Monsieur le Président de la République, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, le raz de maréesocialistedu 6 Novembre, n’a pas eu lieu !!
Et vu la « guéguerre » qui s’installe déjà, ce matin,entre les différents protagonistes, vous avez le champ libre pour un bon moment encore !!
C’est « Sainte » Ségolène qui est arrivée en tête du vote des militants, certes, mais avec un « petit » 29%, ce qui lui a fait dire ce matin sur France Inter :
« Ce résultat me donne une légitimité à diriger le Parti, mais je n’en ai jamais fait un préalable à une candidature ! »
« Je me refuse de me présenter comme candidate au poste de Secrétaire Général (e), avant d’appeler les autres responsables »
« Mais les militants, en répondant positivement à mon appel, ont bien montré que c’était MOI, qu’ils voyaient à la tête du Parti ! » (à méditer…)
Ce matin son premier coup de fil sera donc pour Aubry, Hamon, et Delanoë, et d’ajouter : « sans eux je ne suis rien, et sans moi les « autres », ne sont rien non plus »
Traduction : aidez MOI, les uns les autres, ou encore : laissez venir à moi les …Petits..Perdants !
« JE désire former la meilleure équipe possible, en rassemblant tous les talents du Parti Socialiste », en citant Pierre Moscovici, et François Vallini, (et les autres.. ?)
« Il faut que chaque ministre du Gouvernement Sarkozy, trouve en face de lui, un dirigeant du PS, qui connaisse les dossiers »
Mais ma pauvre Ségolène, depuis la crise financière, Nicolas Sarkozy se la joue « A Gauche Toutes !!,
Etes vous sûre de pouvoir vraiment créer une Opposition crédible ?,
Vous ne pourrez qu’approuver toutes les mesures qu’il prend pour rassurer la population :
Sur le pouvoir d’achat, en remettant au goût du jour les emplois aidés, que votre parti a lui-même crée en son temps, sur la nationalisation de certains organisme financiers…,
Même François Chérèque reconnaît la « socialisation » de la politique économique de la France !!
Un petit « coup de griffe », à celui qui « s’voyait déjà »….. comme le super gagnant de cette loterie :
Bertrand Delanoë : 25% des votes en sa faveur !!!
On est bien loin des 55%, que vous prédisait votre plus fidèle soutien François Hollande, que Valeurs Actuelles, dans un de ses précédents numéros, appelait : « le Boulet Hollande ! »
Comment pouviez-vous incarner le changement, réclamé par tous, en affichant comme premier soutien, l’homme qui dirige le PS depuis quinze ans !!, et avec les résultats que l’on sait !!!
Pas facile de prôner la rupture lorsqu’on a à ses côtés celui qui incarne la continuité, et même l’immobilisme !
La chute fut dure ce matin, car Vous revendiquiez le poste de premier secrétaire du PS, sans vous en cacher nullement, allant même jusqu' à négliger votre campagne, sûr d’obtenir le maximum de voix pour votre motion !!
Vous avez immédiatement exclu «Toute perspective d’alliance avec un parti qui ne s’assumerait pas clairement de Gauche ».
Une « Pique », lancée en direction de la gagnante du jour : Ségolène, qui elle, est favorable à un élargissement au MoDem de François Bayrou !!
« Entre Nous », si cela se faisait, encore une belle guère des « égos » en perspective !
Quand je vous dis que le « Petit » Nicolas, n’a pas de « bile » à se faire….
Tiens le même score que Martine Aubry : 25%, ( à vous deux vous auriez eu la quasi majorité !!)
Juste après les résultats du vote, vos partisans Jean-Christophe Cambadélis, et François Lamy, n’ont eu que ces quelques mots :
« C’est un coup de tonnerre sur l’appareil du Parti, du jamais vu. ». et d’ajouter : « nous constatons un volonté d’émancipation des militants » (bien sûr si l’on oublie que ce sont Eux et eux seuls qui ont décidé du score !!)
Benoît Hamon : 19% :Pas mal, pour un début…
Mais Oui, vous l’avez secoué le cocotier, mais …pas assez fort,…
Il faut dire que vous aviez, comme « adversaires »,les ténors endurcis, entrainés à la Politique qui se démènent depuis si longtemps sur l’échiquier,pour faire entendre leurs voix !
Rien n’est perdu pour autant, d’ailleurs c’est vous qui le dites, sur votre Blog d’abord, puis sur Europe1 ce matin :
« C’est pour moi une grande victoire politique, me donnant une grande crédibilité .Je confirme ma candidature au poste de Secrétaire Général du PS »
« C’est la fin d’un cycle, et j’aspire, avec d’autres à être acteur du nouveau cycle qui s’ouvre »
Vous complimentez au passage Ségolène assurant qu’elle a fait une bonne campagne, (sur la scène du Zénith, entre autre ! si, si souvenez vous, Roxane !) et vous la trouvez assez intelligente, pour prendre la mesure de la Crise financière. Néanmoins, vous l’invitez à clarifier sa position vis-à-vis du MoDem, refusant tout « contrat de gouvernement » avecFrançois Bayrou
( vous avez raison, ces deux là, ensemble vont s’entredéchirer !!)
Pour la Fin, je vous offre les quelques mots prononcés par le candidat sortant, François Hollande, à l’issu du résultat :
« Ce n’est pas le scénario le plus simple pour le PS.Il faut chercher ensemble les voies d’unrassemblement. La victoire de Ségolène Royal, ne lui permet pas d’être majoritaire dans le Parti Socialiste.
Le problème n’est pas l’ordre d’arrivée, c’est comment on donne au Parti, une majorité stable capable de le conduire.
« Si, une majorité ne se dégage pas, il y aura des jours difficiles pour le PS »
Rendez-vous est pris « pour la lutte finale », à Reims,le « sacrement », du Chef du PS !! y sera célébré….
... DSK leader préféré pour la gauche face à Sarkozy Lefigaro.fr (avec AP) 09/11/2008 | Mise à jour : 10:40
Ségolène Royal est cependant la personnalité préférée par les sympathisants PS, selon ce sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.
Dominique Strauss-Kahn est le leader de gauche que les Français préféreraient face à Nicolas Sarkozy, selon un sondage Ifop pour le «Journal du Dimanche».
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), qui est cité par 27% des personnes interrogées, est considéré comme la personnalité de gauche la plus à même d'affronter l'actuel président de la République par 18% des sympathisants de gauche et 21% des sympathisants du Parti socialiste. Il devance le maire de Paris Bertrand Delanoë (21% des personnes interrogées) et la présidente de la région Poitou-CharenteSégolène Royal (17%).
Mais pour les sympathisants PS et de gauche, c'est l'ex-candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal, dont la motion est d'ailleurs arrivée en tête lors du vote des militants socialistes avant le congrès de Reims, qui est préférée. 23% des sympathisants de gauche et 26% des sympathisants du PS se prononcent en sa faveur.
Derrière ce trio socialiste, le leader du NPAOlivier Besancenot est préféré par 13% des sondés, devant la maire de Lille Martine Aubry (9%) et le député européen Benoît Hamon, candidat de l'aile gauche du PS.
Sondage Ifop réalisé par téléphone les 7 et 8 novembre auprès d'un échantillon de 959 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/08/01002-20081108ARTFIG00619-dsk-leader-prefere-pour-la-gauche-face-a-sarkozy-.php
... Comment Ségolène Royal a réussi son retour sur la scène socialiste
Cette fois, les sondages n'ont pas fait l'élection au Parti socialiste. Si Delanoë était donné favori, c'est finalement Ségolène Royal qui est arrivée en tête du scrutin sur les motions, jeudi. A chaud, petit tour d'horizon des raisons à l'origine de cette surprise. Une volonté de renouvellement
La motion de Ségolène Royal a bénéficié d'une envie de changement des militants socialistes, qui ont choisi pour 29% d'entre eux de lui confirmer le soutien qu'ils lui avaient témoigné avant la présidentielle. Elle a su entretenir cette image rénovatrice en s'entourant d'une équipe jeune. Vincent Peillon, Najat Belkacem, Delphine Batho ou encore Aurélie Filipetti ont joué les premiers rôles. A noter toutefois que cette volonté de renouvellement s'est aussi exprimée à travers la candidature de Benoît Hamon, comme l'a reconnu Patrick Menucci, qui soutient pourtant Ségolène Royal. Hamon a aussi mis en avant les jeunes pousses du parti dans son équipe de campagne, où l'on retrouvait l'ancien président du MJSRazzy Hammadi, l'ex-dirigeant de l'Unef, Bruno Julliard, et le benjamin de l'Assemblée nationale, Olivier Dussopt.
Une distance étudiée vis-à-vis du PS
Ségolène Royal a gardé sa marque de fabrique: la distance vis-à-vis des luttes d'appareils qui ont secoué le PS avant le congrès, comme s'en félicitait en septembre le sénateur de Paris David Assouline à La Rochelle. Elle a relativement peu critiqué ses rivaux dans la course au leadership socialiste. Mais, en parallèle, elle a su éviter les erreurs qui avaient un temps détourné d'elle ses soutiens locaux, comme Gérard Collomb, le maire de Lyon, et le Marseillais Jean-Noël Guérini, en mettant «au frigidaire» sa candidature à la tête du PS. Et s'est pliée au rituel des congrès.
Le soutien des grosses fédés
En ralliant à elle les élus locaux de la «Ligne claire» (dont Collomb et Guérini), Ségolène Royal s'est assurée du soutien des grosses fédérations comme celle des Bouches-du-Rhône, qui, jeudi, a voté pour elle à 73%. De quoi compenser son déficit dans le Nord (où elle récolte 10%, moins que Benoît Hamon) et le Pas-de-Calais, où elle ne réalise que 12%. Dans le Rhône, grâce au soutien de Gérard Collomb, elle récolte 41% des 2.200 votes. A contrario, Bertrand Delanoë n'a pu s'appuyer sur de tels soutiens, se retrouvant même en difficulté à Paris, où il n'a recueilli que 36%.
Un virage à gauche
Après le succès mitigé de son passage au Zénith, où elle avait tout de même réuni 4.000 personnes, Ségolène Royal a probablement refait son retard avec un discours fort sur la crise financière ces dernières semaines, notamment en jugeant le modèle social-démocrate«périmé», et en demandant l'entrée de l'Etat au capital des banques. Elle avait amorcé une critique du capitalisme forte lors de son discours à l’université d’été de La Rochelle, en dénonçant les «fondements du système». E.J.
20Minutes.fr. Editions du 07/11/2008 - 18h40. Dernière mise à jour : 07/11/2008 - 20h0
... Un candidat au poste de Premier secrétaire «dans les 48 heures»
D'ici 48h, la motion de Ségolène Royal pourrait proposer le nom d'un candidat pour le poste de premier secrétaire du parti, a déclaré Vincent Peillon dimanche sur France info.
Alors qu'on lui demandait si Ségolène Royal était candidate au poste de Premier secrétaire, Peillon a noté que «sa légitimité est évidente». Mais «cette question n'est peut-être pas la question première» et «elle a décidé de ne pas faire des questions de personne un préalable au rassemblement», a-t-il dit.
«Il serait bien que les socialistes arrivent au congrès de Reims en ayant réglé toutes ces questions, c'est-à-dire avant jeudi», a déclaré ce proche de l'ancienne candidate à la présidentielle.
Vincent Peillon, François Rebsamen et Julien Dray
Interrogé sur sa propre candidature, Vincent Peillon a estimé «que la méthode qui consiste à placer les idées, le projet, le rassemblement des socialistes avant les questions de personnes est la bonne. Donc je m'applique à moi-même ce que je pense être juste pour les autres, et à ce stade ce n'est pas la question».
Si elle renonce à être candidate, Ségolène Royal pourrait se retrancher derrière un Premier secrétaire plus consensuel issu de sa motion. Les noms de Vincent Peillon, François Rebsamen et Julien Dray sont avancés.
20Minutes.fr, Editions du 09/11/2008 - 12h41 Dernière mise à jour : 09/11/2008 - 12h41
Voici ce que dit 20 MINUTES.FR sur DSK DSK chouchou des Français... Royal favorite des sympathisants PS
Delanoë n’est décidément pas en veine. Un sondage Ifop pour le «Journal du dimanche» révèle que le maire de Paris continue de perdre du terrain.
Parmi les sondés, 26% des sympathisants PS et 23% des sympathisants de gauche souhaitent que l'ex-candidate socialiste à la présidentielle soit «le leader de gauche face à Nicolas Sarkozy». Derrière, arrivent à égalité Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë (21% des sympathisants socialistes, et respectivement 18 et 19% des sympathisants de gauche).
Martine Aubry obtient 11% aussi bien chez les sympathisants socialistes que de gauche, derrière Olivier Besancenot (12% chez les sympathisants socialistes, 20% chez les militants de gauche). Benoît Hamon recueille 6% dans les deux échantillons.
Mais le sondage révèle aussi que pour l’ensemble des Français, c’est DSK qui remporte la majorité avec 27% des sondés, devant Delanoë (21%) et Royal (17%).
ND
20Minutes.fr, Editions du 09/11/2008 - 10h58 Dernière mise à jour : 09/11/2008 - 10h59
Bonsoir M’sieurs- Dames et permettez-moi ce commentaire en coup de vent.
Le PS semble condamné à l’impasse perpétuelle. Un Hollande mauvais perdant; une Royale se réjouissant d’une victoire à l’arrière-goût de défaite. Toujours au bord de l’implosion, le parti d’Épinay sclérosé, dans ses luttes internes.
J’aime la lecture que vous faites de la stratégie de Sarkozy qui se «la joue à Gauche Toutes !!». Piégeant ainsi les Socialistes à l’appuyer dans sa politique. Le caméléon qui est passé du cowboy ami de George Bush à frère de sang de Barack Obama, change cette fois d’apparence pour mieux contrecarrer l’opposition.
Bref, on aura beau parlé d’un renouveau avec le vieux système Solferino, je ne vois rien de nouveau au PS. Le paquebot socialiste est trop gros et trop lent pour qu’une seule personne (surtout pas Ségolène) le fasse virer à 180 degrés, tandis qu’il se dirige vers un iceberg.
Allez, un 5 étoiles pour vous et l’ami Dominique dont l’éditorial va dans le même sens .
Ca Suffit comme ça... Le blog de Pour un Nouveau Parti de Gauche Ca suffit comme ça ! Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez
Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l'ont emporté alors quelles conduisent partout à l'échec. Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement.
Pour nous, ça suffit comme ça !
Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quels que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l'orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !
Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous la montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.
Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne Marc Dolez, député du Nord
J'apporte mon soutien !
Nous soutenons l’appel à la construction d’un nouveau parti de gauche lancé par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez. En effet nous ne trouvons pas notre compte avec la gauche telle qu’elle est aujourd’hui. La crise du capitalisme éclate sous nos yeux. Mais la gauche n’apparaît pas comme une alternative. Elle échoue à s’opposer efficacement à la droite. Elle y renonce même parfois ! Dans plusieurs pays européens, les partis majoritaires à gauche gouvernent avec la droite. Nous ne voulons pas perdre notre temps et notre énergie à attendre qu’ils se ressaisissent. C’est maintenant qu’il faut agir pour un nouvel horizon pour le futur de l’Humanité. Rien de moins.
C’est pourquoi la construction de ce nouveau parti de gauche est une bonne nouvelle. Tourner la page du capitalisme quand il nous replonge dans les débâcles qui ont déjà fait les désastres du passé, c’est si difficile. Mais c’est l’urgence ! Transformer le système et le contenu de la production pour éviter la catastrophe écologique qui s’avance, cela parait une tâche tellement hors de portée. Mais c’est vital ! Changer la répartition des richesses pour que le plus grand nombre vive enfin dignement, cela semble ardu. Mais pouvons-nous accepter l’enrichissement colossal d’une petite minorité pendant que la misère s’étend ? Refonder la République et redonner le pouvoir aux citoyens en toutes choses, c’est devenu presque utopique. Mais sinon quel moyen pour changer le monde ? Faire vivre une laïcité intransigeante, c’est désormais un engagement souvent vilipendé. Mais sans cela, quelle société laisserait-on s’imposer ? Construire une Europe enfin démocratique et sociale, cela heurte de front le Traité de Lisbonne ? Mais la solidarité des peuples vaut mieux que leur concurrence !
Tout cela il faut oser le vouloir, ici et maintenant, en faire un programme de gouvernement, un projet de rassemblement majoritaire de notre peuple. Pour cela il faut bousculer les conformismes, les opportunismes, les sectarismes, la résignation. Die Linke en Allemagne a montré que cette ambition pouvait faire son chemin. En France, nous le pouvons aussi. Nous savons de quelle magnifique et longue histoire nous pouvons être les héritiers. Nous pouvons reconstruire une gauche digne de ce nom, sans complexe face à la droite et au capitalisme. C’est pour cela que nous soutenons la création du nouveau parti de gauche.
«Ca peut être moi» La motion Royal espère un accord dans les 48 heures L.D. (lefigaro.fr) avec AFP 09/11/2008 | Mise à jour : 21:13
Vincent Peillon, proche de la dirigeante socialiste a annoncé ne «pas faire acte de candidature» au poste de 1er secrétaire, alors que son nom était évoqué. De son côté, Julien Dray a de nouveau proposé ses services.
