233034 avis
Encore un coup de massue sur la tête des Ardennais |
|
| 13-01-2011 18:49 - 1982 visites - Flux Société, Education - Ecrit par vieilleforge - Lire son flux RSS | |
On s’y attendait mais la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Les sanitaires Porcher, fleuron de l’industrie ardennaise, vont fermer leurs portes. C’était la plus ancienne usine de sanitaires de France. En effet depuis 1886, Porcher représente la qualité et le savoir-faire. J’ai des amis qui ont fait toute leur carrière chez Porcher.
Principal fournisseur d’emplois de la région, la ville de Revin a connu son âge d’or dans les années 60 avec des marques telles que Porcher, Faure et Arthur Martin. A cette époque, les usines travaillaient à plein régime. Porcher, c’était le luxe et l’innovation en matière de sanitaire avec des clients prestigieux. Hélas les années 90 ont vu ces usines péricliter et être rachetées. Porcher est passé sous la coupe d’Américan Standard et a vu son activité diminuer. Les dernières années ont été marquées par une activité en baisse et de nombreux jours de chômage partiel. C’est à Dôle, dans le Jura, que la direction a décidé de fermer les trois usines du groupe. En juin 2011, ce sera fini. Ce matin, il faisait encore nuit, quand les salariés ont appris la terrible nouvelle. Oh, ce n’est pas une surprise, mais ça fait mal quand-même. Certains travaillaient dans l’entreprise de père en fils. Les Ardennais se sentent concernés car ils connaissent tous quelqu’un qui travaille ou qui a travaillé dans cette entreprise centenaire. Et surtout, on sait que la série n’est pas terminée, car d’autres entreprises prestigieuses sont en sursis et ne tarderont pas à prendre le même chemin. A chaque fois, on a l’impression que les salariés ont été trompés. Ils seront 146 licenciés et ne leur dites pas que la crise est derrière nous. Il faut s’attendre bien sûr à des manifestations et des négociations serrées pour perdre le moins possible. « Si les discussions n'avancent pas, le moment venu, on fera connaître notre colère. Mais pour l'instant, ce n'est pas le moment » déclarent les salariés désabusés. La lutte ne fait que commencer. Souhaitons leur bien du courage. Si vous passez dans la ville de Revin, regardez le nombre incroyable de maisons qui sont à vendre et vous comprendrez ce qu’est une ville qui se meurt.
Commentaires (5)
SOPHY a dit:
vieilleforge a dit:filtre a dit:
fata a dit:
Ecrivez un commentaire
|
|||||||||||||||||
|
Entreprises & commerces: publiez vos communiqués sur C4N
|
Trouver un article publié sur C4N
Qui écrit sur C4N ?
|
Depuis 2007 un euro gagné par article exclusif publié sur C4N
|
Infos Reporters
les revenus publicitaires sont reversés aux reporters, commentateurs et à des associations humanitaires.
Date prévisionnelle de versement des droits d'auteurs du mois d'avril :
10 juin
