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Grands Classiques : Vol Au-Dessus d'un Nid de Coucou |
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| 07-07-2008 18:35 - 3232 visites - Flux Loisirs, Sorties, Concerts - Ecrit par Michel - Lire son flux RSS | |
Une nouvelle petite plongée dans l'histoire du cinématographe. Aujourd'hui VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU.
De Milos Forman, en passant pas Jack Nicholson, un chef d'oeuvre inoubliable du cinéma américain (..). Monsieur Milos Forman nous délivre un film bouleversant. L’histoire d’un combat voué à l’échec, entre des individus et un système (terrifiant à bien des égards), qui cherche a les normaliser, et donc insidieusement a broyer leurs identités, surtout si elle s’avère différente. Un portrait au vitriol d’une Amérique normalisatrice, policée et puritaine. On peut y voir également l’empreinte de son réalisateur, qui avec talent nous fait parvenir un message tout autre, dénonçant habilement les systèmes totalitaires. Il ne faut pas oublier, que six années auparavant, Milos Forman avait fui sa Tchécoslovaquie natale. Un film tiré d’un roman de Ken Kesey, dont Kirk Douglas racheta les droits, tant l’histoire l’interpella. Adaptée au théâtre, la pièce n’eut pas le succès escomptée, et au bout de quelques mois fut abandonnée. Des années après, Michaël Douglas, agé alors seulement de 31 ans, se décida a produire l’œuvre au cinéma. Bien des noms ont circulé autour de la distribution. Le role de Randle Mc Murphy fut proposé à Marlon Brando, Gene Hackman, James Caan, (etc..) et finalement ce fut Jack Nicholson qui hérita de la pépite. Le rôle de l’infirmière chef, avant de tomber dans la nacelle de Louise Fletcher, fut proposé à Jane Fonda, Jeanne Moreau, (etc..). Le tournage du film eut lieu à l’hôpital psychiatrique de Salem (Oregon), de nombreux figurants étaient pensionnaires de l’établissement, ce qui ajoute à la crédibilité du film. Le facétieux Mc Murphy, insubordonné notoire, hostile aux travaux pénitenciers tente de se faire passer pour fou (chacun son avis..). Bien évidemment il ne faut pas le glorifier pour autant, Mc Murphy reste ce qu’il est avant tout, un condamné pour viol et autres frasques. Face au sadisme de l’inquiétante infirmière chef, Mildred Ratched, intraitable, instaurant une discipline de fer et des méthodes répressives. L’hôpital est plongé dans une forme de léthargie commune, et Mc Murphy va bouleverser toutes les convenances établies. Le sadisme opposé à l’humanisme d’un prétendu fou, qui se retrouve plongé au milieu d’êtres, en vendant de la joie de vivre à ces malades. Passant d’un ton ironique, à une véritable amitié, et en finissant par perdre son insouciance. Il accepte de rester pour eux (..). De la partie de Basket, à l’escapade en bateau, Mc Murphy n’oublie qu’un seul paramètre, c’est que l’ennemie, Miss Ratched, finalement tient son destin entre les mains. Le Grand Chef, inoubliable simulateur sourd et muet, la scène u chewing-gum, et ce merci qui claque encore son cri (!!). Jusqu’au dénouement tragique, du suicide de Billy Bibbit à la lobotomie de Murphy(..), pour se terminer avec l’évasion du Grand Chef, venant de libérer son ami Murphy de son état végétatif et par la même occasion, retrouver sa dignité.Un film a voir, revoir, sans modération. De la comédie, en passant par le drame, la composition des acteurs, la bande originale, le talent de Milos Forman, un des plus grands films du cinéma (..).
Commentaires (3)
Jiminix a dit:
michel a dit:
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Monsieur Milos Forman nous délivre un film bouleversant. L’histoire d’un combat voué à l’échec, entre des individus et un système (terrifiant à bien des égards), qui cherche a les normaliser, et donc insidieusement a broyer leurs identités, surtout si elle s’avère différente. Un portrait au vitriol d’une Amérique normalisatrice, policée et puritaine. On peut y voir également l’empreinte de son réalisateur, qui avec talent nous fait parvenir un message tout autre, dénonçant habilement les systèmes totalitaires. Il ne faut pas oublier, que six années auparavant, Milos Forman avait fui sa Tchécoslovaquie natale.
Un film tiré d’un roman de Ken Kesey, dont Kirk Douglas racheta les droits, tant l’histoire l’interpella. Adaptée au théâtre, la pièce n’eut pas le succès escomptée, et au bout de quelques mois fut abandonnée. Des années après, Michaël Douglas, agé alors seulement de 31 ans, se décida a produire l’œuvre au cinéma. Bien des noms ont circulé autour de la distribution. Le role de Randle Mc Murphy fut proposé à Marlon Brando, Gene Hackman, James Caan, (etc..) et finalement ce fut Jack Nicholson qui hérita de la pépite.
Le rôle de l’infirmière chef, avant de tomber dans la nacelle de Louise Fletcher, fut proposé à Jane Fonda, Jeanne Moreau, (etc..). Le tournage du film eut lieu à l’hôpital psychiatrique de Salem (Oregon), de nombreux figurants étaient pensionnaires de l’établissement, ce qui ajoute à la crédibilité du film.
Le facétieux Mc Murphy, insubordonné notoire, hostile aux travaux pénitenciers tente de se faire passer pour fou (chacun son avis..). Bien évidemment il ne faut pas le glorifier pour autant, Mc Murphy reste ce qu’il est avant tout, un condamné pour viol et autres frasques. Face au sadisme de l’inquiétante infirmière chef, Mildred Ratched, intraitable, instaurant une discipline de fer et des méthodes répressives. L’hôpital est plongé dans une forme de léthargie commune, et Mc Murphy va bouleverser toutes les convenances établies. Le sadisme opposé à l’humanisme d’un prétendu fou, qui se retrouve plongé au milieu d’êtres, en vendant de la joie de vivre à ces malades. Passant d’un ton ironique, à une véritable amitié, et en finissant par perdre son insouciance. Il accepte de rester pour eux (..). De la partie de Basket, à l’escapade en bateau, Mc Murphy n’oublie qu’un seul paramètre, c’est que l’ennemie, Miss Ratched, finalement tient son destin entre les mains. Le Grand Chef, inoubliable simulateur sourd et muet, la scène u chewing-gum, et ce merci qui claque encore son cri (!!). Jusqu’au dénouement tragique, du suicide de Billy Bibbit à la lobotomie de Murphy(..), pour se terminer avec l’évasion du Grand Chef, venant de libérer son ami Murphy de son état végétatif et par la même occasion, retrouver sa dignité.Un film a voir, revoir, sans modération. De la comédie, en passant par le drame, la composition des acteurs, la bande originale, le talent de Milos Forman, un des plus grands films du cinéma (..).