A quelques jours du congrès de Reims, les tractations sont allées bon train ce week-end au sein du PS. La motion de Ségolène Royal, arrivée en tête du vote des militants, a estimé pouvoir proposer un nom «dans les 48 heures» pour le poste de premier secrétaire, alors que François Hollande -motion Delanoë- a souligné samedi sur son blog qu'il revenait à la motion de son ex-compagne de proposer «un nom» pour ce poste. Il a précisé dimanche toutefois que «d'autres configurations» seraient possibles en cas de rejet des propositions du camp Royal.
Dimanche, plusieurs lieutenants de l'ancienne candidate à la présidentielle -Vincent Peillon, David Assouline, Julien Dray- se sont relayés dans les médias pour souligner que Ségolène Royal«reste absolument légitime pour postuler» à la succession de François Hollande. Au même moment, un sondage Viavoice à paraître lundi dans Libération, montre que Ségolène Royal ferait pour 51% des Français un «bon» chef du PS. Mais les lieutenants de la dirigeante socialiste évoquent déjà sans détour les scénarii de substitution. «Ca peut être moi»
Julien Dray a de nouveau clairement proposé ses services. «Ca peut être moi», a lancé le député de l'Essonne sur Canal +, en soulignant la nécessité, à ses yeux, que le patron du PS soit issu de l'Assemblée nationale«parce qu'il faut créer cette symbiose entre le terrain et le débat parlementaire». Une façon de légitimer sa propre candidature par rapport à celle de deux autres proches de Ségolène Royal, Vincent Peillon, eurodéputé, et François Rebsamen, sénateur, eux aussi cités ces derniers jours comme possibles candidats de compromis.
De son côté, Vincent Peillon, qui fait figure de favori au sein de sa motion si Ségolène Royal ne se lance pas, reste évasif, et affirme sur France 5 qu'il ne «fait pas acte de candidature». Et d'ajouter : «je ne vois pas pourquoi»Mme Royal, dont la motion est arrivée en tête pour le congrès de Reims, «devrait renoncer» au poste de premier secrétaire. «Elle aurait plus de légitimité que beaucoup d'autres», mais dit-il, «elle a fait ce geste de responsabilité» (ndlr: de mettre sa candidature au Frigidaire) «qui a été utile à tout le monde». Il a également estimé sur France Info que «tous les noms qui ont circulé ne sont plus dans la course», une possible allusion à Bertrand Delanoë et Martine Aubry, notamment.
Les partisans de la maire de Lille jugent que la motion Royal a «la responsabilité d'essayer de réaliser le rassemblement des socialistes sur une base politique». Mais, pour le cas où l'entreprise de Ségolène Royal échouerait, ils font valoir que Martine Aubry occupe «une position centrale» sur l'axe droite-gauche au PS. «Des positions qui empêchent une majorité»
Le maire de Paris Bertrand Delanoë s'est montré assez laconique: «aucune question de personnes ne m'intéresse à ce stade», a-t-il dit sur France 3. Un de ses proches, Harlem Désir, a toutefois laissé entendre que les discussions ne seraient pas si simples. Et de tacler Ségolène Royal : «On peut être en tête et avoir des positions qui empêchent une majorité», a-t-il lâché sur Europe 1, en faisant allusion au positionnement de la leader socialiste vis-à-vis du MoDem. Il a réaffirmé, sans trop y croire, son souhait d'un axe Delanoë-Aubry : «il n'est peut-être pas trop tard pour que ceux qui, sur le fond, ont des conceptions communes puissent essayer de les faire avancer dans ce congrès».
Fort de son beau score (près de 19%), Benoît Hamon, représentant l'aile gauche du parti, estime être toujours dans le jeu pour la succession Hollande, malgré la défection de Jean-Luc Mélenchon. Il a précisé sur France 2 qu'il «discute», notamment avec le camp de Ségolène Royal.
Des tractations que l'UMP n'a pas manqué de railler. «Tout le monde est prêt à se dévouer pour être candidat» à la direction du Parti socialiste, a ironisé l'un de ses porte-parole, Frédéric Lefevbre. «Y compris dans la motion Royal, on est prêt à se dévouer pour que ce ne soit pas elle !. Décidément au PS, tout est possible mais uniquement quand il s'agit des postes...»
Appel de François Hollande en faveur du respect du vote militant... Le blog de François Hollande
Respect du vote militant et rassemblement FH | Notes | Samedi, 08 novembre 2008
Les résultats sont désormais connus, les suffrages se sont répartis sur les quatre motions principales, et ont placé celle de Gérard Collomb et Ségolène Royal en tête. La démocratie militante s’est exprimée et c’est la force de notre parti. Elle crée aussi des situations qui ne sont pas toujours simples à régler, surtout quand aucune motion n’est majoritaire à elle seule. Nous pouvions redouter cette fragmentation dès le dépôt des textes au mois de septembre.
Il nous appartient désormais d’entendre les différents messages des adhérents du parti socialiste et de les traduire pour faire de notre congrès une réussite pour les Français.
Comme Premier secrétaire je me suis toujours tenu à deux principes essentiels : le respect du vote et l’exigence du rassemblement. Ils sont plus que jamais nécessaires à la veille du congrès de Reims pour trouver une issue, la plus mobilisatrice possible, pour le PS.
- Respect du vote : c’est prendre en compte les résultats tels qu’ils sont, et donner à la motion qui est arrivée en tête, la responsabilité de proposer une orientation majoritaire, une stratégie cohérente d’alliance et un nom de Premier secrétaire. Mais toutes les autres motions ont aussi à prendre leur part dans cette recherche.
- Exigence du rassemblement, car les Français ont besoin d’un PS uni et fort avec une direction renouvelée et capable de porter une opposition crédible et utile à même de préparer l’alternative.
C’est le travail qu’il faudra mener au cours des prochains jours et une majorité doit être trouvée au sein du Parti socialiste, si c’est possible, avant même l’ouverture de notre congrès le 14 novembre prochain.
Royal de plus en plus candidate PS - Royal va bientôt abattre ses cartes
Pas encore candidate mais de plus en plus proche d'une candidature à la succession de François Hollande.
Ségolène Royal est au centre du jeu lundi soir, en annonçant qu'elle ferait dans deux jours "des propositions" pour rassembler le PS. Sortie en tête du scrutin de jeudi avec 29,5% des voix, elle a réuni pendant deux heures au Sénat ses représentants dans chaque département. 150 personnes étaient présentes. Elle a déclaré à sa sortie qu'elle ferait mercredi des "propositions pour la gouvernance du PS" afin de "rapidement, remettre en mouvement le PS et la gauche". L'ex-candidate à l'Elysée a demandé à Martine Aubry et Bertrand Delanoë d'indiquer "les points essentiels" qu'ils souhaitaient y voir figurer.
Ségolène Royal devait rencontrer dans la soirée Bertrand Delanoë, Elle a parlé par téléphone avec Martine Aubry. L'avance relativement faible -quatre à cinq points- de la motion Royal sur ses challengers rend le rassemblement ardu, le parti étant très émietté. Selon des résultats non officiels, M. Delanoë aurait recueilli 25,35%, Mme Aubry 24,68%, Benoît Hamon 18,94%. La question des relations avec le MoDem"ne doit pas servir de prétexte" pour "justifier un refus de convergences" a d'autre part affirmé Mme Royal. Dans sa motion, elle dit vouloir continuer à faire du PS le pivot du rassemblement de la gauche, avant de s'ouvrir aux "Démocrates", le parti de François Bayrou n'étant pas nommé.
Royal de plus en plus candidate
Mais les actes et déclarations passés de l'ex-candidate à la présidentielle -allant jusqu'à évoquer une nomination de François Bayrou à Matignon- nourrissent la suspicion chez de nombreux socialistes. Quant au nom du candidat au poste de premier secrétaire à proposer aux autres courants, "la question sera abordée en temps voulu", a dit Ségolène Royal. Un de ses lieutenants, Vincent Peillon, avait auparavant dit s'attendre à ce qu'un candidat émerge "dans les 48 heures".
Cette question divisait jusque là la motion Royal. Alliage idéologiquement composite, il était partagé entre ceux qui voulaient que leur championne brigue la direction du parti -notamment à la base- et ceux qui y étaient hostiles, comme les "barons locaux" Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini, Julien Dray, porte-parole du PS ou encore François Rebsamen, numéro 2 du parti. Mais la réunion du conseil politique lundi en milieu de journée au QG de Ségolène Royal a fait bouger les lignes. Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini sont aujourd'hui prêts à soutenir Ségolène Royal si elle décide de se lancer dans la bataille. "Vincent Peillon a beaucoup de mal à s'imposer comme solution", explique un membre du courantRoyal.
... New-Reporter, la mise à jour de Dominique, heure par heure, enrichit le billet, que j'ai traité avec ma dérision habituelle, mais je recommencerai à écrire sur le sujet, avec le même style dès le 14 Novembre!!! On va avoir des surprises!!! Merci d'être passé sur l'article, mais je comprend que vous ayez passé du temps sur les com. de Dominique....... Amicalement Sophy
... Ségolène Royal apparaît déterminée à prendre la tête du PS Laure Bretton Reuters
Dix-huit mois après son échec face à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal apparaît plus déterminée que jamais à prendre la tête du Parti socialiste, même si elle n'obtient pas de majorité absolue lors du congrès de Reims.
Selon plusieurs dirigeants socialistes interrogés mardi par Reuters, l'ex-candidate à la présidentielle de 2007 a décidé de se présenter elle-même au poste de premier secrétaire lors de cette réunion à haute intensité dramatique qui s'ouvre vendredi.
"C'est plié, elle sera candidate", a déclaré l'un d'eux.
"Tant qu'elle ne s'est pas exprimée, rien n'est tranché", temporise-t-on dans le premier cercle de Ségolène Royal, qui avait mis sa candidature au "Frigidaire" en septembre.
Tous les signaux envoyés par la présidente de la région Poitou-Charentes et ses proches depuis lundi confirment cependant l'option d'une candidature sur son nom. Dans leur sémantique, elle est passée de "légitime" à "incontournable".
Jeudi dernier, après une campagne interne où elle a nettement gauchisé son discours à la faveur de la crise financière et organisé des meetings décalés décriés par ses rivaux, Ségolène Royal est revenue au centre du jeu. COME-BACK WOMAN
A la surprise générale, son programme politique a été choisi par environ 30% des militants, devant ceux de Bertrand Delanoë, pourtant favori des sondages, et Martine Aubry, ex-aequo avec environ 25% des suffrages. Benoît Hamon, candidat de toute la gauche du PS, a engrangé environ 20% des suffrages.
Charge à elle depuis, en vertu de la tradition socialiste, de construire une majorité solide avec les autres courants, ce qui semble très incertain à trois jours de la réunion de Reims, tant le parti est fragmenté et sa personnalité contestée.
Elle a rédigé pour cela un "document de travail" qu'elle leur a transmis dans lequel elle dresse une liste de grands principes généraux -- qu'elle leur demande d'enrichir -- et met beaucoup d'eau dans son vin sur la question des alliances, dont ses adversaires ont fait un casus belli.
Alors qu'elle avait tendu la main aux centristes entre les deux tours de la présidentielle de 2007 pour tenter de battre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal se garde bien cette fois d'évoquer le MoDem de François Bayrou.
Elle fait du rassemblement de la gauche un préalable pour gagner la présidentielle de 2012 et se contente d'évoquer une ouverture, par la suite, vers "les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite".
Ségolène Royal érige également le "respect du vote des militants" en règle cardinale du futur PS. En 2006, elle avait été choisie par 60% des adhérents comme candidate présidentielle, avant d'imputer sa défaite six mois plus tard aux cadres du PS, accusés de ne pas l'avoir assez soutenue.
ROYAL MISE SUR LES MILITANTS
Pour l'instant, aucun des autres courants, qui totalisent 70% des suffrages et rejettent a priori les alliances au centre, n'a réagi officiellement à ce texte.
Martine Aubry doit réunir ses proches mercredi à Paris et Bertrand Delanoë a rencontré Ségolène Royal lundi soir, mais rien n'a filtré de l'entourage du maire de Paris.
Après le vote des militants jeudi dernier, le renouvellement de la ligne et de la direction du PS se joue en deux étapes.
Sur la base du nouveau rapport de forces, les courants rechercheront une éventuelle "synthèse" lors du congrès mais, une semaine plus tard, le nouveau premier secrétaire sera élu au suffrage universel des militants.
Ségolène Royal, qui ne détient qu'une majorité très relative, semble assumer le risque d'une cohabitation et mise sur un score élevé auprès des adhérents le 20 novembre.
"Les militants sont fatigués, ils veulent que les socialistes se mettent en marche pour répondre à notre mission: s'opposer et proposer", a-t-elle fait valoir mardi.
Pour ménager les egos au sein de son équipe, elle devrait finalement se présenter à la tête d'un "ticket" avec deux adjoints, François Rebsamen et Vincent Peillon, ce qui ne s'est jamais fait depuis la création du PS actuel en 1971.
... Ségolène Royal monte au front toute seule Gérald Andrieu Mardi 11 Novembre 2008 - 15:36
Les noms circulaient. Ils devaient incarner l’unité. Finalement, la présidente de région Poitou-Charentes a décidé de ne plus avancer masquée : c'est elle qui briguera la direction du PS.
Peillon, Dray, Rebsamen : à dégager. Point d’homme de paille pour ce congrès. Ségolène y va. Toute seule. Ce sera à elle d’incarner le rassemblement. C’est en tout cas ce que révélait Le Monde ce midi et ce que vient tout juste de confirmer Julien Dray.
Et pour éviter que ne se forme un front TCS (Tous Contre Ségolène), la « dame du Poitou » dégaine deux armes. La première : une proposition de nouvelle organisation pour la tête du parti où l’on verra cohabiter un premier secrétaire, un secrétaire délégué et « une équipe rajeunie ». Cette organisation a deux avantages majeurs : permettre le partage du pouvoir — ou, du moins, en donner l’illusion — et l'autoriser à se défausser en cas de turbulences médiatiques…
« Fédérer la gauche » mais…
Surtout, Ségolène tente de répondre au principal reproche que lui font ses adversaires, ce qu’elle-même appelle « un prétexte » : son idée d’alliance avec le MoDem. Pour cela, un document de travail a été transmis aux autres motions, un texte à travers lequel elle propose rien de moins qu' «écrire une nouvelle page de [l’] histoire du parti. Celle du socialisme du XXIe siècle. » Un texte à travers lequel, surtout, elle explique vouloir « fédérer la gauche » : « La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement. Celui-ci doit être préparé par un comité d’action de la gauche, ouvrant la perspective à terme d’une fédération. Ce comité ouvrira largement ses débats en associant les militants, en organisant des campagnes de mobilisation et d’actions. »
Et de conclure malgré tout : « C'est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s'adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite. » Les autres motions, c'est certain, apprécieront cette dernière phrase. Mais maintenant qu'elle brigue la direction du PS, maintenant qu'elle a décidé de ne plus avancer masquée, Ségolène Royal ne peut pas dignement renier ses prises de position passées...
Pour contrer toute accusation de personnalisation, Ségolène Royal promet de mettre en scène une équipe Royal avance vers une inéluctable candidature Nicolas Barotte 12/11/2008 | Mise à jour : 11:33
Elle a proposé mardi un document de travail à ses adversaires.
Ça s'emballe autour de Ségolène Royal. Depuis que son entourage a largement admis qu'elle était la plus «légitime» pour être premier secrétaire, sa candidature semble inéluctable. «Il faut tirer les leçons du vote, de la réaction des militants, des sondages : à l'évidence tout cela conduit à sa candidature», explique Manuel Valls. Confirmation dans le baromètre de popularité Ifop à paraître demain dans Paris Match : Ségolène Royal progresse de 9 points à 47 %. Il ne reste plus qu'à attendre l'essentiel : une annonce de candidature, mercredi ou jeudi.
Plus subtile que ses adversaires ne l'imaginent, Ségolène Royal prépare le contre-pied. Alors que ses détracteurs l'accusent de «personnalisation», elle promet de mettre en scène une équipe. Elle a aussi pris le temps de la discussion avec ses adversaires, malgré leurs différends. Avec Martine Aubry, l'échange s'est réduit à un coup de téléphone. «Vu d'où elles partent, c'est déjà bien…», se félicite un royaliste en référence à l'inimitié profonde entre les deux femmes.
Mardi, l'ancienne candidate à la présidentielle a adressé un document de travail aux leaders des autres motions. Le texte se veut consensuel. «Le congrès de Reims doit être le point de départ d'un patient et passionnant travail de reconquête idéologique autour de nos valeurs et de nos idées face à la droite», explique-t-il. Quatre «chantiers» sont proposés aux socialistes : répondre à «la crise financière et sociale», «bâtir le socialisme du XXIe siècle», «faire du PS une force neuve» et «fédérer toute la gauche». Dans ce dernier paragraphe, les royalistes cherchent à lever les réticences de leurs adversaires qui dénoncent «la stratégie d'alliance avec le MoDem». «La stratégie des socialistes a toujours consisté d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d'un contrat de gouvernement. (…) Les socialistes ont vocation à s'adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite», répond le camp Royal.
Dans les autres motions, la proposition a été accueillie différemment. No comment chez Martine Aubry. Réponse sur le fond de la part de Bertrand Delanoë qui souhaite une ligne «claire et durable», a-t-il expliqué mardi à l'AFP. Fin de non-recevoir dans le camp de Benoît Hamon. «Le flou reste entier sur sa stratégie d'alliance, assure l'ancien président du MJS, Razzye Hammadi, anti-Royal farouche. Sa candidature est celle d'une minorité, elle divise et fracture le PS.»
