours vers celui qui rompra avec cette rhétorique assassine. L'appréciation des peuples ne se fait pas dans la justesse des arguties, mais dans la réalité de leur quotidien. Amicalement. |
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Abus
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oulaid
a dit:
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... Dominique: je crois que le chapitre 1 de ce sujet a commencé. Il démontre en fait tous les rouages de la politique française où tous les ingrédients sont réunis. Votre métier de journaliste chevronné et votre appartenance à certains partis politiques ont fait de vous un spécialiste dans l'art du journalisme. Ben sûr, cela vous a aidé à traiter un sujet d'une telle ampleur sans la moindre gêne. Bravo pour votre franchise et à la manière avec lesquelles vous avez traité ce sujet. |
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Abus
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oulaid
a dit:
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... DOMINIQUE: Oui, j'ai compris. Ici chez nous, c'est le contraire. J'ai vu beaucoup de journaux appartenir à des partis politiques. Il y a des journalistes dans les partis de l'opposition. Il y en a d'autres qui ne le sont pas etc...Dans tous les cas votre sujet attire beaucoup d'admiration. |
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Abus
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laury
a dit:
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Et encore Dominique fait très fort !si si ,petite question pour une aventure plus récente Sarkozy n'a t'il pas copier Mittérand et a intégré quelques membres du partie socialiste pour l'affaiblir de même une partie de la politique de Jean-Marie pour affaiblir ses parties ? comme l'avait fait Mittérand avec les camarades du PCF qu'ils a pris dans le gouvernement,mais cela peu t'il durer encore longtemps ???? Amicalement Laury |
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Abus
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eleina
a dit:
anidom nidolga
a dit:
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... Dominique Dutilloy, Je viens de lire la suite, et je te félicite pour cette évocation historique de cette partie de notre histoire depuis François Mitterrand. Tu as bien maîtrisé cette période mais tu as écrit, ce que tu crois vrai comme beaucoup, que Mitterrand aurait favorisé le front national par le vote à la proportionnelle pour affaiblir la droite ? Mitterrand à toujours été pour la proportionnelle pour un politique formé à la quatrième république c’est normal. C’est donc un procès d’intention que tu lui a fait ! Comme il est anormal que ce parti ne soit pas représenté au parlement même actuellement. La marginalisation du PCF conduisant à la perte de son électorat est aussi la conséquence de sa présence au gouvernement. Comme tous les partis qui critiquent sans responsabilité, se trouvent un jour confrontés aux réalités s’ils viennent en charge gouvernementale à décevoir leur électorat. C’est ce qui se passera pour le parti anti capitaliste de Besancenot s'il venait en charge. Mitterrand dans cette affaire n’a que favorisé la chute du communisme en lui offrant des responsabilités, c’était un pari qui a marché, mais voulait-il le faire ? En lisant les commentaires, j’ai compris qu’il y avait des suites. « Divorce sans consentement mutuel » c’est vrai le peuple de gauche a divorcé de certains de ses représentants. C’est la même chose que pour le parti communiste, Jospin confronté aux réalités gouvernementales à fait une politique de centre gauche voire de droite comme l’avait fait d’autres avant lui, j’évoque Guy Mollet. La SFIO socialiste ne pouvait faire autrement, c’est ce qui à fait sa déroute électorale. Les partis de gauche sont toujours en porte à faux par rapport à leur électorat. Le divorce de Lionel Jospin avec son parti en ait une conséquence, il a payé cher ce paradoxe du porte à faux en arrivant derrière le front national en 2002. Le meilleur exemple qui montre ce divorce est celui de Jospin aux usines Michelin quand il a dit il ne faut pas tout attendre de l’Etat et du gouvernement. Il avait raison, mais il n’a pas su le dire. Et tu as su le rappeler. C’est encore une fois le problème de la gauche ou ses sympathisants sont, ce que j’appelle des illuminés, croyants que tout est possible dès lors qu’un gouvernement de gauche est en charge. Tant que cette partie de la population se bercera d’illusions la gauche sera divorcée de ses dirigeants. C’est pour cela que seule la sociale démocratie est la