Aujourd'hui s'ouvrait à Londres le procès de Julian Assange, le cofondateur de Wikileaks, en vue de son extradition vers la Suède où il doit comparaître dans un procès pour une supposée agression sexuelle qu'il aurait commise contre deux Suédoises au mois d'août 2010 à Stockholm.
Depuis le mois de décembre, le fondateur de Wikileaks, âgé de 39 ans, était en liberté surveillée dans la capitale anglaise dans l'attente de son éventuelle extradition.
L'avocat de Julian Assan a assuré aux médias qu'il fallait tout faire pour aider son client, qu'il y avait beaucoup de chances pour qu'on l'extrade vers les États-Unis plutôt que vers la Suède. L'avocat a même assuré que Assange pourrait se retrouver à Guantanamo, enclave de non-droit, où il craignait pour la vie de son client qui pourrait être condamné à mort pour avoir permis la diffusion de documents confidentiels.
Ainsi, l'avocat reprend la rengaine de son client qui affirme que l'accusation suédoise fait partie d'une campagne de dénigrement destinée à le discréditer lui et WikiLeaks au moment où le site spécialisé dans la publication de « fuites » s'apprêtait à révéler des documents secrets sur la guerre en Irak.
L'avocat de Julian Assange semble oublier que son client est de nationalité australienne, qu'il ne peut donc être accusé de haute trahison. D'autre part, l'attitude du cofondateur de Wikileaks voulant lier une accusation personnelle aux activités du site corrobore les récriminations de ses anciens collègues qui ont préféré l'abandonner et créer un site concurrent : Openleaks (voir article : Wikileaks ou Openleaks ?).
En tout cas, si l'accusation suédoise est vraie, il est dommage que Julian Assange se soit servi de Wikileaks pour tenter de se couvrir, car cela discrédite également Wikileaks et jette un voile suspicieux sur la neutralité du choix des documents publiés par le site.
Comme d'habitude, entre toutes les rumeurs, les informations diverses et contradictoires, il nous est impossible de nous faire une opinion, et nous sommes obligés de nous en remettre au jugement du tribunal londonien. Adoptons donc pour une fois le flegme britannique : « Wait and see ».
Inscrivez vous pour publier vos articles et toucher vos droits d'auteur