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Grands Classiques : Edward aux Mains d'Argent |
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| 13-07-2008 12:45 - 1689 visites - Flux Culture, Livres, Poésie - Ecrit par Michel - Lire son flux RSS | |
Cet aspect fantastique, qui sert évidemment la dimension poétique du récit, se révèle in fine être un prétexte à la dénonciation des travers d’un univers fonctionnant en vase clos, cette même banlieue dans laquelle Tim Burton a grandi et, envers laquelle il porte un regard sévère. Sévère au point de mettre en exergue la méchanceté ordinaire qui y règne et de tirer de ce constat la morale pessimiste de ce long métrage : il est impossible pour un être différent, même extraordinaire, de se fondre dans la médiocrité d’un monde qui finira par le rejeter. La note d’espoir ne réside finalement que dans la fidélité de la famille de Pegg et dans le personnage interprété par Winona Ryder, qui passera de la défiance à l’amour en s’attachant à la vraie nature d’Edward. Et dans ce final neigeux éblouissant, le spectateur finit par se rendre compte, que ce le château qui est devenu chatoyant et la banlieue qui est devenue macabre. Bien plus qu’un film culte « Edward aux Mains d’Argent » est une ode à la tolérance, certainement un brin naïve, mais qui insiste sur l’importance de la famille, de la gentillesse, du pardon, et affirme la nécessité de l’existence des poètes. Désuet mais essentiel, comme à quelques exceptions près, l’ensemble de l’œuvre de Tim Burton. Certainement la création la plus émouvante et le plus personnelle de Tim Burton. L’atout charme de ce film, est Winona Ryder, littéralement féerique. Johnny Depp est merveilleux de sincérité, de son regard mélancolique, nous transperçant de toutes les émotions. Le tout bercé dans les sublimes partitions de Danny Elfman, créant une atmosphère, qui nous éveille l’épiderme de la première seconde à la dernière seconde (..).
Commentaires (5)
Les lapins a dit:Cat LEF a dit:michel a dit:anidom nidolga a dit:
michel a dit:Ecrivez un commentaire
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L’univers fantasmagorique de Tim Burton nous délivre un fabuleux plaidoyer, que l’on pourrait classifier « d’anti-conte de Noël » par le certain pessimisme que véhicule ce chef d’œuvre absolu. Dans la droite lignée des grands classiques du cinéma fantastique, le cinéaste faisant un clin d’œil au passé, en imposant Vincent Price dans le rôle du créateur. L’acteur fétiche de la défunte société de production HAMMER y incarne son dernier rôle. Père d’un « androïde » abandonné à son décès, Edward devenant une créature inachevée, dans la droite lignée des premiers « FRANKENSTEIN », ou la poésie surpassait l’aspect horrifique de ce type de production.