Verdict le 20 novembre
C'est bien de cela qu'il s'agit : la candidature in fine de Royal elle-même. Après avoir mis ses ambitions entre parenthèses, la présidente de Poitou-Charentes est déterminée. «Apparemment, ce n'était pas un Frigidaire mais une glacière», raille Hammadi. «Il faut savoir si on est dans la personnalisation à outrance ou si on fait de la politique», explique-t-on dans l'entourage d'Aubry.
À Reims ce week-end, si aucune majorité ne se dégage, deux textes d'orientation pourraient être soumis au vote des délégués. Ils représentent proportionnellement le vote des militants sur les motions. Les partisans de Royal ne totalisent que 30 %. Il en résulterait deux candidatures au poste de premier secrétaire sur lesquelles les militants sont appelés à voter quatre jours plus tard. Mais alors, le 20 novembre, ce sont bien eux qui auront encore le dernier mot.
... Royal, envers et contre tous Yves Thréard 11/11/2008 | Mise à jour : 19:31
L'éditorial d 'Yves Thréard du 12 novembre.
Ségolène Royal, premier secrétaire du Parti socialiste. Ce n'est pas joué - le vote des militants interviendra le 20 novembre -, mais on voit mal ce qui pourrait l'en empêcher si elle annonce sa candidature aujourd'hui. Ses «amis» pourront transformer le congrès de Reims en un sommet de toutes les chicaneries, ils ne pourront, en revanche, faire d'elle plus longtemps une victime de leur mauvaise foi. Sauf à se couper définitivement de la base du parti et à se rendre ridicules aux yeux d'une majorité de Français.
Redoutable Ségolène Royal, qui avait fait mine de ranger ses ambitions au «Frigidaire». Le piège. Avec sa «bravitude», ses allures de madone, ses postures mystiques, ses audaces, ses revirements idéologiques, ses adversaires la croyaient dans l'improvisation permanente, presque dans le «n'importe quoi». Et si c'était plutôt une juste intuition qui l'animait. Celle qu'il faut faire de la politique autrement pour attirer la lumière et «parler aux gens». Arrêter la langue de bois, jeter les habits usés de l'orthodoxie socialiste, s'affranchir des guerres picrocholines du parti. À Paris, la rive gauche pouffe ; mais, ailleurs, le message passe cinq sur cinq. À l'heure de la société de la communication, c'est l'image qui domine. Elle le sait. Et comme d'autres, Nicolas Sarkozy ou Barack Obama, elle se met en scène.
Pendant que Bertrand Delanoë s'empêtre dans la conciliation du socialisme et du libéralisme, que Martine Aubry se justifie sur le partage du temps de travail, que François Hollande court après une improbable synthèse, elle laboure la campagne française, remplit les salles, se montre aux côtés des salariés malheureux de la Camif, propose de payer les cotisations des militants dans le besoin. Des gestes d'abord. Car des idées, elle s'embarrasse peu. Le modèle social-démocrate est dépassé, affirme-t-elle à la faveur de la crise financière. Par quoi le remplacer ? Elle se garde bien de répondre.
Elle est ainsi. Semblable à son mentor, François Mitterrand. Des convictions qui restent à démontrer, mais une intelligence supérieure des situations. Alors, comme lui, elle avance. Séductrice, tenace, déterminée, sûre d'elle-même. Et, comme lui, elle ira jusqu'au bout. Coûte que coûte. Il avait remporté, de haute lutte, le congrès d'Épinay en 1971. Elle gagnera, sans doute, celui de Reims. Il s'est présenté trois fois aux Français avant d'entrer à l'Élysée. Elle a perdu l'année dernière, mais elle recommencera aussi longtemps que nécessaire.
Avec une devise : tout pour le pouvoir. C'est sa force, celle que n'ont pas ses rivaux socialistes. Celle que n'a pas eue François Hollande, son ancien compagnon, en partie responsable de l'état actuel du PS. Une formation divisée, désincarnée, réduite à ses quelques succès territoriaux.
Bien difficile de savoir ce que sera le PS sous sa tutelle si elle l'obtient. Une chose est sûre : en le prenant en main, elle lui donnera enfin un visage charismatique. Ce qui lui manquait. Restera à le doter d'une politique.
Royal candidate, un «dysfonctionnement» Ségolène Royal sera candidate à la direction du PS... ou pas
Un de ses proches — qui ne veut pas être cité – le confirme, l'autre calme le jeu: on ne sait encore avec certitude si Ségolène Royal proposera bien sa candidature à la succession de François Hollande. Arrivée en tête du vote des militants le 6 novembre, elle avait fait part de sa volonté de se présenter ce lundi à l'occasion de la réunion des délégués de sa motion au Sénat, selon «Le Monde». «De oute façon, c'est inscrit dans son score», jugeait un des ses partisans. Un autre responsable politique proche de Ségolène Royal a répondu, sans vouloir non plus être cité: «personne ne peut dire qu'il est sûr qu'elle sera candidate. Elle n'a dit à personne si elle l'était».
Il s'est borné à relever que «les conditions apparaissent plus favorables» pour briguer la succession de François Hollande car le résultat du vote «est incontournable».
Ségolène Royal a publié un document de travail, qui va être remis aux représentants des autres motions, baptisé «Pour l'unité et le renouveau du Parti socialiste». Le document insiste beaucoup sur la «décentralisation» du PS, et le rôle des élus locaux. Aux fédérations par exemple de dresser un bilan de la crise financière, qui serait un «préalable à un grand forum global». Elle se verront également confier de nouvelles responsabilités, «pour que le parti fonctionne de façon ascendante». Avec à la clé, «des dotations financières plus importantes», et la mise en place dans chaque région d'une «université populaire de la connaissance». Rassemblement de la gauche
Dans ce texte, elle clarifie également la question de l'alliance avec le Modem, en réaffirmant sa fidélité à la stratégie de rassemblement de la gauche, «autour d'un contrat de gouvernement». Pour cela, Ségoène Royal préconise la création d'un «comité d'action de la gauche, ouvrant la perspective à terme d'une fédération». C'est «seulement ensuite» qu'elle envisage de dialoguer avec «toutes les frces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite»
Mi-septembre, elle avait pourtant fait part de sa volonté de mettre «au frigidaire» sa candidature, ce qui lui avait permis de rallier à sa cause les élus locaux de «La ligne claire», opposés à ce qu'un présidentiable occupe le poste de premier secrétaire.
Royal candidate, un «dysfonctionnement»
Parmi eux, il y a notamment le patron des socialistes des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, qui déclarait encore samedi qu'il ne souhaitait pas à la tête du PS«une candidate ou un candidat présidentiable, parce que immédiatement, dès l'élection du premier secrétaire, évidemment, le débat serait fixé sur la prochaine échéance. Il y aurait un dysfonctionnement de notre parti».
Lundi soir, par la voix de Patrick Menucci, on apprenait pourtant que la fédération des Bouches-du-Rhône soutiendra Ségolène Royal «si elle est candidate». Il s'est toutefois gardé de donner son sentiment sur l'opportunité de cette candidature.
Emile Josselin 20Minutes.fr - Editions du 11/11/2008 - 09h30 - Dernière mise à jour : 11/11/2008 - 17h51
Interview de Razzy Hammadi Razzy Hammadi juge sévèrement la candidature Royal: «un sentiment de combine»
Ancien président du MJS et soutien de Benoît Hamon, Razzy Hammadi juge sévèrement une éventuelle candidature de Ségolène Royal à la tête du PS…
Comment percevez vous l'éventuelle candidature de Ségolène Royal ? Si cette candidature devait s'affirmer, elle donnerait à de nombreux militants un sentiment de combine: un jour on est candidat, le lendemain on ne l'est plus pour s'attirer le soutien des grandes fédérations, et ensuite on le redevient après le vote des militants. L'objectif du texte qu'elle a publié est d'offrir un débouché aux 29% recueillis par la motion de Ségolène Royal. Plus que jamais, nous voulons offrir une alternative aux 70% qui n'ont pas voté pour elle. A part ça, il n'y a rien de neuf ni de transcendant à part une évolution concernant le Modem. Vous pensez donc qu'elle ne pourrait par parvenir à opérer de rassemblement ? Le problème, c'est que pendant la campagne, je n'ai pas compris où était le vrai du faux parmi les soutiens de Ségolène Royal. Le samedi, Gérard Collomb affirme dans une réunion que le PS doit devenir social-démocrate. Le mardi, je découvre que Ségolène Royal dit que ce modèle est «périmé». Le mercredi, lors d'une réunion avec Manuel Valls dans le Maine-et-Loire, celui-ci me dit que que les alliances avec le Modem ne sont pas à l'ordre du jour. Et je finis la semaine à Marseille, où Guérini a fait toute sa campagne sur le thème de l'alliance avec le Modem, car c'est comme cela qu'est géré l'exécutif. Il y a là l'incohérence et l’instabilité qui nous coûté si cher lors de la campagne présidentielle.
Vous prônez un «projet politique» réunissant Hamon, Aubry et Delanoë. Mais sur la question du Modem, Aubry a fait alliance avec lui aux municipales à Lille, et des partisans de Delanoë comme Michel Destot aussi, et ce dès le premier tour à Grenoble… Ségolène Royal a bien dit que le Modem ne devait pas être un prétexte. Il faut regarder les textes et celui de Ségolène Royal est le plus clair à ce sujet. Après, effectivement, il y a des actes qui ont été posés par certains. C'est ce qui fait que Benoît Hamon est le plus légitime à incarner cette démarche. Il était à 23-24% avant la rentrée du score des fédérations du Pas-de-Calais et des Bouches-du-Rhône. Son score, il l'a réalisé sans l'appui de grandes fédérations, sans l'appui des médias ni d'alliances de couloirs.
Apparemment, selon «Le Monde», les proches de François Hollande poussent à une alliance de Bertrand Delanoë avec Ségolène Royal. Cela peut-il mettre à mal votre démarche ? Les personnes dont vous parlez n'ont pas été très influentes auprès de Bertrand Delanoë. Mais cela montre bien que nous sommes face à un changement en trompe-l'oeil. Il y a Ségolène Royal, mais ceux qui la soutiennent sont les mêmes que ceux qui sont au côté de François Hollande depuis onze ans. Et puis quand on en vient à promettre à Georges Frêche sa réintégration en échange du vote de la fédération de l'Hérault… (c'est en tout cas ce que Georges Frêche affirme dans ce reportage pour l'émission Dimanche +, sur Canal +, ndlr).
Emile Josselin
20Minutes.fr - Editions du 11/11/2008 - 13h15 - Dernière mise à jour : 11/11/2008 - 14h58
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AVIS AUX AMATEURS :CE SOIR AU JOURNAL DE 20 HEURES SUR TF1 : L'INVITEE EST....SEGOLENE!! Je ne manquerai pas le "spectacle", peut-être en saurons nous plus sur sa candidature, et ses alliances...... Suspense Garanti!!!
* Invitée de TF1 à deux jours du Congrès de Reims, Ségolène Royal a refusé mercredi d'officialiser sa candidature à la tête du PS. Le guerre des nerfs s'installe chez les socialistes. * Elle dévoilera sa décision samedi au Congrès, lors du dépôt des candidatures. D'ici là, elle entend "être rassembleuse pour deux, pour trois, pour quatre".
"On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment". Dans le sillage de François Mitterrand, Ségolène Royal a fait de cette maxime du cardinal de Retz une stratégie. Forte du vote des militants, elle n'est plus à deux jours près et maintient donc le suspense. Deux mois après avoir annoncé sur le plateau de TF1 qu'elle mettait sa candidature "au frigidaire" et à 48h de l'ouverture du Congrès du PS à Reims, Ségolène Royal garde encore un peu sa candidature au frigo. Invitée du 20h de TF1, la socialiste a donc refusé de dire si elle se portait candidate à la tête du PS pour succéder à François Hollande. "L'annonce de sa candidature ce soir aurait facilité dès demain matin la constitution d'un front contre elle", décrypte un de ses partisans. Sa stratégie est double : les petits pas et in fine le vote des militants la semaine prochaine"
Pas encore candidate donc mais "j'en ai envie", a-t-elle reconnu, "et pourtant on a souvent dit que je n'étais pas une femme d'appareil, que je n'étais pas faite pour cela". Réponse à ces accusations : "les militants ont voté" et "ont donné une légitimité" à son projet, a-t-elle rappelé, promettant de "prendre ses responsabilités". Mais pas avant samedi. Car elle attend de former une majorité. Si les militants lui "ont donné cette vocation, peut-être, à diriger demain avec une équipe le Parti socialiste", elle "veut rassembler" d'abord, en vue d'un Congrès apaisé, a-t-elle martelé sur le plateau de TF1. D'autant, a-t-elle souligné, qu'elle "n'a jamais fait de sa candidature un préalable au rassemblement et à l'unité des socialistes". "Ce que je veux, c'est pousser en avant une nouvelle génération (...) mais surtout (...) être rassembleuse pour tous. Etre rassembleuse pour deux, pour trois, pour quatre", a-t-elle fait valoir.
C'est dans cette optique qu'elle "a envoyé un document de travail" à Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, les chefs des autres grandes motions pour le Congrès, a-t-elle redit. Car "cet effort de rassemblement, je le ferai jusqu'au dépôt des candidatures samedi prochain. Ensuite les militants vont voter jeudi prochain", a-t-elle dit. "Les petites phrases, les petites agressions verbales doivent cesser", a-t-elle estimé, laissant deux jours aux socialistes pour la rejoindre. Elle a d'ailleurs entretenu le suspense sur Vincent Peillon. Quant à la question d'une alliance avec le Modem, Ségolène Royal l'a vite balayée : elle "n'est pas d'actualité".
------------------------------------------------------------------------------------- 12 novembre 2008 - 20h00 Congrès PS : Invitée du 20h, Ségolène Royal fait durer le suspense Leader de la motion arrivée en tête du vote des militants, Ségolène Royal a indiqué avoir ''envie'' de devenir Premier Secrétaire du PS avant de déclarer : ''je ne suis pas une femme d'appareil''
... Pour compléter, le "compte-rendu[" de la retransciption de Dominique, moi aussi, hier à 20H, j'étais "suspendue", aux paroles de Ségolène", attendant un Scoop!!
En bonne communicatrice, elle a commencé par commenter l'un des titres de Laurence Férrari, sur la précarité de l'ensemble des "travailleurs", et a repris les thèmes chers à sa campagne, sans jamais, (comme d'habitude, dévoiler les moyens employés pour, améliorer le sort des plus démunis! Promesses, Promesses......
Mais Sainte Ségolène, n'a pas failli à sa réputtion, en prononçant ces mots : la Politique, pour moi c'est une "VOCATION", si, si je l'ai bien entendu, et vous aussi sûrement!!
A part cette "Confirmation", rien de neuf dans les tractations, avec ses amis, qu'elle cite par leurs prénoms : dans l'ordre : Martine, Bertrand, et Benoît...
L'échéance de 2012, semble être sa seule préoccupation,et pour rassurer ses "amis", elle dit ne qu'elle ne fera pas d'alliance avec le Modem, avant cette date.... le Modem, et les autres partis de Gauche,!!
Eh oui, il faut bien rassurer, Benoit Hamon, qui tout de même à fait 20% des voix, le 6 Novembre!!
Un pas en avant, deux pas en arrière : tiens çà me rappelle quelqu'un!!
Mais Ségolène, n'a pas le talent de danseur de tango, qu'avait François....MITTERRAND
Je confirme donc, ce que j'ai mis dans l'article : "Laissez venir à moi "Les petits perdants"
Rien de neuf sous le ciel de la "SOCIALIE", ce matin!!!
A samedi pour la suite du feilleton, et à Jeudi 20 Novembre pour l'accession au "Trône"!!
... Ségolène Royal a «envie» d'être candidate... mais ne l'est pas encore
«C'est vrai que j'en ai envie.» C'est tout ce que Ségolène Royal a consenti à avancer concernant sa candidature à a tête du Parti socialiste. Interrogée par Laurence Ferrari aux 20 heures de TF1, elle a fait part de sa volonté de «pousser une nouvelle génération», citant notamment les noms de Vincent Peillon et Manuel Valls.
«Je ne suis pas une femme d'appareil, je préfère le contact populaire avec les gens», a reconnu Ségolène Royal. Mais elle a justifié cette «envie» par le moment «grave» dans lequel intervient ce congrès.
«Je prendrai mes responsabilités avec mon équipe», a-t-elle éludé lorsque la présentatrice du JT lui a demandé de préciser ses intentions. Dans une démarche de rassemblement, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a toutefois dit vouloir constituer une «équipe des meilleurs responsables politique quelle que soit l'équipe à laquelle ils appartiennent».
Emile Josselin
20Minutes.fr - Editions du 12/11/2008 - 20h08 - Dernière mise à jour : 12/11/2008 - 21h05
Malgré les vifs débats qui l'agitent, les scissions, comme celles de Jean Luc Mélenchon et Marc Dolez, sont rares au Parti socialiste. En général, elles interviennent à propos de controverses politiques majeures pour la gauche. Petit retour sur ces socialistes qui décident de claquer la porte depuis 1920.
L'adhésion à l'Internationale socialiste
C'est en fait d'une scission que naît le PS, qui s'appelle Section française de l'internationale ouvrière (SFIO), en 1920. C'est le fameux Congrès de Tours : ceux qui acceptent de rejoindre l'Internationale socialiste de Lénine créent le futur Parti communiste et emmènent avec eux la majorité des militants.
