Ecoles : contre l'incurie.

16-02-2010 11:36 - 1657 visites - Flux Politique - Ecrit par Jacques Monnet - Lire son flux RSS
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Durant les vacances de certains, organisées par les stations de ski, des spasmes secouent les enseignants, parents et élèves parfois aussi. Droit de retrait ici, manifestations là, pour des problèmes récurrents.            Pour avoir fréquenté ce monde dès ma prime jeunesse et jusqu’à la retraite, je vais me permettre quelques remarques qui enfoncent des portes ouvertes, sans doute, mais que l’on évite de refermer.          Dégraisser le mammouth semblait concerner pour le ministre d’alors l’administration centrale. D’autres ont profité de cette expression diététique pour réduire le nombre d’enseignants.           Ensuite nous sommes passés insensiblement d’un monde de la qualité, avec incertitude, flou, subtilité, ajustement –pas toujours efficace- dans celui de la quantité où tout peut se compter quelque soit l’instrument de mesure. L’avoir remplace l’être. C’est beaucoup plus qu’une nuance d’auxiliaire surtout quand, en une petite génération, on vit dans le monde binaire de l’informatique.          

 

Un exemple simple de ce pseudo-réalisme réformateur. Dans un lycée de 30 divisions, c’est fréquent, vous supprimez 2 élèves par classe et verrez que pour les équipes pédagogiques la différence est insignifiante. Oui, mais 60 élèves en moins c’est la preuve qu’il faut supprimer x profs. (x car j’ignore le ratio énarchique retenu pour supprimer un prof). Côté finances, on nous explique que c’est de la bonne gestion. C’est de la gestion statistique… cette science qui peut tout prouver et son contraire.          Il existe des lycées bunker. 4 immeubles en carré avec une seule porte d’entrée. Pas terrible mais assez sûr. Il existe aussi des lycées campus, j’en ai connu un, traversé par une route, sans clôture. Délicat. Mais on fait souvent avec ce que l’on a.           Dans tous les cas, ce qui compte est le rapport quantitatif et surtout qualitatif entre élèves et adultes. Quand au premier petit bobo, faute d’infirmière, il faut appeler les pompiers, on économise un poste et on perd de l’humanité. Idem pour l’assistante sociale ou le médecin. On est rapidement passé de tout ce personnel à leur suppression. Ça gagne quoi cette déshumanisation ?          Une bonne part du désastre actuel. Mais qui voudrait payer ce soutien à l’éducation de nos enfants. ? Le bouclier est fiscal pas éducatif.          La sécurité totale est un leurre mais ce n’est pas une raison pour accepter l’insécurité généralisée décidée à Bercy.           De l’humain, toujours de l’humain pour nos jeunes.

 






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Commentaires (1)

vieilleforge a dit:

...
Un fonctionnaire sur deux qui part en retraite n'est pas remplacé, c'est la réponse du gouvernement. Tout sauf de l'humain, ça coûte trop cher : caméras de surveillance et portiques payés par les conseils régionaux.
 
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16 February 2010
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