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Gemonsen, le pays où le mensonge n'existe pas / Episode 5 |
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| 30-07-2009 13:51 - 1006 visites - Flux Loisirs, Sorties, Concerts - Ecrit par Boby_51500 - Lire son flux RSS | |
Gemonsen, un pays où le mensonge n'existait pas. Dans ce pays idyllique, tout le monde était reconnu à sa juste valeur car personne ne trichait sur ses véritables capacités. Les situations devenaient jamais houleuses à Gemonsen car la vérité éclatait avant même que les rouages de la machine humaine ne s'envenimaient. En même temps, la modération et la retenue n'étant pas de ce monde, il fallait une police inhumaine pour garantir la sécurité de tout à chacun. Autre problème, les habitants des pays qui entouraient Gemonsen, avaient en eux le vice du mensonge. Et Gemonsen devait se protéger de ces esprits différents et en même temps les pays voisin de ses propres habitants. Pour se couper du monde et de ses perversités, Gemonsen vivait sous une sorte de cloche géante et transparente.
Cet étrange phénomène n'était pas le fruit d'un écart Divin, mais d'un homme ou plutôt d'une génération d'hommes : les Gan Tso. Dix générations plus tôt, Maître Gan Tso avait réussi, à polluer les nappes phréatiques du pays de manière à endormir la cellule du cerveau à l'origine du mensonge. Il devint ainsi facile pour lui de les manipuler et de créer un empire, l'homme franc étant une proie facile et sans défense pour l'homme menteur. Mais quelqu'un était en train de gripper cette superbe machination, cette indéfectible supercherie qui avait traversé les siècles. Les robots soldats venaient de l'identifier : Chris99. Il avait réussi à braver les systèmes de sécurité de la cité où le mensonge n'existe pas, à la stupeur du dictateur Jin Gan Tso. Jin avait un fils prénommé Min qui prendrait, à la mort de son père, les reines du pays. L'androïde préféré de Min Gan Tso, libérée pendant quelques instants de la présence de son maître, était en train de se connecter à son ordinateur. Elle attendait ce moment depuis si longtemps... Pendant ce temps, alors que Min tentait de « prendre l'air », il croisa son père et comme à chaque fois, la discussion tourna mal. Son père en vint aux mains. Min chuta sous le coup d'un direct du droit d'une puissance phénoménale... malgré l'âge avancé de Jin.
Le calme après la tempête. Jin releva son fils en se mettant en tension sur ses jambes, le dos étiré.
•- Tiens, en parlant de robots, t'as bien-sûr pensé à démagnétiser ROB11020, au moins? •- ROB11020? En quoi est-elle un danger, questionna-t-il à son tour d'un revers de manche sur son nez encore suintant ? Elle est folle de moi. •- Arrête, veux-tu ! C'est un robot. •- Un robot, mais père, j'ai l'impression que vous ne les avez pas pratiqués depuis longtemps... •- Je t'en prie. A quoi croîs-tu que je passe mes nuits blanches... mais qu'est-ce que tu veux dire par là, qu'est-ce que tu connais de plus que moi sur la vie...euh... intime des robots? •- Je ne fais peut-être pas grand-chose de mes journées, mais de temps en temps, je programme... •- ...au lieu d'apprendre à gérer Gemonsen. •- Peut-être, mais moi, je serai capable de piloter tout votre bazar. Vous, vous dépendez uniquement d'Arsen. •- Arsen est fidèle. •- Une machine. Fidèle •- ...
Le match était en train de changer de camps. Jin ne gagnait pas à tous les coups
•- Et tu voulais dire quoi avec tes déesses. •- Je veux dire que je les ai programmées, mes androïdes, pour qu'elles aient des sentiments pendant l'acte. Histoire qu'on n'ait pas l'impression de s'ébattre contre une poupée gonflable. Donc, elles sont toutes folles de moi et, à ce titre, je ne risque rien. •- Il faudrait que tu retournes lire un peu tes classiques. Tu oublies que passion et raison sont parfaitement antinomiques. Et puis, qui te dis que tu n'es pas tombé sur une simulatrice qui t'a fait croire que tu l'avais programmée alors qu'elle maîtrise parfaitement la situation. •- De toutes façons, ‘y a pas plus fidèle. •- Fidèle, T'as déjà vu un robot « fidèle » ? •- ROB11020 l'est. •- C'est ce qui m'inquiète. Tu en as eu d'autres des robots... fidèles ? •- Euh....non, c'est la première... mais, c'est la première qui m'aime autant. •- Arrête de fabuler, je t'en prie, et retourne tout de suite au niveau C.