La colonisation, puis l'arrivée de de Gaulle au pouvoir
A la fin des années 50, c'est une vague de scissions qui s'abat sur le PS. En cause ? La politique répressive menée par le socialisteGuy Mollet en Algérie en 1956, puis le soutien de la SFIO au retour du général de Gaulle.
Fin 1957, c'est la création de l'Union de la gauche socialiste (UGS), où des dissidents de la SFIO se regroupent avec d'anciens proches du PCF et des syndicalistes chrétiens. En 1958, c'est la création du Parti socialiste autonome, sous l'impulsion d'Edouard Debreux, ancien ministre de l'Intérieur, et ancien président du groupe parlementaire.
En 1960, additionné à un groupe de dissidents du PCF, tout cela finit par donner le Parti socialiste unifié, (PSU), en réaction à la guerre d'Algérie. Le PSU sera une force importante à gauche, prenant la présidence du syndicat étudiant Unef. En 1969, Michel Rocard se présente à la présidentielle et recueille 3,6% des voix. Pas beaucoup moins que la SFIO, dont le tandem Deferre-Mendès-France ne recueille que …5%. En 1974, une fraction importante du PSU amorce un retour au PS, sous la férule de François Mitterrand.
>> On retrouve au PSU de nombreux socialistes qui joueront par la suite un grand rôle dans les années Mitterrand :Michel Rocard et Pierre Bérégovoy deviendront premiers ministres Charles Hernu, Alain Savary, Marylise Lebranchu et Jack Lang seront ministres.
La construction européenne
C'est ce qui amène Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Intérieur, à quitter en 1993 le PS dont il est un des animateurs historiques depuis plus de vingt ans. Au contraire des socialistes, il a fait campagne pour le non au Traité de Maastricht en 1992. Il crée le Mouvement républicain et citoyen dans la foulée, et se présente aux présidentielles de 2002, où il recueille 5,3%.
La campagne présidentielle de 2007
La présidentielle et ses conséquences politiques vont entraîner une série de départs chez les socialistes. Eric Besson est le premier à franchir le pas, de manière spectaculaire, en pleine campagne présidentielle. Secrétaire national à l'économie du PS, il rallie Nicolas Sarkozy, dont il deviendra le secrétaire d'Etat à la prospective économique. Par la suite, il fonde un parti rattaché à l'UMP, les Progressistes. Bernard Kouchner et Jean-Marie Bockel suivront ensuite après l'élection de Sarkozy. Bockel fonde lui aussi un parti rattaché à l'UMP, Gauche moderne. Un des rares exemples - le seul ? - d'une dissidence socialiste partant vers la droite.
Emile Josselin
20Minutes.fr - Editions du 12/11/2008 - 19h45 - Dernière mise à jour : 12/11/2008 - 22h31
AFPTV : Pour le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, le "non" irlandais au traité de Lisbonne est "une très bonne nouvelle" Mélenchon crée le «Parti de gauche», et vise les échéances européennes
Le sénateur de l'Essonne et le député du Nord Marc Dolez viennent de l'annoncer à une conférence de presse, ils vont créer un nouveau parti, le «Parti de gauche», dont le congrès fondateur est prévu en février.
Pourquoi ce nom ?«Parce que, quand on a dit gauche, on a tout dit», explique Jean-Luc Mélenchon, les traits tirés, mais visiblement remonté comme une pendule. Il a également confirmé sa volonté de présenter des listes d'un «front de gauche» aux élections européennes de 2009. Son but? «Rassembler l'autre gauche, pour qu'elle passe en tête.»
L'ex-socialiste a affirmé l'identité «républicaine et laïque intransigeante» de son parti, en profitant pour tacler Martine Aubry : «Dans sa motion, elle dit que la laïcité, c'est la reconnaissance de tous les cultes. Alors que la loi de 1905 dit exactement le contraire.»
Complots. Concernant le Parti socialiste, le député du Nord, Marc Dolez affirme que «beaucoup de militants sont interpellés, et attendent de voir comment le congrès se termine». Si pour le moment, Dolez et Mélenchon ne sont que deux parlementaires, «nous ne devrions pas le rester longtemps», a affirmé Jean-Luc Mélenchon.
«N'allez pas vous discréditer dans des complots !», a -t-il lancé aux militants, évoquant la «forfaiture» que constituerait une alliance entre les motions opposées à Ségolène Royal. Il espère que la gauche du parti le rejoindra, «on a besoin de leur talent», explique-t-il, en parlant d'Henri Emmanuelli, Benoît Hamon, et leurs partisans, dont la motion a recueilli 19% en vue du congrès du PS.
Alliances. Le sénateur de l'Essonne a également balisé les alliances qu'il entend conclure (ou pas) en vue des européennes. Il dit s'adresser notamment aux militants du non de gauche, dont l'ancien secrétaire général de la fédération des transports de la CFDT, Claude Debons, a été un des responsable, et qui est aux côtés de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui.
En revanche, il y en dont visiblement Jean-Luc Mélenchon ne souhaite pas la présence.Cohn-Bendit ?«Nous ne nous attendons pas à ce qu'il nous saute au cou, et d'ailleurs on en serait bien embêtés.»Nicolas Hulot ?«Je ne crois pas qu'il comprenne de quoi on parle.» En revanche, il a évoqué ceux des Verts qui ont fait campagne pour le non, comme la vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France, Francine Bavay. Accueil favorable du PCF.Jean-Luc Mélenchon a dit avoir reçu un accueil «favorable» de la part du Parti communiste français. Des contacts ont été pris au NPA d'Olivier Besancenot, qui les a reçu fraîchement, parlant d'un «nouveau PS». «On ne dialogue pas par médias interposés, dont tant qu'il ne nous l'aura pas dit de vive voix, nous n'en croirons rien.»
[b]Oskar Lafontaine en guest-star.Jean-Luc Mélenchon a également annoncé un meeting de lancement avec comme invité de marque l'ancien ministre des Finances allemand, Oskar Lafontaine, qui a quitté le SPD allemand pour créer un nouveau parti de gauche, baptisé Die Linke.
Emile Josselin
20Minutes.fr - Editions du 12/11/2008 - 12h18 - Dernière mise à jour : 12/11/2008 - 13h33
«Je veux être rasssembleuse pour tous, pour deux, pour trois, pour quatre » , a déclaré Ségolène Royal mercredi soir sur TF1 Ségolène Royal a «envie» de diriger le Parti socialiste Nicolas Barotte et François-Xavier Bourmaud 13/11/2008 | Mise à jour : 07:52
[b]La présidente de Poitou-Charentes attend une réponse de ses rivaux.
Toute la journée, les socialistes ont attendu Ségolène Royal. Candidate ou pas au poste de premier secrétaire ? «Les militants ont voté, donc ont donné une légitimité au projet que j'ai porté et m'ont donné cette vocation, peut-être, à diriger demain avec une équipe le Parti socialiste. C'est vrai que j'en ai envie, et pourtant on a souvent dit que je n'étais pas une femme d'appareil», a répondu la présidente de Poitou-Charentes mercredi soir sur TF1. Elle montre sa détermination : «Je veux être rassembleuse pour tous, pour deux, pour trois, pour quatre.» À ses rivaux de se prononcer maintenant. «L'effort de rassemblement, je le porterai jusqu'au dépôt des candidatures samedi prochain», a expliqué Ségolène Royal, qui met ses concurrents au pied du mur : «S'il leur faut quelques jours,ce n'est pas un drame. Les militants trancheront en votant jeudi.» L'élection du premier secrétaire aura lieu le 20 novembre.
En attendant son intervention, les socialistes ont rejoué toute la journée le vaudeville de La Rochelle à Paris. Ils se sont croisés, épiés et évités dans l'attente d'un geste, d'un signe ou d'un appel venu du camp d'en face ou d'à côté.
Les députés PS ont la tête ailleurs. Tout occupés à préparer le congrès de Reims qui débute vendredi, les députés PS se font rares à l'Assemblée. Seuls 60 d'entre eux assistent à la réunion de groupe le matin. À son issue, il n'y a pas de point presse. Leur président, Jean-Marc Ayrault, n'a pas envie de répondre aux questions qui fâchent. Il espère encore qu'un compromis sera possible.
Le camp Royal débat. Pendant ce temps, le doute semble ressurgir dans le camp royaliste. Gérard Collomb, premier signataire de la motion et maire de Lyon, assure sur LCI que la présidente de Poitou-Charentes se lancera si «d'autres présidentiables commencent à émerger et à présenter leur candidature». Une offre de compromis ? Son premier lieutenant, Vincent Peillon, réplique plus tard sur France 2 : «Il me semble que cette candidature est légitime et (qu'elle) s'impose.»
Ségolène écrit à ses rivaux. Dans la journée, Royal envoie une lettre personnalisée à chacun de ses rivaux pour répondre à leurs objections. À Bertrand Delanoë, elle répond sur le parti et la social-démocratie. À Martine Aubry, sur la fiscalité, le pouvoir d'achat et le rôle de l'État. À Benoît Hamon, sur la crise financière, le socialisme du XXIe siècle. «Tous les sujets sont ouverts et il appartient à la future majorité de notre parti à laquelle nous souhaitons que toi et tes amis participent, de les faire avancer pour les appliquer», écrit-elle en conclusion à chacun de ses rivaux.
Les anti-Royal se concertent.«Aussi légitime soit-elle, une candidature de Ségolène Royal serait une candidature d'affrontement», prévient Michel Sapin, ex-royaliste. C'est que Royal pense être gagnante dans tous les cas de figure. En réussissant à s'emparer du parti, bien sûr, mais aussi en cas d'échec. Elle aurait alors beau jeu de se poser en victime et de renvoyer le PS à ses «archaïsmes». «C'est ce qu'elle a toujours fait, c'est ce qu'elle refera», redoutait-on dans l'entourage de la maire de Lille. La candidature Royal est un casse-tête pour Delanoë et Aubry, qui ne veulent surtout pas apparaître comme les bâtisseurs d'un front anti-Royal. D'autant qu'elle a fait un pas dans leur sens en modérant ses propos sur l'alliance avec le MoDem qui leur servait jusqu'ici de repoussoir à toute idée d'accord avec elle.
Delanoë et Aubry fuient la presse… À midi, les amis de Delanoë se réunissent dans un restaurant du VIIe arrondissement. Avant de changer de lieu : le maire de Paris n'a pas envie de répondre à la presse. C'est le silence radio chez les delanoïstes divisés. «Toutes les solutions sont envisagées», répond-on pour ne rien répondre.
Au même moment, Aubry réunit son conseil politique au conseil régional d'Île-de-France. Laurent Fabius a fait le déplacement. C'est son courant, allié à une partie des strauss-kahniens, qui porte la motion Aubry. Au bout de deux heures, elle s'éclipse. Ses partisans répondent aux questions par une formule répétée en boucle : «Ligne politique». Les aubryistes avaient prévu de présenter un texte d'orientation qui réponde aux positions de Ségolène Royal. Dans la journée, ils changent d'avis et hésitent à le rendre public : «On va voir.» Chez les royalistes, on met en garde : «À part écrire qu'ils ne veulent pas de Ségolène Royal, qu'est ce qu'ils peuvent faire ?»
… et se retrouvent pour discuter. Ils cherchent, justement. En fin de journée, Martine Aubry et Bertrand Delanoë se sont retrouvés eux aussi pour discuter. Au même moment, c'est Benoît Hamon qui réunit son courant. Il est sûr de deux choses : il ne signera pas le texte de Ségolène Royal et il restera candidat.
NTERVIEW - Moscovici : «Ni synthèse artificielle ni choc frontal» Moscovici : «Ni synthèse artificielle ni choc frontal» Propos recueillis par Nicolas Barotte 12/11/2008 | Mise à jour : 23:21
Le député du Doubs, qui soutenait Bertrand Delanoë, estime que «le débat ne doit pas se résumer à pour ou contre Ségolène Royal».
LE FIGARO. - Ségolène Royal doit-elle être le prochain premier secrétaire du PS, comme elle en a «envie» ? Pierre MOSCOVICI. - Nous voulons parler avec tout le monde. Il ne faut pas partir des questions de personnes mais du vote des militants, le 6 novembre, qui est net mais sans vraie clarté. La motion de Ségolène Royal est arrivée en tête. Dans nos règles, dans notre logique, elle est légitime pour chercher les conditions d’un rassemblement. Mais sa marge de manœuvre est limitée. Elle ne dispose pas d’un chèque en blanc : avoir obtenu 29 %, ce n’est pas comme en avoir 50. Elle a vocation à faire des propositions, mais elle doit tenir compte des autres sensibilités. Le débat ne doit pas se résumer à « pour ou contre Ségolène Royal ». Il n’y a ni allergie ni fascination à avoir à son endroit, même si elle est une personnalité qui clive. Il faut régler des questions d’orientation politique, comme la social-démocratie qui peut être revisitée, refondée mais qui n’est pas un système périmé. Comme la nature du parti : est-il fondé sur des règles communes ou doit-il devenir un mouvement qui s’affranchit des dites règles ? La cotisation est-elle une taxe ou la manifestation d’un engagement ? Il y a ensuite la question européenne et celle des alliances. Les textes doivent être clairs. Quant à la gouvernance du PS, nous verrons les propositions. Il ne peut pas s’agir de présidentialiser le parti. Il n’est pas raisonnable non plus de truster les postes de direction.
Qui pourrait être le premier secrétaire de compromis ? Cette question n’a pas de sens tant qu’on ne connaît pas d’autres candidats déclarés que Benoît Hamon. Les conditions de la synthèse ne sont pas sur la table.
La candidature de Ségolène Royal est-elle de nature à diviser le PS ? À Ségolène Royal de montrer qu’elle pourrait rassembler et de dire ce qu’elle veut construire. Mais attention à ne pas se diriger vers un congrès de synthèse artificielle ou vers un choc frontal. Le parti est fragile. Il est fondamental que sorte du congrès un PS rassemblé dans lequel les Français puissent se reconnaître. Il faut que le PS réduise sa fragmentation. Rassemblement, cohérence, stabilité, ce sont les trois mots que je souhaite pour Reims.
Ne faut-il pas régler dès maintenant la question du leadership entre les présidentiables ? Cela ne résoudrait rien. Une confrontation serait douloureuse dans l'instant et le résultat serait indistinct. Il ne faut pas confondre les échéances. Vous ne souhaitez pas un affrontement Royal-Aubry… Je n’ai pas à être pour ou contre. Les Français et les militants comprendraient mal un congrès d’affrontement qui serait dangereux pour le PS. J’appelle chacun à la responsabilité. Le sens de l’intérêt général doit dominer. Comment expliquez-vous l'échec de Bertrand Delanoë ? Il sera temps ultérieurement d’en parler. Je suis solidaire de ce qui a été une déception. Les causes existent. Nous les analyserons après le congrès. Il faut se garder de tout règlement de comptes. Cette motion doit rester unie : elle porte la cohérence et la stabilité. Tout cela sera utile dans les années compliquées qui s’annoncent pour le PS. Vos idées n'auraient-elles pas été mieux défendues si vous aviez soutenu Ségolène Royal ou Martine Aubry ? Je n'ai pas le tempérament nostalgique. La meilleure façon de défendre mes idées aurait été que ceux qui les partageaient les aient exprimées ensemble. Dès lors que cela n'était pas possible, j'ai fait un choix. Je ne le regrette pas.
Lu sur le blog.lefigaro.fr:parti-socialiste : il suffit de lire les trois lettres de Ségolène Royal, toutes en format PDF ! Vous avez un message... Par Nicolas Barotte le 12 novembre 2008 19h26
Les négociations continuent au PS pour dégager une majorité. Pas simple dans un parti divisé en quatre. Aujourd'hui, Ségolène Royal, à la tête de la plus grosse part, a adressé une lettre personnalisée à chacun de ses adversaires : Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon. L'ancienne candidate à la présidentielle tente de lever leurs réticences à son égard en répondant sur le fond.. Le Figaro a obtenu une copie des courriers.
Lettre_Benoit-Hamon.pdf
Lettre_Bertrand_Delanoe.pdf
Lettre_Martine_Aubry.pdf Sera-t-elle crue ? En tout cas, elle a fait les gestes que ses rivaux lui demandaient
Et l'on constate ce que j'avais prévu : la continuation de la scission du Parti Socialiste ! Mélenchon rêve de peser à la gauche de la gauche Rodolphe Geisler 12/11/2008 | Mise à jour : 20:56
Démissionnaire du PS, le sénateur de l'Essonne a présenté mercredi les contours de son nouveau parti, inspiré du Die Linke allemand.
La gauche française compte un nouveau parti : le PDG (Parti de gauche) ! Moins de quatre jours après avoir démissionné du PS, le sénateur de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon, et le député du Nord, Marc Dolez, ont présenté mercredi à la presse les contours du Parti de gauche, dont le congrès fondateur devrait avoir lieu courant février.
«Nous parlons bien d'un nouveau parti, pas d'un collectif ou d'un courant», a d'emblée tenu à préciser l'ancien ministre de Lionel Jospin. Très en verve, un brin exalté, Jean-Luc Mélenchon, a reconnu devant une forêt de micros et de caméras «parler avec passion, car jamais, a-t-il dit, je n'avais imaginé vivre un tel moment». Marc Dolez ne dit pas autre chose. «Je suis surpris par l'écho que rencontre notre démarche. Depuis quatre jours, nous sommes submergés par les appels de soutien ou demandes d'adhésion», dit-il. «Beaucoup de militants du PS, nous disent : “nous voulons rester socialistes, c'est pour ça que nous quittons le PS”», affirme Jean-Luc Mélenchon, après avoir dénoncé, au détour d'une phrase, «les chefs calamiteux du PS».
