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Hillary Clinton pète les plombs en Afrique |
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| 11-08-2009 23:24 - 4635 visites - Flux International - Ecrit par Northlandnews - Lire son flux RSS | |
«Vous voulez que
je vous dise ce que pense mon mari ? Mon mari n'est pas le secrétaire d'Etat,
c'est moi ! Si vous me demandez mon opinion, je vous donnerai mon
opinion.» Une réponse sèche, cinglante, frôlant la goujaterie ; voilà ce qu’a reçu un étudiant congolais
de l’Université de Kinshasa, a une simple question qu’il posait à
Hillary Clinton, ce Lundi.
De passage dans une institution de haut-savoir, dans le cadre
de sa tournée africaine, la secrétaire d’État américain a semblé interloquée
après qu’un étudiant lui ait demandé ce que «Monsieur [Bill] Clinton pense […] de l'interférence de la Banque mondiale à propos
de contrats passés avec la Chine.» Question pour le moins anodine. Mais,
visiblement agacée par les dernières actualités, qui ne tarissent pas d’éloges
à l’égard du succès de Bill en Corée du Nord ; allant jusqu’à éclipser le pèlerinage
africain de sa dame, Hillary a préféré envoyer paître l’étudiant et passer à la
question suivante. Plutôt singulière comme attitude, pour quelqu’un dont le tact
et l’atticisme du discours, en sa qualité de chef de la diplomatie, devraient
être les attributs. Mais à la décharge de Mme Clinton, une mauvaise traduction
de la question serait à l’origine de l’imbroglio. Car en effet, l’étudiant
n’aurait pas demandé à connaître l’avis de monsieur Clinton, mais bien celui de
Barack Obama, l’autre kid kodak du moment.
Parions que la
réponse de son interlocutrice aurait été sensiblement la même. Puisque d’une
façon ou d’une autre, le public s’en fout de ce que Hillary pense de «l'interférence
de la Banque mondiale à propos de contrats passés avec la Chine. » !
L’engouement de
l’Afrique pour l’actuel chef d’État américain est sans équivoque. Nul besoin de
discourir longuement sur le sujet. Un président américain, dont le père issu
des entrailles encore chaudes du continent mal-aimé, engendra un fils, né pour
régner. Entré triomphalement sur le dos de sa mule démocrate dans Washington,
la Jérusalem américaine. Pas étonnant que les petits africains, assoiffés
d’espoir et de désillusion messianique se demandent «Hillary qui ?», en
voyant arriver au milieu d’eux cette femme, probablement connue que pour n’être
l’épouse cocue de l’autre président…
A ce propos,
parlons-en de Bill. Qu’a-t-il fait pour l’Afrique ? A part de légaliser le
pillage des ressources naturelles du Zaïre, avec la signature de l’Africa New Opportunities Act, en
1995. Ou encore
d’avoir fermé les yeux sur les exactions de l’ American Mineral
Fields Inc, une multinationale créée dans le bastion des Clinton en Arkansas, en
1995. Et dont les tentatives de déstabilisation du gouvernement zaïrois, n’ont
servi qu’à instrumentaliser le désir impérialiste des Etats-Unis dans la
région. Georges Moose, sous-secrétaire d’Etat de Bill Clinton, n’aurait pas pu
mieux exprimer ce désir ; tandis qu’il s’adressait au sénat américain en
1993 : « Nous devons assurer notre accès aux immenses ressources
naturelles de l’Afrique, un continent qui renferme 78% de réserves mondiales de
chrome, 89% de platine et 59% de cobalt.»
Alors peut-être
que dans le fond Hillary a bien raison de faire de l’urticaire, quand elle
entend prononcer le nom de son époux, sur un continent où trop de sang a coulé
par sa faute…
Toutefois,
restons pragmatique. Car la politique n’est-elle pas qu’un concours de
popularité ? Un jeu où l’on cherche toujours à avoir les projecteurs
braqués sur soi, jusqu’à en faire un… malaise vagal ? Hillary ne se
soustrait certainement pas à cette règle. D’ailleurs, la journaliste américaine
Tina Brown, gagnante de 10 National Magazine Awards, déplorait
récemment l’absence flagrante de la secrétaire d’État, en soulignant qu’il «est temps que Barack Obama permette
à Hillary Clinton d'enlever sa burqa.»
Ah ! Nous y sommes, le nœud du problème ! La raison
de la montée de lait inopinée de Mme Clinton, sur un petit étudiant qui voulait
simplement faire le malin en posant une belle question géopolitique,
probablement pour épater ses profs. Ainsi donc, Barack Hussein Obama ne
voudrait pas laisser sortir de la maison Blanche cette pauvre Hillary, sans
qu’elle ne soit couverte de sa burka politique ? Elle en est à présent réduite à jouer les
seconds violons ; la barbie de service qui va serrer des mains aux
réunions mondaines, ou répondre aux questions iconoclastes des petits
étudiants. Mais pour ce qui est des gros dossiers, ah non ! Pas
question ! Et pour cause ; on mandate Bill Clinton pour la libération
de journalistes en Corée du Nord ; on mandate George Mitchell pour les
discussions au Proche-Orient ; on mandate Richard Holbrooke au dossier de
l’Afghanistan et du Pakistan ; on mandate Dennis Ross, appelé d’urgence à
la Maison Blanche à titre de conseiller du président, au dossier iranien. Et
enfin, Barack Obama quant à lui, se charge de régler l’épineux dossier géorgien
avec la diplomatie russe, le jour même de sa fête. Finalement, la secrétaire
d’État n’aura qu’à ramasser les dossiers qui restent. Non moins importants pour
les relations internationales américaines, certes, mais en tous les cas,
beaucoup moins médiatisés. Comme sa visite de trois jours en Inde ou son
périple en Afrique qui, hormis la petite anicroche à l’université de Kinshasa, aurait
été un franc succès.
Hillary Clinton finira-t-elle comme Colin Powell, dans un
coin de la Maison Blanche ; quelque part entre une imprimante et une
plante verte ? On l’écoutera poliment quand elle prendra la parole, mais
dans les faits, se seront ses lieutenants qui seront à la barre de la
diplomatie américaine. Si Powell quitta avec fracas le cabinet Bush en 2005;
insulté de n’être devenu qu’une postiche, au profit de Condee Rice, la Warrior princess, en sera-t-il de même pour
Mme Clinton ? Pour l’instant aucun divorce ne semble augurer à l’horizon.
Bien qu’en coulisse, une petite algarade de pouvoir se dessine bel et bien,
entre Holbrooke et Ross reconnus pour leur liberté de décision et Mme
Clinton. Hillary a toutefois l’avantage d’être «une secrétaire d'État très
coriace, très disciplinée et très expérimentée », aux dires de Richard Murphy,
expert au Middle East Institute. Cependant, il ne s’agit pas tant d’être
«coriace» que d’apprendre parfois à ravaler sa fierté et laver son linge sale
en famille, surtout quand le monde entier nous regarde…
Visionnez l’extrait de la colère d’Hillary:
Commentaires (17)
Veritas a dit:Northlandnews a dit:
Northlandnews a dit:
Gosseyn a dit:Dominique Dutilloy a dit:
Dominique Dutilloy a dit:
Northlandnews a dit:
Northlandnews a dit:Northlandnews a dit:
charisbas a dit:
Veritas a dit:Northlandnews a dit:
nesty kabex a dit:mamadou danzo a dit:mamadou haidar a dit:Ecrivez un commentaire
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10 juin
!), ça doit lui faire une belle histoire à raconter à ses camarades.
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