Tout le monde ne fait que parler de la crise partout et c'est bien dommage car nous sommes tous en train de rater des véritables pépites et des nouvelles savoureuses. Comme par exemple, la petitemésaventure qui arrive à Luc Besson. Le cinéaste et homme d'affaire est un amoureux de la banlieue et voit même dans la banlieue le véritable trésor de la France. Il avait organisé au moment du festival de Cannes des projections dans les cités des films en compétition et en était ressorti conquis sur la "pèche" de tous ces jeunes. Maintenant, il est en train de tourner son dernier film "From Paris with Love" avec John Travolta dont les premières scènes doivent se dérouler dans la cité des Bosquets à Montfermeil en Seine-Saint-Denis. Enfin, il essaye de tourner son film car les jeunes, dont une dizaine devaient assurer la sécurité du film, ne menacent tout simplement d'empêcher le tournage du film. Pourquoi ? Parce qu'ils veulent une plus grosse part du gâteau pardi. Une production à 38 millions d'euros pour seulement une dizaine de jeunes embauchés à 120 euros de la journée, des miettes par rapport à un festin... Les jeunes demandent donc l'ouverture d'une négociation pour que Besson s'investisse plus durablement dans la banlieue (politiquement correct pour qu'ils veulent plus) et que si cela n'aboutit pas alors il n'y aura pas de tournage. Le tournage est ainsi suspendu jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée...
Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer de cette information. Rire de voir que L.Besson est simplement en train de se faire racketter pour faire son film, subissant ce que e même sort que n'importe quel personne pas de la cité et avec de l'argent. Rire de voir que les jeunes sont en fait parfaitement bien intégrés, ils se comportent comme n'importe quel employé CGT ou SUD de la SNCF. Rire de voir que les jeunes n'en ont strictement rien à faire de ses beaux discours sur la banlieue qui l'adore et le considère comme les autres. Ou pleurer de voir qu'une partie du territoire français n'est pas libre d'accès et qu'on ne puisse pas y travailler même lorsque l'administration à donner les autorisations nécessaires. Pleurer de voir qu'une partie du territoire est une zone de non-droit appartenant à ces jeunes et que la police ne se déplacera même pas pour faire respecter la loi. Pleurer de voir que nos belles âmes ne se rendent pas compte de leur angélisme béat envers la banlieue et ses véritables problèmes (le problème de la banlieue ce n'est pas le chômage mais la sécurité, ou si le chômage parce qu'aucune entreprise ne peut s'installer durablement à cause des problèmes de sécurité, pareil pour les transports en commun, pareil pour tout en fait...) et continueront à se balader de plateaux télé en émissions de radio pour vanter les trésors de la banlieues.
Enfin peut-être qu'après cela, qu'après y avoir mis les pieds, essayer d'y travailler, enfin vivre une vie presque normale en banlieue, L.Besson deviendra un peu moins béat d'admiration. et peut-être qu'il comprendra qu'il ne suffit pas d'installer une scène ou un écran géant, de faire un concert ou une projection gratuire, de voir tout le monde content pour repartir et dire partout que les banlieues c'est merveilleux. Les banlieues, ce sont aussi des gens qui y travaillent, qui y habitent, qui y vont à l'école, qui prennent les transports en commun, qui y garent leur voiture...Enfin qui essayent...Bienvenue dans la réalité Luc et bien fait !
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