La rupture avec le PS est franche, totale. Pour les élections européennes de juin, les deux fondateurs du PDG appellent à un «front de la gauche». Mais pas avec le PS. Plutôt avec le PCF, avec qui une réunion est programmée mardi. Ou encore avec le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, voire avec le Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, avec qui des demandes de rencontre ont été officiellement formulées.
Lafontaine invité d'honneur du meeting de lancement
Si l'ennemi déclaré est la droite, la social-démocratie qu'incarnerait le PS n'est pas loin de l'être également. Sans détour, Jean-Luc Mélenchon assume s'être inspiré du Die Linke allemand. Pour preuve, pour «le meeting de lancement» du PDG, le 29 novembre, sans doute à Paris, l'invité d'honneur sera l'ancien ministre allemand Oskar Lafontaine, à l'origine de ce parti qui a rompu avec le SPD.«Sa présence ce soir-là donnera la signification de ce que nous voulons faire. C'est-à-dire le refus absolu d'un glissement de la gauche vers le centre gauche, qui a déjà tué la gauche de gouvernement en Italie, en Espagne ou encore en Grande-Bretagne», explique-t-il.
Déjà rejoint par Éric Coquerel, du petit mouvement Mars-Gauche républicaine (chevènementistes dissidents), ou encore par Claude Debons, qui fut très impliqué dans les collectifs pour le non au Traité constitutionnel européen, le PDG est en tractation avec la députée de Paris, Martine Billard, et le sénateur de Paris, Jean Desessard, tous deux situés à la gauche des Verts. Et qu'on ne parle pas de risque d'émiettement supplémentaire de la gauche. «Elle ne nous a pas attendus pour perdre trois présidentielles. En Allemagne, avant Die Linke, le SPD perdait aussi…», note Mélenchon.
... D'Épinay à Reims, des congrès souvent dominés par le télescopage des ambitions Guillaume Tabard 12/11/2008 | Mise à jour : 22:03
Mitterrand-Rocard, Fabius-Jospin… Revue des affrontements ayant marqué les congrès du PS.
• 1971 : à Épinay, l'OPA de Mitterrand. Tout commença par un coup de bluff. Pour le «congrès de l'unité des socialistes», réuni du 11 au 13 juin 1971 à Épinay, François Mitterrand fait croire à Alain Savary, le patron du Parti socialiste, qu'il est à la tête de 15 000 «conventionnels» (de la Convention des institutions républicaines). Ils sont en fait cinq fois moins mais Mitterrand décroche ainsi un nombre de délégués suffisant pour lancer son OPA. Sa motion n'obtient que 15 %, très loin derrière les 34 % du tandem Alain Savary-Guy Mollet. Mais l'ancien candidat de la gauche à la présidentielle de 1965 obtient le soutien de Pierre Mauroy et Gaston Defferre. Le maire de Lille et celui du Marseille lui apportent les 30 % constitués par les deux plus grosses fédérations du parti, le Nord et les Bouches-du-Rhône. Ajouté à cela le renfort de l'aile marxiste du parti, le Ceres du jeune Jean-Pierre Chevènement (8,5 %), voilà le député de la Nièvre majoritaire. «Celui qui n'accepte pas la rupture avec la société capitaliste ne peut pas être adhérent du PS», lance le nouveau premier secrétaire qui, au moment où il prononce ce discours, n'a pas encore sa carte du parti en poche…
• 1975 : à Pau, Chevènement dans la minorité. Après la présidentielle de 1974, le PS s'enrichit des anciens du PSU, Michel Rocard en tête. François Mitterrand les intègre dans sa motion, qui obtient 68 % et rompt avec Chevènement (25,4 %). Le PC dénonce un «virage à droite» du PS.
• 1979 : à Metz, la guerre Mitterrand-Rocard. Après la défaite aux législatives et dans la perspective de la présidentielle de 1981, Michel Rocard veut prendre le PS à un François Mitterrand qu'il juge «archaïque». Sa motion recueille 20,41 % et celle de Pierre Mauroy, devenu son allié, 13,61 % seulement. Mitterrand (40,1 %) est soutenu par Gaston Defferre (7,7 %) et accueille à nouveau Chevènement dans sa majorité (14,4 %). Ce congrès permet au futur chef de l'État de promouvoir sa jeune garde d'énarques : Lionel Jospin, Paul Quilès et Laurent Fabius qui lance à Michel Rocard : «Entre le marché et le plan, il y a le socialisme». Rocard rend les armes : «Si vous êtes candidat à la présidentielle, François Mitterrand, je ne le serai pas contre vous.»
• 1981 : les coupeurs de tête de Valence. Motion unique au congrès qui se réunit à Valence le 23 octobre 1981 et où les dirigeants du PS dénoncent tous ceux qui «freinent le changement». Paul Quilès menace : «Il ne suffit pas de dire que des têtes vont tomber ; il faut dire lesquelles et le dire vite !» • 1985 : à Toulouse, la concurrence Jospin-Rocard. Par un message lu au congrès, François Mitterrand impose la synthèse entre la motion de Lionel Jospin, devenu premier secrétaire en 1981 (71,4 %), soutenu par Pierre Mauroy et Jean-Pierre Chevènement, et celle de Michel Rocard (28,6 %). Le nouveau premier ministre, Laurent Fabius, profite de la neutralisation des deux hommes pour faire un tabac devant les congressistes.
• 1990 : à Rennes, le choc Jospin-Fabius. C'est le congrès cauchemar qui hante toujours les esprits, celui où les rivalités et les haines se sont exprimées au grand jour. Michel Rocard est à Matignon et Pierre MauroyRue de Solferino. Sept motions sont en lice, mais le congrès qui ouvre le 16 mars 1990 est dominé par l'affrontement des deux héritiers de Mitterrand, Lionel Jospin et Laurent Fabius, dont les motions sont arrivées au coude-à-coude (29,01 % contre 28,91 %). Jospin veut faire alliance avec Rocard (24,31 %), mais le chef de l'État s'y oppose. Pour la première fois, un congrès s'achève sans synthèse. Mauroy reste à la tête du PS. • 1994 : à Liévin, l'appel à Delors. Le 19 novembre, François Mitterrand vient faire ses adieux au PS. À l'approche de la présidentielle, le premier secrétaire Henri Emmanuelli lance à l'intention de Jacques Delors : «Jacques, je te le dis au nom de la majorité des socialistes : c'est ton devoir (de te présenter)». Mais deux semaines plus tard, Delors renonce. Une primaire opposera donc Emmanuelli à Jospin.
• 2005 : au Mans, la «synthèse molle». Dans la foulée du référendum européen sur lequel le PS s'est divisé, la motion de François Hollande obtient 53,63 %. Mais le premier secrétaire préfère réaliser la synthèse avec Laurent Fabius (21,17 %) et le NPS d'Emmanuelli (23,54 %).
Pour celles et ceux qui l'auraient manquée Le 12 novembre 2008 à 20 dans le journal télévisé de TF1 :« Congrès PS : Invitée du 20h, Ségolène Royal fait durer le suspense. Leader de la motion arrivée en tête du vote des militants, Ségolène Royal a indiqué avoir ''envie'' de devenir Premier Secrétaire du PS avant de déclarer : ''je ne suis pas une femme d'appareil'' ».
... PS - Benoît Hamon "près d'un accord" avec Martine Aubry
. Face à une Ségolène Royal maintenant le suspense sur sa candidature à la direction du parti, le candidat de la gauche du PS assure s'être rapproché de la maire de Lille.
. L'eurodéputé somme aussi Bertrand Delanoë de se positionner. "La balle est dans son camp", explique-t-il.
- le 13/11/2008 - 10h48
Benoît Hamon, candidat à la direction du PS représentant la gauche du PS, s'est dit jeudi "près d'un accord politique" avec Martine Aubry à la veille de l'ouverture du congrès de Reims. "Des rapprochements existent" avec la maire de Lille "et je suis assez heureux de voir que le travail progresse", a-t-il expliqué sur RTL, indiquant qu'il maintenait sa candidature à la succession de François Hollande.
En revanche, il s'est déclaré "pas convaincu par la stratégie d'alliance" envisagée par Ségolène Royal avec le MoDem de François Bayrou. Quant à Bertrand Delanoë"il devra dire à un moment ou à un autre ce qu'il prétend ou ce qu'il veut faire. Aujourd'hui la balle est surtout dans son camp", a estimé l'eurodéputé.
"Si demain il sort de ce congrès une forme de statu quo où derrière l'illusion de nouvelles équipes on reconduit une ligne politique qui nous a conduit à l'échec à la dernière élection présidentielle par confusion, par improvisation stratégique, je pense que se prépare le long déclin du socialisme dans ce pays", a-t-il dit à propos de Ségolène Royal, avant de lancer un appel aux autres prétendants au poste de premier secrétaire. "La balle est dans leur camp, ils sont tous des dirigeants expérimentés, il y a la possibilité aujourd'hui d'avoir une offre audacieuse, volontariste, et en même temps des équipes renouvelées", a-t-il dit.
Sur LCI, Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris, a confirmé qu'il y avait "beaucoup de discussions" entre les dirigeants socialistes autres que Ségolène Royal. "J'espère que ces 71% de militants arriveront à se retrouver", a-t-elle dit. Sur Europe 1, l'ancienne garde des Sceaux socialiste Elisabeth Guigou a dit craindre une disparition du Parti socialiste.
«Nous constatons que les positions de Ségolène Royal ne nous paraissent malheureusement pas à la hauteur des enjeux», a déclaré Martine Aubry Le Congrès du PS s'ouvre dans la plus grande confusion Nicolas Barotte 14/11/2008 | Mise à jour : 07:43 Tandis qu'Aubry adresse à Royal une fin de non recevoir, Delanoë temporise.
Tactique, faux-semblants, rivalités personnelles, méfiance contre mépris réciproques, mais aussi refondation du socialisme et renouvellement des dirigeants du parti… Les ingrédients et les enjeux du congrès du PS qui s'ouvre aujourd'hui à Reims rendent son issue incertaine. Les socialistes ont maintenant trois jours pour dénouer une situation apparemment inextricable. Dimanche, François Hollande prononcera son dernier discours de premier secrétaire, après onze années passées à sa tête. Les candidats à sa succession seront connus à ce moment. Si Ségolène Royal a «envie» d'être premier secrétaire et même si sa motion est arrivée en tête avec 29 % des votes, ses adversaires n'ont pas dit leur dernier mot. Ils n'ont aucune confiance en elle. Estimant représenter 70 % du parti, ils cherchent comment contrer la marche sur Solferino de l'ancienne candidate à la présidentielle. Jeudi, comme la veille, les dirigeants ont discuté toute la journée pour tenter de sortir de la paralysie. «Ça change toutes les cinq minutes», plaisante un responsable. Ségolène Royal, quant à elle, attend désormais de connaître les réactions de ses adversaires à ses propositions de rassemblement.
Premiers commentaires. Gonflé à bloc, Benoît Hamon est le premier à réagir à l'intervention de Ségolène Royal mercredi soir sur TF1. Le leader de l'aile gauche n'a pas été convaincu, notamment sur la question des alliances avec le MoDem. «On peut avoir le projet le plus socialiste qui soit» mais «qui peut penser qu'avec François Bayrou premier ministre le projet serait mis en œuvre ? Tout cela c'est parfaitement illusoire», lance-t-il au micro de RTL. Candidat déclaré au poste de premier secrétaire, il est catégorique : «Nous sommes près d'un accord politique avec Martine Aubry.» Dans le camp de la maire de Lille, on est d'accord sur le rapprochement mais pas sur la candidature Hamon… Quelques minutes plus tard, sur Europe 1, Élisabeth Guigou, soutien de Bertrand Delanoë, fait part aussi de son scepticisme envers Ségolène Royal. Dans le camp de cette dernière, on s'agace. «Le PS, c'est un parti de gouvernement qui doit rester à cette hauteur. Il est dans des mains qui ne sont pas très responsables ces jours-ci», râle Vincent Peillon sur BFM.
Rencontre discrète. Comment justifier une alliance anti-Royal ? Les adversaires de la présidente de Poitou-Charentes ne partagent pas sa conception de la politique et refusent son leadership. Mais elle a pris soin de lisser son discours de toute aspérité. Jeudi matin, des représentants des motions Delanoë, Aubry et Hamon se sont retrouvés pour examiner de possibles convergences. Si les delanoïstes envisagent un accord, pourrait-il être au profit d'un candidat issu de leurs rangs ? Pourquoi pas Harlem Désir ? L'intéressé dément : «Je ne suis pas candidat.» Mais il dresse un constat qui n'est pas en faveur de Royal : «Nous devons prendre acte qu'une semaine après le vote des militants, il n'y a toujours pas de majorité… Il faut que nous prenions nos responsabilités pour essayer de surmonter nos différences. Nous ne sommes pas les seuls à vouloir le faire.» Mais chez les delanoïstes, certains espèrent encore un compromis avec les royalistes. Pendant ce temps, le pôle écologique annonce qu'il «s'engage» au côté de Royal. Son résultat progresse de 1,5 %.
Une alliance face à Royal ? Sans conclure d'accord, Hamon et Aubry continuent de se rapprocher. L'objectif est clair depuis le vote jeudi dernier. Mais il faut l'expliquer. Il faut aussi s'entendre sur un candidat. «Hamon est mieux placé qu'Aubry pour défendre une ligne d'opposition à l'alliance au centre», explique-t-on à la gauche du PS en rappelant qu'à Lille, Martine Aubry a conclu un accord local avec le MoDem. «Jeudi, mon nom sera sur la table», assure Hamon qui imagine déjà les bulletins de vote. Mais forte de son statut d'ancienne ministre, Martine Aubry paraît «plus crédible», dit-on dans son équipe. «Je ne voterai jamais pour Hamon, il est trop loin de mes idées», explique un strauss-kahnien partisan d'Aubry.
La fin de non-recevoir à Royal. En fin de journée, le maire de Paris rend publique sa réponse à Ségolène Royal. Prudent, il ne ferme aucune porte mais fait part de sa «déception» vis-à-vis des propositions de rassemblement de Royal. Au même moment, Martine Aubry diffuse elle aussi un courrier à Royal. C'est une fin de non-recevoir : «Nous constatons que (ses positions) ne nous paraissent malheureusement pas à la hauteur des enjeux.» Il reste deux jours à Aubry et Delanoë pour s'entendre. Même si jeudi soir, étrangement, la maire de Lille a expliqué sur France 2 que «ce n'est pas [son] rêve de diriger le PS». http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/14/01002-20081114ARTFIG00011-les-adversaires-de-royal-ne-desarment-pas-.php
En cas de «premier tour de l'élection présidentielle dimanche», Ségolène Royal ferait nettement mieux que Bertrand Delanoë et Martine Aubry Face à Sarkozy en 2012, Royal reste la meilleure Jean-Baptiste Garat 13/11/2008 | Mise à jour : 21:14
Le chef de l'État arriverait largement en tête au premier tour. Si elle se présentait, Martine Aubry serait devancée par François Bayrou.
Au congrès de Reims, ce week-end, les socialistes vont se chercher un leader. Mais ils pourraient déjà s'être trouvé un candidat pour la présidentielle de 2012. C'est en tout cas l'un des principaux enseignements du baromètre Politoscope Le Figaro-LCI réalisé par l'Institut OpinionWay. En cas de «premier tour de l'élection présidentielle dimanche», Ségolène Royal ferait nettement mieux que Bertrand Delanoë et Martine Aubry.
L'ancienne candidate à l'Élysée réunirait en effet 24 % des suffrages, un score légèrement en retrait par rapport au 25,9 % qu'elle avait obtenu le 22 avril 2007. Si Bertrand Delanoë représentait le Parti socialiste, il n'obtiendrait que 18 % des voix selon OpinionWay. Quant à Martine Aubry, elle ne recueillerait que 16 % des intentions sur son nom.
Le spectre du premier tour
Quelle que soit l'hypothèse, le candidat PS serait nettement distancé par Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote : 33 % des personnes interrogées estiment qu'elles auraient le plus de chance de voter pour le président de la République si Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë se présentent ; 34 % s'il affronte Martine Aubry. Dans tous les cas, il progresse par rapport au premier tour de 2007 (il avait obtenu 31,2 % des suffrages) et conserve face à Ségolène Royal un niveau équivalent à celui de la précédente étude OpinionWay de mai.
À trois ans et demi de la présidentielle, un spectre ressurgit cependant dans le plan de bataille des socialistes, celui de l'élimination au premier tour, comme l'a connu Lionel Jospin en 2002 face à Jean-Marie Le Pen. Si le leader du Front national semble incapable de troubler à nouveau le jeu électoral (il recueille 7 % des intentions de vote selon OpinionWay), François Bayrou menace lui directement la qualification des potentiels candidats socialistes.
En recueillant 18 % des suffrages, le président du MoDem fait jeu égal avec Bertrand Delanoë et devance Martine Aubry de deux points. Seule Ségolène Royal semble aujourd'hui en mesure d'ouvrir les portes du second tour à la gauche, reléguant le centriste à la troisième place avec 16 %.