voie politique associant le désir des uns et des autres dans le domaine du possible eu égard aux contingences internationales. Pour le reste, et nous en avons souvent débattu est secondaire eu égard au divorce des hommes politique de gauche avec une partie du peuple de gauche, mais seulement une partie. Cette équation n’est pas près d’être résolue. Par contre le divorce que tu pressens au parti socialiste par son éclatement serait finalement un consentement obligé par la rivalité des courants et les personnes qui s’affrontent. Finalement, la gauche est toujours gênée dans ses mouvements. Si elle condamne certains faits provoqués par les extrémistes de gauche, elle est critiquée par ses mêmes extrémistes et si elle ne les condamne pas elle est critiquée par la droite. Elle est toujours en porte à faux depuis des décennies. |
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laury
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anidom nidolga
a dit:
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... Dominique Dutilloy bonjour, Ton article a aiguisé ma réflexion, d’autant qu’elle existe depuis Guy Mollet incarnant le socialisme de l’époque d’avant 58 et la guerre d’Algérie. Il y a longtemps que ce que tu dénommes divorce n’est pas un divorce, c'est-à-dire l’inéquation entre certains politiques de gauche et une certaine gauche, pour que ce soit un divorce, il aurait fallu que ces acteurs soient mariés, ce qui n’a jamais été le cas. Pour moi, c’est plutôt le rejet des réalités politiques par ce peuple de gauche qui reste rivé au dogme anti-capitaliste, anti-libéral alors qu’il vit dans un ensemble libéral soumis à la mondialisation, et qu’en plus, les expériences passées dans les pays de l’est et encore maintenant en Chine, Corée du Nord au Vietnam, ou le communisme le plus sectaire marque son empreinte. Ce rejet des réalités politiques, c’est je crois ce qu’aurait du être le titre de ton article étant plus général, mais ne prend pas cela à mal, c’est une réflexion sur toute la politique Française. C’est comme la droite qui n’a pas cette inéquation, elle est dans son sujet avec des coudées franches, mais qui a le dogme du moins d’impôts, no tax. C’est pour elle une obsession, à croire qu’elle vit dans un pays différent de celui dans lequel nous vivions. Nous sommes le seul pays à posséder les avantages sociaux que nous avons, ils sont pour nous une condition de notre vie, et un exemple pour les autres, ne viennent-ils pas se faire soigner en France, ne viennent-ils pas vivre en France pour ceux qui peuvent, et sans vouloir le reconnaître, cette droite veut les réduire au risque de compromettre la vie, et l’éducation de beaucoup d’entre nous. Notre administration est exemplaire, par rapport aux pays qui nous sont proches, et Sarkozy veut la démanteler pour qu’elle coute moins cher, c’est une grave erreur. Quand j’entends que l’on donne en exemple certains pays qui n’ont pas de charges sociales pour justifier les réductions d’impôts, je suis révolté. Ce comportement est aussi une inéquation, le rejet des réalités politiques, vois tu ce titre s’applique aussi à la droite. Je ne fais pas un dogme du plus ou moins d’impôts, et je considère qu’il faut tout faire pour qu’il n’y en ait pas, Il faut analyser, rentabiliser ce qui existe, réduire les dépenses inutiles avant de décider de créer des impôts. Ce n’est pas ce que Sarkozy à fait, il a appliqué ce dogme aussi imbécile que celui des gauchistes sur l’anti-capitalisme, sur un coup de tête, et il a séduit ceux qui ne réfléchissent pas assez, ou qui se moquent ayant de quoi vivre, que les autres soient moins protégés. Il se trouve de ce fait à imposer plus qu’il ne devrait pour compenser la perte qu’il a créée. C’est comme le dogme du tout nationaliser et du tout privatiser. Cela n’a jamais rien résolu par ce qu’il est appliqué sur un dogme qui ne correspond pas aux réalités du moment. Il faut agir en fonction des nécessités et non pas sur des idées. Je reviendrais sur ce sujet au gré de ma réflexion. |
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anidom nidolga
