233052 avis
Eurozone : fin de la trève des confiseurs |
|
| 05-01-2012 15:29 - 1047 visites - Flux Economie, finance - Ecrit par Jef Tombeur - Lire son flux RSS | |
L’euro reperd encore du terrain face au dollar, au yen, à la livre, mais les dettes des grands pays européens se vendent à peu près bien, sans que les taux varient trop fort par rapport aux derniers jours de l’an dernier. Mais, en 2012, les nouvelles de Grèce, Hongrie et Irlande, voire du Portugal, n’incitent pas à l’optimisme. Le risque de contagion reste fortement présent.
Il semble que ce soit les banques françaises qui seraient montées au créneau.
Mais les mauvaises nouvelles viennent de la périphérie. L’Espagne, de son côté, veut que ses banques se recapitalisent au plus vite, mais certaines se montrent plus que réticentes. Elles plaident pour la création d’une « banque pourrie » qui reprendrait les créances douteuses. Le gouvernement espagnol a décidé de s’attaquer durement à la fraude fiscale par le recrutement de fonctionnaires et de nouvelles règles sur les paiements en espèces : il n’en attend rien moins que 8 milliards d’euros en 2012. Pour sa part, le Portugal emprunte à 12,85 % soit 11 points de plus que l’Allemagne. Le financier George Soros décrit l’avenir de l’Eurozone en termes dubitatifs. Son démantèlement serait catastrophique, mais tout peut arriver et les « repères ou méthodes du passé » pour évaluer les risques sont caduques : tout est imprévisible. Concertation Mario Monti est ce jour à Bruxelles, et il devrait rencontrer Nicolas Sarkozy, demain, vendredi, soit à la « veille » de la rencontre entre Sarkozy et Merkel, lundi, 9 janvier, à Berlin. Parviendront-ils cette fois à enrayer le vent de pré-panique ? C’est essentiel dans la mesure où on peut spéculer sur les craintes, parier sur la chute des cours, et amasser ainsi des sommes colossales. La question d’une taxe sur les transactions, dont l’efficacité est limitée, sera-t-elle abordée ? Alain Juppé l’a laissé ce jeudi entendre. Monti assure que les fondamentaux de l’Italie sont bons, avec des ménages très peu endettés. Il se prononce en faveur d’impulsions franco-allemandes mais estime que « deux pays sur 27, fussent-ils les plus grands, ne peuvent décider pour tous les autres. ». Il vient en France alors qu’UniCredit SpA, l’une des plus grosses banques italiennes fortement implantée à l’international, tout comme SanPaolo, se voient attaquées par les marchés (-14 et -6,2 % respectivement ce jour). Mais en fait, ce sont les actions de toutes les banques européennes, à des degrés divers, qui n’inspirent pas confiance (BNP Paribas a perdu 3,2 %, Banco Santander 2,9 %). Les dettes des régions ou communautés (comme les espagnoles) posent aussi problèmes aux banques (le Valenciano est endetté auprès de la Deutsche Bank et vient de demander une semaine de délai pour rembourser une dette de 123 millions d’euros). On verra si la consommation intérieure se maintien en France après le bilan des soldes, qui n’a pas été très bon du tout en Angleterre et que les ventes au détail en Allemagne ont fléchi en décembre.
Monti, Sarkozy, Merkel… Pendant ce temps, alors qu'en fin de journée les marchés avaient perdu quelques nouveaux dixièmes de points, les Rois mages, les Reyes Magos, sont arrivés à Barcelone et dans quelques autres localités espagnoles (car ils ont le don d'ubiquité). Dans la capitale catalane, c'est le roi Melchior qui s'est exprimé pour les voyageurs à la bonne étoile.
Commentaires (7)
RUI a dit:
Jef Tombeur a dit:
RUI a dit:
cleamounette a dit:
cleamounette a dit:Nadine a dit:Ecrivez un commentaire
|
|||||||||||||||||||||
|
Entreprises & commerces: publiez vos communiqués sur C4N
|
Trouver un article publié sur C4N
Qui écrit sur C4N ?
|
Depuis 2007 un euro gagné par article exclusif publié sur C4N
|
Infos Reporters
les revenus publicitaires sont reversés aux reporters, commentateurs et à des associations humanitaires.
Date prévisionnelle de versement des droits d'auteurs du mois d'avril :
10 juin
Pour l’économie globale, alors que l’américaine semble mieux se porter, c’est la japonaise qui fait le plus sourciller : le FMI semble s’inquiéter de la situation de ses banques. Pour l’économie européenne, la relative bonne performance du placement de la dette française laisse croire qu’un certain répit attentiste est possible : 8 millions d’euros ont trouvé preneurs mais les taux sur la dette à dix ans grimpent légèrement (+0,03 à 3,375 %) tandis que la dette à 30 ans s’est vendue à 3,97.
En cause, aussi, l’inflation : 2,8 % pour l’ensemble de la zone euro. Les nouvelles taxes devraient l’entretenir. L’exercice consistant à prôner l’austérité sans casser la « croissance » (ou négativement sa quasi-stagnation) et surtout la confiance, sera particulièrement difficile pour le couple franco-allemand…