Plus surprenant encore, la présidente de Poitou-Charentes est la candidate socialiste la mieux à même de contenir l'extrême gauche. Face à elle, Olivier Besancenot recueille 10 %, alors qu'avec Bertrand Delanoë ou Martine Aubry, le patron de la LCR atteint 12 %. En toute hypothèse, il domine largement les candidatures du PC, de Lutte ouvrière, du Parti des travailleurs ou de José Bové.
Ségolène la mieux placée
Ségolène Royal serait donc la mieux placée pour réunir l'ensemble de la gauche, obérant la stratégie interne au PS d'un positionnement plus à gauche, prônée par Martine Aubry et ses alliés, et celle d'un «réformisme assumé» défendue par Bertrand Delanoë. Signe que sa main tendue au MoDem ne lui aliène pas la sympathie de la gauche de la gauche. Ni que ses déclarations sur l'interdiction des licenciements dans les entreprises bénéficiaires ne rebutent les électeurs du centre. Dernier indice, enfin, de l'audience que Ségolène Royal obtient au-delà des appareils politiques : un électeur sur cinq ayant voté pour elle au premier tour en 2007 se tournerait vers l'abstention, le vote blanc ou nul si le PS était représenté par Martine Aubry ou Bertrand Delanoë. http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/14/01002-20081114ARTFIG00007-face-a-sarkozy-en-royal-reste-la-meilleure-.php
... Royal envoie des textes aux autres leaders, qui se réunissent pour la contrer, et Delanoë en remet une couche
Delanoë aurait rejetté une candidature Aubry ou Hamon Des représentants des motions de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon se sont réunis jeudi en fin de matinée à l'Assemblée nationale, leur première rencontre depuis le vote des militants, selon un responsable d'une des motions. Selon un proche d'une des motions, les amis du maire de Paris ont opposé une fin de non recevoir à une candidature de Martine Aubry ou de Benoît Hamon au poste de premier secrétaire.
Aubry rejette les conditions de Royal Première à répondre, la maire de Lille a rejeté jeudi les propositions faites par Ségolène Royal aux autres motions, les jugeant «pas à la hauteur des enjeux». Elle continue cependant de penser qu'il est possible de «construire une majorité de gauche» au congrès de Reims, «comme l'ont souhaité les militants».
Delanoë écrit lui aussi sa lettre en forme de réponse à Royal Dans une lettre aux militants, le maire de Paris prend le contre-pied quasi exact des propositions de Royal. Il a insisté sur le besoin des «amis sociaux-démocrates». Ségolène Royal avait jugé «périmé» le modèle social-démocrate. Concernant le rapport au Modem, il précise : «nous n'avons pas le droit d'être ambigus : on ne peut porter un projet de gauche qu'avec les formations politiques qui se reconnaissent durablement dans les valeurs de la gauche». Et il maintient son opposition à la baisse des cotisations. Ca sent quand même un peu l'alliance Aubry-Hamon-Delanoë...
Premier ralliement pour Royal Elle va bénéficier des 1,5% du Pôle écologique, qui salue «la reconnaissance de la transformation radicale du mode de développement comme priorité forte de notre parti». Toujours ça de pris. Ils se prononcent en faveur d'«un(e) candidat(e) de large rassemblement et de profond renouvellement».
Royal écrit à ses «camarades» Ségolène Royal a écrit à Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon pour trouver un compromis en vue du congrès PS de Reims qui s'ouvre vendredi. Elle a affiché son accord avec Martine Aubry«sur la hausse des salaires dont fait partie le SMIC», ajoutant : «la question du pouvoir d'achat va bien au-delà de la question du SMIC et englobe tous les salaires, et notamment les salaires moyens».
A Bertrand Delanoë, qui avait fait part de son «interrogation», elle répond que l'interdiction des licenciements doit concerner «les entreprises qui font des bénéfices». Elle maintient en revanche que le modèle social-démocrate est «insuffisant» et plaide pour «un Etat préventif». Sur la question des cotisations, il faut selon elle que «le niveau de cotisation soit revu à la baisse», tout en maintenant une «progressivité» encourageant «ceux qui en ont les moyens à donner plus».
A Benoit Hamon qui s'inquiétait d'une éventuelle alliance avec le Modem, elle précise n'avoir «jamais prôné un renversement d'alliance».
E.J.
20Minutes.fr - Editions du 13/11/2008 - 16h04 - Dernière mise à jour : 14/11/2008 - 09h01
... La longue histoire du rapprochement Aubry-Hamon pourrait trouver son terme
Cette fois-ci, ça pourrait marcher. Interrogé sur RTL, Benoît Hamon, le leader socialiste de la motion «Un monde d'avance», qui a recueilli 19% lors du vote des militants, a révélé que «des rapprochements existent» avec Martine Aubry. «Je suis assez heureux de voir que le travail progresse», s'est félicité le député européen, qui avait déjà essayé de rallier la maire de Lille en 2003. Reste la question de la candidature au poste de premier secrétaire que proposerait l'alliance Aubry-Hamon.
Car, si les partisans de Martine Aubry à la fédération du Nord font état d'une «grosse détermination» de la maire de Lille à aller au bout de sa démarche, Benoît Hamon a dit être «toujours candidat» : «C'est annoncé depuis le début, on va essayer d'être clair dans ce congrès.»
Une longue histoire
Entre Martine Aubry et Benoît Hamon, c'est une longue histoire : le second a travaillé au cabinet de la première lorsqu'elle était ministre de l'Emploi au gouvernement Jospin de 1997 à 2001. Et en 2003, il avait essayé de convaincre Aubry de rejoindre les rangs du Nouveau parti socialiste qu'il avait créé avec Montebourg et Peillon. Sans succès: la maire de Lille avait préféré rester dans la majorité conduite par François Hollande, qui l'avait emporté. Une décision que, rétrospectivement, François Lamy, lieutenant de Martine Aubry, avait confié regretter : en juin dernier, il nous avait parlé d'une «erreur».
Si politiquement les itinéraires ont été différents, en revanche, affectivement, les ponts n'ont jamais été coupés. En témoigne cette anecdote rapportée par «Sud-Ouest»(article payant ici, mais toujours dans le cache de Google là) : lorsqu'Aubry est allée tenir une réunion cet automne à Brest, d'où Hamon est originaire, celui-ci a reçu deux coups de fil. L'un d'Aubry, et l'autre de sa mère. Les deux s'étaient rencontrées à l'issue du meeting et avaient évoqué le «petit». Qui aujourd'hui entend bien discuter d'égal à égal avec son ancienne patronne au ministère.
Emile Josselin
20Minutes.fr - Editions du 13/11/2008 - 09h40 - Dernière mise à jour : 13/11/2008 - 11h49
... Congrès PS - Ultime réunion Delanoë-Hamon-Aubry avant Reims
. Il s'agissait aussi de "faire en sorte que ce congrès ne soit pas un congrès de divisions, mais qu'il en sorte une majorité", a ajouté Harlem Désir après la rencontre.
. A Reims, Ségolène Royal va tenter de faire échouer aux yeux de l'opinion un front uni contre sa victoire dans le parti.
- le 14/11/2008 - 12h58[/b]
EN DIRECT : toutes les coulisses, les rebondissements et les images du Congrès de Reims grâce aux deux envoyés spéciaux de LCI.fr et les équipes de LCI et TF1
Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon et leurs lieutenants se sont réunis sans Ségolène Royal pendant une heure et demie vendredi à Paris juste avant de prendre le train pour Reims où s'ouvre dans l'après-midi le congrès du PS.
Il s'agissait d'"essayer de rassembler ceux qui semblent proches sur la conception du PS, de son ancrage à gauche, de ses alliances, de ses orientations", a déclaré un proche de Bertrand Delanoë, Harlem Désir, à l'issue de cette réunion dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. "Il faut que là où il y a des différences on en prenne acte", a ajouté Harlem Désir, évoquant notamment la question "des alliances avec le MoDem" ou "l'attachement à un parti de militants pas un parti de supporteurs".
Il s'agissait aussi de "faire en sorte que ce congrès ne soit pas un congrès de divisions, mais qu'il en sorte une majorité", a ajouté Harlem Désir après la rencontre, qui a eu lieu dans l'appartement de fonction de Marylise Lebranchu, une des trois questeurs de l'Assemblée, proche de Martine Aubry. "Nous sommes des gens responsables"
Les autres participants ont tenté de dissiper le spectre d'une réunion anti-Royal. "Je vais discuter avec des amis sur le fond pour voir comment on aborde ce congrès", avait déclaré Bertrand Delanoë à son arrivée. Alors qu'on lui demandait s'il pourrait être candidat à la tête du PS face à Ségolène Royal, le maire de Paris a répondu : "Je ne sais pas. Je me détermine par rapport à la ligne politique".
Martine Aubry a affirmé de son côté qu'elle avait "discuté avec des amis comme nous l'avons fait avec Ségolène" pour "répondre aux Français qui actuellement crèvent de la baisse du pouvoir d'achat". "Nous avons discuté ensemble de cette ligne politique qui doit être forte", a ajouté la maire de Lille avant de lancer aux journalistes : "vous passez votre temps à dire que nous avons des haines. Ce n'est pas le sujet. Nous sommes des gens responsables". Pour sa part, Benoît Hamon s'est éclipsé sans un mot, escorté par Henri Emmanuelli.
Pour celles et ceux qui suivent le feuilleton du malaise socialiste... en vue d'une scission éventuelle... En ce moment en direct sur la chaîne de télévision Parlementaire LCP/Assemblée Nationale : Evénements 15H 03H 30min 00s. Le 75ème congrès du Parti socialiste
INFO - CONGRES PS. 14/11/2008 | 11:16 PS: un congrès sur fond de divisions
Le 75e congrès du parti socialiste s'ouvre vendredi après-midi à Reims pour se terminer dimanche
La famille socialiste est plus divisée que jamais. Pour la première fois depuis 1990, aucune majorité ne s'est dégagée à l'issue du vote des militants sur les motions en lice.
Au cours de ce congrès, elle doit se doter d'une nouvelle orientation politique et d'un dirigeant pour succéder à François Hollande, en poste depuis 1997.
Qui succédera à Hollande ? Ségolène Royal, dont la motion est arrivée en tête avec 29 %, tente de construire un rassemblement. Deux de ses proches, Vincent Peillon et Manuel Valls, ont déclaré vendredi matin qu'elle serait bien candidate. A quelques heures de l'ouverture du congrès, ils ont déploré dénoncé les "manoeuvres d'empêchement" des autres courants. Ils ont aussi regretté qu'ils n'aient pas répondu favorablement à l'offre de rassemblement qu'elle avait formulée.
Et ce sans exclure sa propre candidature au poste de premier secrétaire, qu'elle avait mise "au frigidaire".
L'ex-candidate à l'Elysée a pris des contacts avec ses principaux rivaux. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë (25,29%) qui se dit "inquiet", appelle au rassemblement de tous les socialistes et reconnaît des "différences" avec la présidente de Poitou-Charentes tout en affirmant vouloir poursuivre l'"échange".
Plus sévère, la maire de Lille Martine Aubry (24,32 %) a rejeté jeudi les propositions de Mme Royal. Elle les juge "pas à la hauteur des enjeux" tout en souhaitant un rassemblement "sans exclusive". De son côté, l'eurodéputé Benoît Hamon (18,46 %), qui représente l'aile gauche du parti, est toujours candidat à la succession de François Hollande et est favorable à un "accord politique" avec la maire de Lille.
Même si de nombreuses interventions sont attendues dès vendredi après-midi, l'essentiel se passera dans les coulisses. Moment-clef : la "nuit des résolutions" de samedi à dimanche, familièrement appelée "la nuit des longs couteaux", où une commission ad hoc tentera de trouver une "synthèse".
Majorité à Reims ou pas, le futur premier secrétaire sera, quant à lui élu, directement par les militants... le 20 novembre. Revue de presse "La logique de fragmentation" du PS à l'issue du vote des militants inquiète la presse, qui fait les comptes à une semaine d'un Congrès à hauts risques.
"Les militants socialistes ont un peu joué au Raoul des tontons flingueurs : quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile. Voilà donc le PS façon puzzle, comme prévu", écrit Xavier Panon dans la Montagne.
Le Parti socialiste est-il entré dans une "logique de fragmentation ?", demande Jean-Paul Pierrot (L'Humanité) qui constate que "le parti socialiste sort amoché d'une guerre des ego". "Cette logique de fragmentation (...) n'est-elle pas le résultat d'une gestion ramollo d'un François Hollande ?", s'interroge à son tour Hervé Chabaud (Union de Reims).
Tous les quotidiens s'entendent sur l'ascendant pris par Ségolène Royal avec 29 % des voix des adhérents, devant Bertrand Delanoë et Martine Aubry, "les grands perdants" de la lutte interne. Certains prédisent à la présidente de Poitou-Charentes un nouveau parcours semé d'embuches, d'autres annoncent son retrait de la compétition au poste de premier secrétaire alors que le "TSS, Tout Sauf Ségo" (Yann Marec/Midi Libre) fait déjà rage.
Le Monde croit que "Mme Royal a tout intérêt à laisser sa candidature à la tête du PS au 'frigidaire' et à passer le relais à une nouvelle génération". Le quotidien lui réclame "de l'audace !". Un sentiment partagé par Jean-Marcel Bouguereau, l'éditorialiste de La République des Pyrénées : "tout indique que Ségolène Royal n'entend pas poser sa candidature à la succession de François Hollande, mais plutôt y mettre l'un de ses partisans". Il avance le nom du député européen, Vincent Peillon, "talentueux" et "bon orateur".
"Tout n'est pas rose" pour Ségolène, constate Paul-Henri Limbert dans le Figaro. "Si elle a ébranlé le vieux système, elle ne l'a pas terrassé. Or, elle aura besoin de lui pour former une majorité lors du Congrès de Reims", estime pour sa part l'éditorialiste.
Laurent Joffrin (Libération) pense que "la crise financière change la donne politique". "Les motions une fois départagées, le PS peut-il s'organiser en conséquence ? Peut-il faire sortir une direction forte et stable d'une compétition confuse, tissée d'intrigues et de ressentiment personnel ? C'est pour lui une question de vie ou de mort", écrit-il.
"Le PS est aujourd'hui un Titanic sur lequel les musiciens joueront la musique désaccordée de l'unité jusqu'au naufrage", pense Olivier Picard (Les dernières nouvelles d'Alsace). "Il ne manque plus que les bulles pour adoucir le désastre annoncé d'un géant en perdition", conclut-il. Bulles : un mot qui sonne bien à Reims, capitale d'une célébrissime boisson à bulles...
Ca y est enfin : c'est officiel !!!!! Congrès PS - EN DIRECT : Royal y va, les anti se cherchent
*En coulisses minute par minute - 3 heures après l'ouverture du Congrès, Valls a finalement annoncé la candidature de Royal. Et Delanoë a lancé une proposition à Aubry et Hamon. A suivre...
Notre envoyé spécial à Reims :Renaud PILA - le 14/11/2008 - 22h08
Reims 2008 : Renouveau ou Fiasco ?
20h30 - Delanoë pas prêt à soutenir Aubry Aussitôt après l'annonce de la candidature de Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et ses partisans décident de ne soutenir ni Benoît Hamon ni Martine Aubry comme candidat au poste de premier secrétaire, a annoncé le député Michel Sapin. Il n'exclue pas un accord sur un texte commun... mais "à condition que ce candidat de rassemblement soit issu de la motion A". Comprenez la sienne, soutenue notamment par François Hollande, décrypte Michel Sapin. Le maire de Paris attend "une réponse d'ici demain matin" de Martine Aubry et Benoît Hamon. Et Sapin d'ajouter une petite pique : les difficultés avec ces deux motions ne portent pas sur le fond, "ils sont prêts à signer n'importe quoi" du moment qu'ils sont soutenus pour le poste de premier secrétaire, assure-t-il. 20h15 - L'annonce tant attendue Ségolène Royal est candidate au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste ! Mandaté pour faire cette annonce, le député Manuel Valls lance enfin la phrase à la presse en marge du Congrès. Et Vincent Peillon serait Premier secrétaire délégué en cas d'élection de Royal. L'annonce a été faite à l'issue d'une réunion des délégués départementaux de la motion défendue par Ségolène Royal, qui ont voté pour qu'elle soit candidate. 20h - L'appel de Hollande Pendant que tout le monde discute encore et encore, François Hollande lance un appel à l'unité des socialistes, estimant qu'un parti "ne peut pas être dans le 'tous pour', ou le 'tous contre'", mais doit être dans "le tous ensemble". 19h45 - Chaque camp dans sa tante... La dramaturgie et la scénographie des Congrès socialistes, héritée de la tradition, faire sourire les jeunes journalistes mais ne surprend pas les vieux briscards. Depuis la fin des débats dans la grande salle jusqu'à 20h30, les membres de chaque motion (Delanoë, Aubry, Hamon et Royal) sont réunis à huis clos sous une tante qui leur est dédiée, pour discuter des alliances en vue d'une synthèse. Quatre tantes sont donc dressées devant le parc des Expositions, loin des micros et des caméras. Mais la tentation est grande d'aller y faire un tour pour entendre ce qui s'y trame. A plus tard...
18h40 - RdV vers 21h... Les amis de Ségolène Royal devraient appeler à sa candidature après la réunion de leur motion vers 21 heures.