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... Dominique, Ne crois pas que je désapprouve le titre de ton article, il est comme tu le dis accrocheur, mais aussi, il représente une forme de vérité. Moi j’aurais mis rejet des réalités politiques, mais je n’aurais probablement pas eu le succès que tu as. D’ailleurs, je n’ai pas le droit d’évoquer le terme succès mais plutôt celui d’insuccès eu égard au nombre de votes et commentaires sur mes articles. Mais c’est une autre histoire. Ce que tu évoques le soir de la défaite de Jospin arrivant derrière Le Pen, ce n’est pas un désamour, mais un désespoir, un cri de tristesse devant cette faillite des idéaux de se peuple de gauche qui malgré les fautes de Jospin croyait à sa victoire. Le parti socialiste a été cruellement sanctionné, il ne méritait pas cet affront, le peuple de gauche est bien inconscient dans sa cruauté par ce qu’il paye encore la défaite des socialistes par la victoire de la droite qui ne lui fait pas de cadeaux. En fait comme je l’ai souvent dit, le peuple de gauche ne sait pas ce qu’il veut, il veut d’un coté la lune et il est prêt accepter des coups de la droite, c’est à rien n’y comprendre. Je dirais que la gauche n’est pas majeure et qu’elle ne l’a jamais été, d’ailleurs les syndicats sont divisés, ce qui montre bien que c’est un peuple qui ne peut être majeur, il est incapable de mettre de coté ses dogmes qui ne font que sa division. Par contre, je ne vois pas ce qui te permet d’écrire que les gouvernements de Raffarin et de Villepin ont menés une politique de gauche, ainsi que celui de Fillon, j’attends tes explications |
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Cat LEF
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... Dominique Dutilloy il m'est impossible de lire cette 2ème partie de votre texte qui est tronqué, en ce qui concerne la vision que j'en ai sur mon écran, en bout de chaque ligne, ainsi que les commentaires, où je suis obligée de faire un retour chariot pour les écrire... je suis en train de lire tous les autres articles, et rien de tout cela ne se produit pour le moment (car cela s'est déjà produit précédemment pour quelques autres articles, dont un de mes articles) cela se produit, là, juste pour votre article... |
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Abus
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SOPHY
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SOPHY
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SOPHY
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anidom nidolga
a dit:
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... Dominique bonsoir, Je vois que tu as le succès que tu mérites, je n’ai pas donné suite à mes commentaires, nous avons bien débattu du sujet de ton article. Je croyais que tu avais publié la seconde partie c’est pour cela que j’ai repris ton adresse mise en mémoire. Je n’ajouterais rien de plus sur ce sujet, mais pour ton information, pendant que tu répondais à ces nombreux commentaires, j’ai publié un article qui devrait te plaire « Eau, cyclones, tsumanis. » Le n° est 75 mais c’est 9, j’ai demandé à Fabien comment faire pour corriger. A bientôt. Anido |
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SOPHY
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J.Mau
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Peut on euthanasier les éléphants ? Bonsoir Dominique ; c'est vrai je n'avais pas lu votre premier article.J'ai du mal à en faire un commentaire car je ne suis pas passionné par la politique.3 points poutant. Quand vous faites allusion aux patrons véreux qui délocalisent ou s'enrichissent , il serait intéressant de quantifier ce nombre de mauvais patrons par rapport au nombre total de patrons Français. Voyons si les statistiques patronales sont plus mauvaises que celles des politiques qui en font autant. En ce qui concerne J.M.LEPEN , l'histoire a montré que le peuple Français ne revotait pas pour lui lors des élections ultérieures. Je me souviens que lors de cette élection présidencielle, aucun des candidats ne voulait reprendre le théme de l'insécurité e.c.t, ne voulant pas aller chez LEPEN.Pire ils essayaient de nous convaincre qu'il n'y avait pas de probléme. Je pense que ce vote indique aux politiques que quelque part il y a lieu de prendre en compte les inquiétudes des Français et non pas de les balayer pour un programe politique tendance intello.En trois , quand les éléphants du PS comprendront que s'ils veulent faire gagner leur parti , il faut laisser la place à des "jeunes" tel A.MONTEBOURG qui ne traine aucune casserole. Il faudrait rapeler à ces anciens qu'ils avaient son age quand eux méme voulaient un avenir politique national.Une nouvelle téte , jeune , sympa , idem de scandale est la seule garantie de voir le PS gagner.Faudra euthanasier les éléphants.Possible ? A bientot .J.Mau |
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NOUS VOICI,dans le premier épisode PASSIONNANT, de cette saga, Politique, qui nous emportera vers d'autres horizons pas toujours très glorieux pour la France!