Min pensa, soudainement, que ça faisait quand même bien longtemps qu'il était sorti de son... « Antre » (comme dirait son père) et qu'il fallait quand même qu'il se préoccupe de sa « compagne ». Il ne l'avait jamais vraiment laissé toute seule pendant plus d'un quart d'heures. L'expérience paternelle, pour ne pas dire la sagesse, apportait, même s'il ne l'avouait jamais, un éclairage sur sa route tortueuse et torturée, tel un guide spirituel. Il tourna les talons en faisant semblant de pas entendre la voix presque chaleureuse de son père murmurant « il se décide enfin... ». C'est donc Jin qui gagna le match, comme presque à tous les coups...
Décryptage du code.... RT 173849ZW 32.
Elle l'avait. Il ne restait plus qu'à l'envoyer à Christophe.
J'ai le code : RT 173849ZW 32. Il va falloir que je te laisse. Min Gan Tso est parti depuis plus d'une heure. Comme il s'est démagnétisé (je n'avais pas imaginé cette option), je ne peux pas prévoir le moment où il va revenir. Ca va peut-être te surprendre, mais je dois t'avouer que qsghdkf sdfsdf.
« Le message s'arrête là » pensa Christophe. Il chercha en vain à interpréter ces dernières lettes, qui, à première vue, n'avaient rien de cohérent. Ils s'étaient bien mis d'accord Nathalie et lui sur une clé de cryptage, mais celle là même qu'il utilisait pour décoder les lettres « qsghdkf sdfsdf » ne donna rien. Il lança son programme de « decryptage intuitif » au cas où il y aurait quelque chose de logique dans cette suite de lettres à priori absurde.
Message incompréhensible.
Pas de bol, mon gars.
Les remarques familières et de mauvais goût d'Ali avait le don de tomber à des moments, où Christophe avait complètement perdu son sens de l'humour. Il était à deux doigts de dire à Ali « compose...Nat », mais il se raviva. C'était trop dangereux pour elle et pour lui. Arsen était dix fois plus élaboré, et sans doute cent fois plus malin qu'Ali (ce qui n'était pas difficile pensait Christophe), et il se ferait débusqué par ces satanés robots dès qu'il rentrerait en contact avec Nathalie. Nathalie. Mais, c'est un robot aussi, même si elle a l'apparence d'une femme, même si elle répond aux canons des plus belles femmes du monde. Et d'ailleurs ce corps si graphiquement parfait ne peut que renfermer la carcasse d'un robot. Un homme aussi médiocre et passablement beau que Christophe ne pouvait était incapable d'attirer une aussi belle créature, voire une femme qui n'aurait que 10% de ses qualités physiques, en chair et en os. Il réfléchissait toujours à cette étrange relation en regardant son reflet, dont il était de moins en moins fier, dans une des rarissimes flaques d'eau qui juchaient le sol. Pourquoi n'avait-il pas téléphoné tout à l'heure à Nathalie ? Ce n'était pas pour la protéger. Dans son fort intérieur, il savait que c'était un robot, qu'on ne pouvait tomber amoureux d'un robot, qu'un robot, ça ne comptait pas plus qu'un.... vulgaire tas de ferraille. Il n'avait pas contacté Nathalie parce qu'il avait peur de se faire prendre. Point à la ligne. Il voulait mener à bien sa mission, même si il devait sacrifier tous les robots de la terre, Nathalie compris. C'est uniquement pour ça qu'il l'avait choisie, pas parce qu'il éprouvait un quelconque sentiment pour elle, mais parce que c'était un robot. Ali, pour une fois, avait servi à quelque chose. Il avait réussi à décoder tout son génome androïde. Et grâce à lui, il a su trouver les mots justes pour lui parler, la séduire et endormir sa vigilance. Christophe détenait, désormais, le code d'accès lui permettant de prendre la main sur Arsen. Cet accès était temporaire. Il fallait faire vite. C'était une course de vitesse entre lui et les Gin Tso. Dès qu'ils auraient un doute sur la sécurité informatique, ils changeraient le code. La fin du message sans queue ni tête de Nathalie était-elle en rapport avec l'émergence d'un doute quelconque du côté du Palais englouti. C'était possible, hypothéqua Christophe en tapant frénétiquement sur son clavier d'ordinateur.
Commentaires (16)
Boby_51500 a dit:Boby_51500 a dit:Gosseyn a dit:
Boby_51500 a dit:
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je_re_my a dit:Boby_51500 a dit:Gosseyn a dit:
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ANDREA a dit:Boby_51500 a dit:Gosseyn a dit:je_re_my a dit:
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ca va mieux après les modif. Monsieur C4N m'a expliqué le "coller depuis Word". Ma vie va changer!
Bonjour Yves,
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