18h30 - Royal ou "la force de changer" "J'attends que nous ayons la force de nous unir et que nous ayons la force de changer", a affirmé à son arrivée Ségolène Royal. "Je souhaite que lundi, lorsque les Français vont aller au travail, ils puissent se dire ‘les socialistes sont aussi au travail'", a-t-elle ajouté.
18h00 - La motion Delanoë en arbitre Les manoeuvres continuent. Le tandem Aubry-Hamon n'étant pas scellé, Bertrand Delanoë est en position charnière. Ça s'agite d'ailleurs beaucoup autour de François Hollande pour proposer une autre voix : 'ni tout sauf Ségolène, ni tout pour Ségolène'. Reste que la cohésion de la motion Delanoë reste extrêmement fragile. 17h30 - Royal arrive dans une cohue indescriptible "Attendez, Monsieur, vous m'écrasez le pied là... Ce n'est pas moi, on me pousse..." Notre envoyé spécial à Reims tente tant bien que mal de suivre l'arrivée de la star. Autour de 17h20, la voiture de Ségolène Royal est arrivée devant l'entrée principale de la salle du Congrès. Une forêt de caméramen et de photgraphes l'ont empêchée de sortir de son véhicule. Après une première tentative, elle a refermé la porte et fait avancer la voiture de quelques mètres. Puis elle est sortie, protégée par un ou deux gardes du corps et Manuel Valls. Elle a mis pas moins de 10 minutes pour faire dans la bousculade les quelques dizaines de mètres qui la séparaient de la salle. 17h00 - "La dernière volte face de François Hollande" Peu avant le discours de bienvenue de la Maire de Reims, François Hollande répétait à quelques journalistes que "Ségolène Royal faisait bien d'essayer de rassembler jusqu'au bout". Le premier secrétaire a réalisé en 24 heures une volte face qui a fait sourire même ses amis. Hier, dans une interview il affirmait que la motion de Delanoë devait se tenir prête à "prendre l'initiative en cas de blocage". Mais aujourd'hui plus question de cela. Le maire de Paris n'est "pas dans l'esprit de le faire", selon ses amis, qui le disent "assez abattu par sa défaite". Du coup, François Hollande affirme qu'en cas d'ultime blocage ce sera aux militants de trancher jeudi prochain.
16h00 - Le Congrès s'ouvre enfin... Avec une heure de retard, le congrès s'est ouvert pour l'instant dans une ambiance calme.
12h00 - "La guerre des sms" Dans l'immense salle de presse où sont attendus plus de 600 journalistes français et étrangers, c'est le calme avant les tempêtes dont les socialistes français ont le secret. Le Congrès ouvrait quelques heures plus tard dans la grande salle plénière mais en coulisses, il était ouvert depuis des jours sur nos téléphones portables. La "guerre des sms" en langage ado fait rage. "BD ne v pas de MA", "tout se joura le 20", "il è tendax"... A vous de traduire.
11h00 - "La place doit être bonne..." Dans les rues de la ville, les Rémois vivent dans l'indifférence la sacrée réunion du PS. "Ici, les gens se sont recroquevillés depuis quelques mois sur leurs problèmes et la crise. On a plein de soucis, alors qu'ils se bagarrent, nous on les laisse se bagarrer. C'est que la place doit être bien bonne", lâche un chauffeur de taxi. "Si seulement les déplacements des gens importants dans les rues pouvaient convaincre Adeline Hazan (maire de la ville) que les travaux du futur tramway nous rendent la vie impossible". L'élu local, toujours un pied dans les soucis du quotidien et l'autre dans les coulisses de la guerre du pouvoir. La maire de Reims rêve de voir son amie Martine Aubry succéder à François Hollande. Elle confiait il y a quelques temps à LCI.fr qu' "elle en a aujourd'hui la dimension politique".
10h00 - "Où loge Ségolène ?" Les "festivaliers" de la Rochelle ont laissé place aux congressistes de Reims. Mais l'atmosphère risque d'être aussi irrespirable, le soleil en moins. Ce matin, les taxis guettaient l'arrivée des premiers militants. Ce matin, les photographes people guettaient les grands hôtels de la ville pour immortaliser l'arrivée des "stars" du PS, et en premier lieu de Ségolène Royal. "Où logent-ils ?" était LA question. François Hollande gardera son humour jusqu'au bout puisqu'il aurait pris ses quartiers au grand hôtel de... la Paix. Bertrand Delanoë et ses proches auraient eux préféré s'éloigner un peu du centre pour un bel établissement avec un parc.
Quant à Ségolène Royal, la rumeur la dit dans un grand hôtel rémois mais la présidente de Poitiou-Charentes n'aime rien tant que brouiller les pistes donc prudence. Quant à votre serviteur, il a établi son modeste QG au "Pigeon fidèle", petit hôtel de routiers qui a son charme.
En marge du Congrès de Reims : où il est encore question de scission du Parti Socialiste !!!! Vallini prochain ministre d'ouverture ? B. J. 14/11/2008 | Mise à jour : 20:22
Qui remplacera Jean-Pierre Jouyet ? François Fillon s'est bien gardé de répondre à la question. «Non, non, je ne sais pas.» À l'Élysée, les conseillers sont peu bavards sur le sujet. Mais le président de la République et son premier ministre s'accordent sur un point : le départ de Jean-Pierre Jouyet ne remet pas en question la stratégie de l'ouverture à gauche. Pour François Fillon, «ce n'est pas la fin de l'ouverture. Rien n'empêche le président de proposer à d'autres personnalités d'ouverture des responsabilités à l'avenir», renchérit-il.
Plusieurs proches du chef de l'État assurent que les postulants ne manquent pas : «On a des candidats. Il y en a même pas mal et vous seriez surpris par certains noms.» Quelles personnalités de gauche pourraient rejoindre Bernard Kouchner, Éric Besson, Jean-Marie Bockel, Martin Hirsch et Fadela Amara ? Les noms de Jack Lang, Claude Allègre ou Jean-Michel Baylet avaient été cités, mais ne semblent plus d'actualité.
En fait, Nicolas Sarkozy attend la fin du congrès de Reims. «Il va y avoir des gens écœurés», anticipe un sarkozyste. Certains socialistes seraient «mûrs», dit-on. Le nom d'André Vallini, député de l'Isère, est le plus souvent avancé. L'intéressé a déjà démenti une information de L'Express. Mais sa lettre alambiquée n'a convaincu personne. Vendredi, une source gouvernementale a confirmé au Figaro que Vallini pourrait faire partie des futurs ministres d'ouverture. http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/15/01002-20081115ARTFIG00211-vallini-prochain-ministre-d-ouverture-.php
Pour rappels, personne n'ignore qu'André Vallini fut le Président de la Commission d'Enquête Parlementaire sur l'Affaire dite d'"Outreaux"... Dominique Dutilloy
... Dominique, Sarkozy, est vraiment un fin stratège..... Diviser pour mieux régner, il n'y a pas qu'au PS, que celà se passe!! Il va profiter de la division des différents "acteurs" du congrès de Reims, pour faire reigner à nouveau la zizannie, en ouvrant le gouvernement à un autre socialiste, déçu surement, par l'innomable bataille des chefs, qui s'y déroule!!!
Quel Talent, quant à ceux qui se laissent tenter par les honneurs, et le poste : quel manque de respect de soi!!!! Merci Dominique SOPHY
@ SOPHY SOPHY, le Président Nicolas Sarkozy est à l'égal du Président François Mitterrand !
Je m'explique : - François Mitterrand, lorsqu'il a attiré à lui les Communistes, s'est servi du dégoût profond que certains militants communistes éprouvaient face au soutien exprimé, par le Parti Communiste Français, à la politique menée par les dirigeants de l'Union Soviétique. De ce fait, beaucoup de militants communistes, ayant déchiré leur carte, se dirigèrent vers le Parti Socialiste ou vers l'apolitisme, faisant partie, déjà, des Deçus de la Gauche ! - Nicolas Sarkozy, lorsqu'il a attiré à lui des Socialistes, s'est servi du dégoût profond que certains militants socialistes avaient à l'encontre de leurs dirigeants, dont le plus célèbre d'entre tous : Lionel Jospin, qui n'avaient pas su répondre aux attentes des Français face à cette crise que subit la France depuis bien des années !
Par ailleurs, si André Vallini s'en va vers la Sarkozie, ce sera très grave pour le Parti Socialiste... aussi grave que les départs de Jean-Luc Mélanchon et de Luc Dolez... En effet, André Vallini, qui, et cela a été maintes et maintes fois démontré, est très proche de ses électeurs, s'occupant de leurs problèmes quotidiens, aura permis aux Innocents d'Outreaux de retrouver leur honneur enfin ! Il aura également mis le doigt sur les imperfections de la justice française. De plus, cet homme est un homme intègre, pragmatique, ouvert au dialogue... Bref, pour moi, André Vallini est, tout comme Hubert Védrines, un Grand Homme d'Etat ! Voila ce que le Parti Socialiste risque de perdre !
je crains fort, pas pour moi, mais pour le Parti Socialiste, que le Chef de l'Etat ait réussi son coup !
Les Socialistes sont responsables de cette déroute, tout comme ils sont responsables de cette crise que nous subissons... Ils ne doivent s'en prendre qu'à eux mêmes ! De plus, ils nous ont infligé un navrant spectacle constitué par cette guerre du trône, aussi bien à l'Université d'Eté de La Rochelle (cet été) qu'au Congrès de Reims (actuellement et immédiatement avant)...
En ce qui concerne le PCF, si vous retournez sur les premiers chapitres de mon "Divorce sans Consentement Mutuel", vous constaterez que ce parti est également responsable de son actuelle déroute...
... Congrès PS - Le psychodrame débouche sur une finale à trois * Le congrès de Reims a échoué à trouver la synthèse désirée, et trois candidats seront en lice pour le poste de Premier secrétaire : Ségolène Royal, Benoît Hamon, Martine Aubry. * Il reviendra aux militants de trancher, jeudi prochain, et de désigner le prochain patron du PS, qui héritera d'un parti profondément divisé.
- le 16/11/2008 - 13h06
Reims 2008 : Renouveau ou Fiasco ?
La réédition du funeste Congrès de Rennes, en 1990, n'a pu être évitée. Le PS sort divisé de son 75e congrès à Reims, sans majorité pour le gouverner, après avoir échoué à trouver le moindre accord sur une orientation et un nouveau leader. Sortie en tête du vote des militants le 6 novembre avec 29% des voix, Ségolène Royal n'est pas parvenue à réunir une majorité du parti autour des orientations qu'elle proposait pour "la rénovation" du Parti socialiste. Ce qui ne constitue pas vraiment une surprise en raison de l'hostilité qu'elle suscite au sein du PS. "C'est le corps électoral - les militants du Parti socialiste - qui vont jeudi prochain choisir le prochain ou la prochaine Premier secrétaire", a bien dû constater François Hollande. C'est un "moment difficile", a-t-il reconnu mais "il sera surmonté par les militants eux-mêmes".
Conclusion de ce week-end où les divisions se sont étalées au grand jour, dimanche, à l'heure-limite du dépôt des candidatures, trois avaient été déposées : celles de Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal. Bertrand Delanoë, pour sa part, a jeté l'éponge, "pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion". "Nous n'avons pas trouvé de compromis, je le regrette"
Les dernières tractations, dans la nuit de samedi à dimanche, puis dimanche matin, n'ont pu dépasser ce constat de désunion : pas d'accord avec la motion de Ségolène Royal, mais pas d'accord non plus entre les autres motions. En cours de nuit tout d'abord, Ségolène Royal a quitté la commission des résolutions, l'instance restreinte qui traditionnellement confectionne les synthèses de congrès, au bout de trois heures d'une réunion qualifiée de part et d'autre de "simulacre de dialogue". S'exprimant alors devant la presse, elle a commenté : "La main tendue aux autres partenaires n'a pas été saisie". Son départ a été suivi d'une rencontre à trois, qui n'a pas connu plus de succès, entre les chefs de file des trois autres grandes motions, Bertrand Delanoë, Martine Aubry (25% environ chacun) et Benoit Hamon (19%). Si un accord paraissait possible sur un texte commun, il n'a pu se faire sur un candidat unique.
Dimanche matin, alors que deux candidats (Ségolène Royal et Benoît Hamon) étaient déjà en lice, Martine Aubry, à son tour, a fait acte de candidature, suscitant les commentaires désabusés de l'entourage de Bertrand Delanoë, regrettant la stricte "logique de blocage" ayant motivé l'attitude de la motion menée par Aubry. Montant en fin de matinée à la tribune, le maire de Paris se désolait, au cours d'une intervention de quelques minutes à peine : "Nous n'avons pas trouvé de compromis, je le regrette (...) Nous n'aurons pas de candidat au poste de Premier secrétaire (...) Vous pourrez toujours compter sur les convictions, l'engagement et le désintéressement de la motion A et du militant que je suis". Ce à quoi Martine Aubry répondait peu après en récusant toute opposition de personne : "Je respecte chacune des personnes qui s'est exprimée ici. Mais la grandeur de la politique, c'est d'aller au bout de ses convictions, pour relancer la France".
Depuis l'ouverture du Congrès, le principal point de blocage s'était cristallisé autour des alliances entre socialistes et centristes du Modem que Ségolène Royal juge souhaitable d'ici 2012 pour évincer Nicolas Sarkozy. Une option qu'a refusée l'ensemble des autres courants. Ce que l'ancienne candidate à la présidentielle considérait comme "un prétexte" visant à lui faire obstacle. S'exprimant en son nom dimanche matin à la tribune, Vincent Peillon n'a pas manqué de le souligner une nouvelle fois : "il faut justifier aux yeux des Français que ce rassemblement n'ait pas eu lieu. Nous l'avons recherché, en sincérité, sur le fond (...) Aucun amendement ne nous a été présenté (...) La motion E était prête au compromis". Quant à Ségolène Royal elle-même, n'ayant pu rassembler, elle a voulu élargir son audience bien au-delà du PS : "Le parti est attendu par les Français, il doit répondre aux urgences qui s'abattent sur le monde (...) Socialistes, levons-nous, il y a tant de belles choses à faire, inventer le socialisme du 21e siècle".
... Congrès PS - EN DIRECT : "Je crois que je vais me tirer de ce parti"
* En coulisses minute par minute - Après 72 heures d'un "jeu de massacre", dans les couloirs du congrès, les militants s'épanchent.
- le 16/11/2008 - 13h14
Reims 2008 : Renouveau ou Fiasco ?
13 heures : "Je crois que je vais me tirer de ce parti" "T'es content de bientôt appartenir à une secte ?", lâche un vieux délégué du parti socialiste à un de ses amis devant le secrétariat. Quelques mètres plus loin, un des soutiens de Ségolène Royal pendant la campagne répond comme en écho : "on verra le résultat, mais je crois que je vais me tirer de ce parti. Je ne supporte plus l'image qu'il a donnée aux télévisions ce week-end". Après 72 heures d'un "jeu de massacre" pour reprendre l'expression d'un chauffeur de taxi qui a suivi le show à la radio heure par heure, de nombreux militants hésitent entre soulagement qu'il n'y ait pas eu de débordement, et tristesse. Seules les gardes rapprochées des trois compétiteurs sont remontées à bloc avant la bataille.
12h30 : Aubry, une militante en boucle Totalement hermétique aux journalistes depuis le début du congrès, Martine Aubry est venue, vers midi, s'exprimer dans la salle de presse. Moins bien organisée en communication que Ségolène Royal, elle a provoqué une cohue parmi les journalistes qui craignaient de ne pas avoir leurs sons ou leurs images. La maire de Lille a voulu offrir à la presse l'image d'une candidate militante, attachée aux valeurs de gauche et à une certaine conception du parti. Puis, difficile à interrompre, elle s'est lancée dans une vibrante défense de l'héritage de la gauche, en assurant que le congrès avait été utile au parti. Contrairement à Ségolène Royal, elle a tenu à faire taire les commentaires sur une "nuit des résolutions" très tendue. Objectif pour le camp Aubry : apparaître comme le pôle de stabilité jusqu'au vote des militants, auxquels la maire de Lille a évidemment fait référence en boucle.
11h30 : Ariane Mnouchkhine visiblement tendue avant le discours de son "amie Ségolène" La grande dame de théâtre se tient debout, tout au fond de la salle. Elle semble aussi concentrée que si c'était son propre discours. Elle confiait hier à LCI.fr avoir trouvé l'intervention de l'ex-candidate à la présidentielle, "très réussie, pleine de vérité et de sensibilité. Et si elle a paru hésitante au début, c'est parce qu'elle se donne Ségolène, elle donne d'elle même, y compris avec ses faiblesses". Interrogé pour savoir si elle lui avait donné des conseils dans la préparation de ce Congrès, la metteure en scène a souri gentiment : "c'est de la vie privée". Bien sûr, on n'insiste pas. 11h05 : Martine parle, Ségolène patiente Ségolène Royal patiente et relit son discours devant la grande entrée, entourée d'une dizaine de photographes. Elle ne souhaite apparemment pas perturber le discours de Martine Aubry. 11h00 Aparté entre Valls et Lang : "il faut revoir entièrement notre fonctionnement" Avant les discours de Martine Aubry, Ségolène Royal et BenoÎt Hamon, Manuel Valls et Jack Lang discutent à l'abri des caméras. Dans un Congrès totalement électrisé, ils tombent d'accord pour qualifier ce spectacle de "dingue". "Nous sommes amis dans la vie et même si nous ne soutenons pas la même candidate, nous voyons bien qu'il faut entièremenent revoir le fonctionnement de notre parti. Ce n'est plus possible". Et Jack Lang de confier : "je soutiens Martine, notamment parce que Ségolène propose une pratique du parti que j'ai trop connu pendant la campagne présidentielle..."
