Le drame est survenu samedi au Mans, relaté dans Ouest France :
la compagne d’un sans-papiers arménien, qui purgeait dans la maison
d’arrêt de la ville une peine de deux ans de prison pour de nombreux
refus d’embarquer, s’est immolée devant les grilles du bâtiment. Elle avait donné
rendez-vous aux journalistes : "Ne voyant pas son compagnon sortir, et alors qu’une voiture de police entre dans la prison, elle panique. « Elle a dit : je vais les empêcher de l’emmener »,
raconte un témoin. Soudain, elle se jette dans sa voiture, garée devant
la prison. En ressort avec une bouteille d’essence et un briquet. Sans
que personne n’ait le temps de faire un geste, elle s’asperge. Les
premiers témoins, dont notre confrère Jérôme Lourdais, tentent
d’intervenir. Mais elle allume son briquet. Sérieusement blessé à la
main, notre collègue la voit brûler, puis s’écrouler. Avec son confrère
du Maine Libre et quelques passants affolés, il hurle à l’aide.
Tambourine à la porte de la prison, qui reste close. Les témoins
tentent d’éteindre les flammes avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. « Je ne veux pas mourir, je veux voir Henrik », murmure Josiane Nardi. Pourquoi personne ne sort de la maison d’arrêtà ce moment ? « De l’intérieur, les policiers n’ont rien vu », répond le préfet."
Josiane Nardi - c’est son nom -, est décédée aujourd’hui des suites de
ses blessures. Combien de morts encore à venir, victimes de la
persécution d’État que constitue la politique des quotas d’expulsions
du ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale - aux ordres du
président Sarkozy.