10h55 : Utopia s'invite à la tribune Un militant de la motion F "Utopia" s'est invité à la tribune, prenant le micro sans y être autorisé, estimant que sa motion n'avait pas eu le droit à la parole. Il est reparti comme il était venu, dans l'indifférence générale... 10h27 : Les trois candidats confirmés Trois candidatures, celles de Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal, ont été enregistrées auprès du bureau du Congrès, a indiqué l'attachée de presse de François Hollande. 10h16 : Trois candidats, quatre discours Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Benoit Hamon, Ségolène Royal vont s'exprimer dans cet ordre dans quelques minutes devant les militants à Reims. Ils auront droit un quart d'heure chacun à la tribune. François Hollande ne s'exprimera pas. Les discours sont à suivre en direct sur LCI.fr.
10h00 : Colère des partisans de Delanoë L'entourage du maire de Paris regrette la stricte "logique de blocage" qui a motivé l'attitude de la motion menée par Martine Aubry. Avec cette candidature, les partisans de Martine Aubry"prennent la responsabilité historique de livrer le Parti à Ségolène Royal, dont ils se comportent comme des alliés objectifs", a-t-on ajouté dans l'entourage du maire de la capitale.
9h50 : Aubry a déposé sa candidature "Je suis autorisé à vous dire que Martine Aubry a déposé sa candidature", a déclaré Claude Bartolone Il y a quelques minutes.
9h25 : Une finale à trois Selon son entourage, Jack Lang notamment, Martine Aubry est candidature au poste de Premier secrétaire. Les militants auront donc le choix entre la maire de Lille, Benoit Hamon et Ségolène Royal.
8h50 : Delanoë laisse tomber, Aubry laisse planer le doute La rumeur circulait cette nuit, mais la confirmation n'est intervenue que quelques minutes après le début d'une réunion sous la tente de la motion Delanoë. Le maire de Paris laisse une "entière liberté du vote aux militants". Sa motion ne présentera pas de candidat pour le poste de Premier secrétaire. "Il ne faut pas ajouter de la division à la division", a renchéri un proche de Bertrand Delanoë. Martine Aubry laisse toujours planer le doute sur sa candidature...
8h42 : ça s'agite sous les tentes Les militants des motions Delanoë et Aubry sont réunis sous leur tente respective. Bertrand Delanoë s'est expliqué devant ses amis en affirmant que le "bal des egos n'était pas de son fait et qu'ils avaient tout fait pour l'empêcher". http://laposte.lci.fr/infos/france/politique/0,,4159410-VU5WX0lEIDQ0OQ==,00-en-direct-delanoe-laisse-la-liberte-du-vote-aux-militants-.html
... Ségolène Royal rêve d'un «nouveau Front populaire» De notre envoyé spécial à Reims, Samuel Potier 15/11/2008 | Mise à jour : 18:43
Devant une salle houleuse, entre applaudissements et sifflets, la présidente de Poitou-Charentes a annoncé que si elle devient premier secrétaire du PS, la question des alliances entre la gauche et le centre sera tranchée par un vote «direct» des militants.
Electrique. Coupée en deux. Tantôt euphorique, parfois affligée. La salle plénière du Congrès du PS s'est enflammée et divisée samedi après-midi lorsque Ségolène Royal a pris la parole. Face à elle, plus de 70% des délégués n'approuvent pas sa motion. Sa conception du parti. Ses choix politiques. Durement attaquée par les partisans du trio Delanoë/Hamon/Aubry, elle réplique sèchement à ceux qui veulent l'empêcher de prendre le fauteuil de François Hollande. Son ambition : créer un «nouveau Front populaire» face à la droite.
Se pose alors à nouveau la question des alliances avec, notamment et surtout, le MoDem. «Il y aura une consultation directe des militants sur la question des alliances», annonce-t-elle, créant la surprise. Ses propos seront identiques samedi soir lors de la commission des résolutions, où les ténors du parti s'enfermeront plusieurs heures pour essayer de dégager une très improbable synthèse, cette ligne politique commune dont rêvent les socialistes. Ce vote des militants, assure-t-elle, doit permettre d'éliminer tout «prétexte» au rassemblement «autour de la motion arrivée en tête». Ses adversaires ne l'entendent pas de cette oreille. Certains visages consternés en attestent, à l'image de Pierre Moscovici (motion Delanoë), livide.
Aux socialistes : «Nous finirons bien par nous aimer…»
Car Ségolène Royal était montée à la tribune avec la détermination de mettre le Parti socialiste face à un miroir. Celui de ses contradictions. Intervenant dans un moment «grave, risqué, crucial, historique», elle dégaine : «Il va falloir nous guérir nous-mêmes, nous soigner de toutes ces petites et grandes blessures, de ces mots désagréables et violents.» Ironique : «Nous aurons tellement besoin les uns les autres que nous finirons bien par nous aimer un tout petit peu… En tout cas, nous serons moins détestables aux yeux des Français. Que pense la jeunesse en nous voyant nous envoyer de vulgaires coups de boule ?». Les mots divisent la salle. Tonnerre de sifflets auxquels succèdent des applaudissements nourris.
L'ex-candidate à la présidentielle n'est de toute façon pas venue à Reims pour convaincre des délégués qui ne lui sont pas acquis. A travers cette tribune médiatique, elle s'adresse d'abord aux militants. «Nous nous parlerons, nous nous écouterons et écouterons tous ceux qui nous ont rejoint», promet-elle, comme si elle était déjà en situation. «N'ayons pas peur d'une invasion, d'une inondation» de nouveaux militants, y compris «ceux qui ne nous aiment pas». Une manière de n'exclure aucun électeur potentiel.
«Je n'ai pas changé de position», prévient encore Ségolène Royal. «Je m'y engage : le jour venu, c'est vous, les militants, qui en déciderez !»Martine Aubry osera-t-elle lui faire face en se présentant au suffrage des militants jeudi prochain ? Ou préférera-t-elle se rapprocher de Benoît Hamon qui semble plus que jamais candidat à la succession de François Hollande ? Une chose semble sûre au milieu de ce bal des égos : Martine Aubry a marqué des points à l'applaudimètre. Plusieurs fois scandé par la foule, la maire de Lille pourrait devenir un recours face à Ségolène Royal. Un pari risqué, mais audacieux. http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/15/01002-20081115ARTFIG00605-segolene-royal-reve-d-un-nouveau-front-populaire-.php
Les premiers sifflets ont fusé deux ou trois minutes à peine après le début de son discours. Il faut dire que Ségolène Royal avait décidé d'attaquer fort, conseillant aux militants socialistes de «nous soigner». Ségolène l'infirmière en chef d'un asile de fous ? Voix légèrement cassée, renforçant une impression de fragilité et de tension, la candidate au poste de premier secrétaire n'a pas eu peur devant l'obstacle. Au contraire, elle a fait le choix de s'en créer de nouveaux, en multipliant les références religieuses qui ont déjà tellement agacé une partie des socialistes.
«Pardonnez les offenses»
Celle qui à la fin de la campagne présidentielle avait appelé, lors de son discours de Charléty, à «s'aimer les uns les autres», a exhorté à Reims les militants à «pardonner les offenses». Pire, elle a de nouveau fait référence, avec une joie ironique bien visible, à son homélie de Charléty. «Nous aurons tellement besoin les uns les autres que nous finirons bien par nous aimer... un tout petit peu», a-t-elle lancé. Dans la provocation totale, elle a demandé aux responsables d'arrêter de s'«envoyer de vulgaires coups de boule». Un vocabulaire populaire qui rappelle parfois les saillies d'une soeur Emmanuelle ou d'un abbé Pierre.
Sainte-Ségo a également invité le PS à «être plus maternel avec les plus démunis». Un style paroissial dont elle sait parfaitement qu'il ulcère ses adversaires au sein du parti, notamment du côté de son aile gauche. Une «messe»royaliste que n'ont pas goûté logiquement les fabiusiens. «Très peu pour moi, je manque d'argent pour la quête», a raillé un proche de l'ancien Premier ministre.
Des sifflets qui la renforcent
Ses opposants n'ont pas manqué de le lui faire payer, la huant à plusieurs reprises. Mais même ces sifflets étaient sans doute intégrés, voire recherchés, dans la stratégie de Royal: celle de la victimisation d'une candidate expiatoire des pêchés socialistes. Plus on la siffle, plus on la victimise, et plus on la victimise, plus elle renforce sa popularité auprès de l'opinion publique. «Ces sifflets sont la manifestation de la résistance d'un vieux parti à sa mutation en un parti moderne», a estimé après-coup Manuel Valls, un des soutiens de Royal. «Il y a des termes qui fracturent la famille socialiste», a jugé au contraire Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon, ajoutant que «Ségolène crée des tranchées là où nous construisons des ponts».
En fin de discours, Ségolène Royal a quitté le ciel pour revenir à ceux qui n'y croient pas. Citant en rafale les traditionnels Hugo, Blum, Mendès-France, Mitterrand, elle a poussé jusqu'au lyrique laïc et républicain («Nous sommes Jean Moulin... nous étions là le 14 juillet 1789...»). Avant de terminer, comme il se doit, par Jaurès : «Levons-nous vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les étoiles du ciel», reprenant le discours de 1891 du député de Carmaux sur la Question religieuse et le Socialisme. De l'Evangile à Jaurès, voici le grand écart ségoléniste.
A Reims, Bastien Bonnefous 20Minutes.fr - Editions du 15/11/2008 - 18h08 - Dernière mise à jour : 16/11/2008 à 13h08
Pour assister à cette lamentable division du PS, il convient de regarder cette vidéo Réactions de militants à la confusion au PS AFP - il y a 1 heure 12 min
Militants et délégués socialistes partagés entre consternation et espoir, à l'issue du 75ème congrès de leur parti à Reims. Réactions.
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_______ Attention : Cette vidéo est composée de plusieurs extraits relatifs au Congrès PS de Reims !
... SEGOLENE, les paris sont ouverts : "m'est avis", que le Poste de Secrétaire Générale du P.S., va Vous passer "sous le nez"..... Ah, la Martine... vous aura roulé dans la farine, les autres aussi d'ailleurs! Ne pas confondre militants, et supporters.......
Si c'est le cas, vous aurez du mal à rebondir!!!!
Mais....."je peux me tromper", Je vous promet un enterrement "Royal", si c'est le cas!!
Vidéo, du discours que vous avez prononcé, il y a quelques heures :
... Vos "Supporters", n'ont pas supporté, de vous entendre, la vidéo, n'est pas passée, je vais refaire un essai, en espèrant que cette fois "tout ira pour le mieux"!! Troublée sûrement par l'info., j'ai dû faire un mauvais code!!!
... Voici, le discours prononcé, par l'éternelle Rivale de Ségolène, qui elle aussi se présente aux votes des militants, le 20 Novembre! Quelle Pagaille!!!
... Là, je crois ma pauvre Ségolène, que c'est "foutu", pour vous!!! Delanoë, appelle à voter AUBRY!!!
Du jamais vu, ce socialiste libéral, qui soutient cette socialiste pur jus!!!
Magouilles de dernières minutes, dans un Parti Socialiste en déconfiture!! Ressaisissez vous!!! Olivier Besancenot en rit " sous cape", et à vous voir et vous écouter, il a bien raison, le "p'tit facteur" de Neuilly!!!!
Petit Sondage du Figaro estimant qu'il va y avoir bel et bien scission du Parti Socialiste Croyez-vous à l'explosion du Parti socialiste ? 16/11/2008 | Mise à jour : 17:06 | Votants 28555
. Jeudi, les militants devront élire le chef d'un parti plus meurtri que jamais. Pensez-vous que le PS va exploser ?
Un reportage vidéo à voir sur le lien en dessous de mon commentaire «Nous avons donné une image déplorable» De notre envoyé spécial à Reims, Samuel Laurent 16/11/2008 | Mise à jour : 15:52 . REPORTAGE VIDÉO - Durant tout le congrès du PS à Reims, lefigaro.fr a suivi Najat Valaud-Belkacem, une jeune élue membre de la garde rapprochée de Ségolène Royal. De ses espoirs le samedi matin à sa colère dimanche, retour sur un congrès parmi les plus désastreux de l'histoire socialiste.
Bayrou rompt enfin le silence en prévenant: « Si on refuse de se rassembler, c'est Sarkozy pour dix ans » Bayrou s'installe «dans l'opposition», avec le PS Rodolphe Geisler 16/11/2008 | Mise à jour : 20:27
Le président du MoDem, invité du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, compare à Pinocchio les socialistes qui refusent l'alliance avec son parti.
Et si le vainqueur du congrès de Reims, c'était tout simplement François Bayrou ? Alors que les socialistes se sont quittés dimanche sans parvenir à faire une synthèse, la question des alliances avec le MoDem était dans tous les esprits pour une éventuelle alternance en 2012. Officiellement, le troisième homme de la présidentielle refuse «de se laisser instrumentaliser» par le congrès du PS. «Je me suis fixé une règle : de ne pas commenter ce qui se passe au PS», répète le président du Mouvement démocrate.
Hypocrite, François Bayrou ? Les sondages parlent pour lui. Selon un sondage Ifop publié dans Dimanche Ouest France , près d'un Français sur deux (47 %) pensent que le Parti socialiste, à l'avenir, devrait passer en priorité des alliances avec le MoDem.
Invité dimanche soir du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», le député des Pyrénées-Atlantiques a réitéré sa proposition, formulée lors de l'université du MoDem en septembre, «d'un rassemblement le plus large possible» avec tous ceux qui souhaitent un changement en 2012. «Nous avons le droit et le devoir de parler avec tout le monde. Parce que dans dix ans, de l'irrémédiable aura été produit», a-t-il développé, citant le travail le dimanche ou encore les retraites à 70 ans.
Selon l'ancien candidat à la présidentielle, «en 2012, les Français auront le choix entre deux boutons : le bouton, on change ; et le bouton, on continue». «Moi, je suis pour que se rassemblent et se fédèrent tous ceux qui veulent appuyer sur le bouton, on change», a-t-il expliqué.
Il précise : «Je ne suis pas membre du PS et n'ai pas l'intention de le devenir. Mais qu'est-ce qu'on dit ? Si on refuse de se rassembler, c'est Sarkozy pour dix ans.» Pour lui, les socialistes qui expliquent qu'ils n'auront jamais de contacts avec le centre mentent. «On est dans le mensonge tactique. S'ils étaient comme Pinocchio, ils ne pourraient plus rentrer dans une pièce», dit-il.
« Le PS est au bout d'un cycle »
Il a alors rappelé que les mêmes ont «fait dans leurs élections locales alliance avec des responsables locaux du MoDem». Il faisait notamment allusion à Martine Aubry, qui avait des centristes du MoDem sur sa liste à Lille.
Pour autant le président du MoDem refuse l'idée d'un programme commun avec le PS. «Rien n'est plus éloigné de moi qu'un programme commun, type années 1970, avec le Parti socialiste et le Parti communiste. Mais il n'y a pas de victoire possible, si on n'accepte pas un rassemblement autour de principes, de projets», assure le député centriste. Le chef du Modem s'est en revanche gardé de donner sa préférence sur les trois candidats au poste de premier secrétaire du PS. «Je me garderai bien de me prononcer sur la compétition au PS. Ce n'est pas mon affaire», dit-il. Expliquant ne pas souhaiter apparaître en «donneur de leçons», il a tout même qualifié le congrès de Reims de «tragicomique» et «désespérant». «Je crois que le Parti socialiste est au bout d'un cycle», a-t-il estimé.
Interrogé sur le président de la République, François Bayrou a franchi un pas supplémentaire. «Je suis dans la confrontation à Nicolas Sarkozy», a-t-il affirmé avant de reconnaître se situer «dans l'opposition». «Je suis dans une opposition particulière, qui est capable de dire oui quand il le faut. Par exemple, j'ai voté pour le plan de sauvetage des banques, tandis que le PS, c'était ridicule, s'est abstenu», a-t-il fait valoir.
Après trois jours de débats âpres et passionnés, les socialistes sont repartis de leur congrès plus divisés que jamais. Parti socialiste : le fiasco du congrès Par Nicolas Barotte et François-Xavier Bourmaud, envoyés spéciaux à Reims 17/11/2008 | Mise à jour : 09:51
Après trois jours de débats âpres et passionnés, les socialistes sont repartis de leur congrès plus divisés que jamais.
Inextricable puzzle. En arrivant à Reims vendredi, les socialistes ne savent pas dans quoi ils s'engagent. Ils ont beau retourner le problème dans tous les sens, ils n'arrivent pas à trouver de solution. Les experts de l'appareil s'étonnent eux-mêmes. En vieux routier des combinaisons complexes et des congrès socialistes, Jean-Christophe Cambadélis ironise : «N'essayez pas de finir le film avant qu'il ait commencé.» Meilleur commentateur de la vie de son parti, François Hollande commente, en marge du pot d'accueil aux élus à la mairie : «On ne fait pas bien en deux jours ce qu'on aurait dû faire en plusieurs mois.»
Les données sont pourtant simples. Le congrès se résume à une question : pour ou contre Ségolène Royal ? «Le problème, c'est qu'on ne lui fait pas confiance», résume un de ses adversaires. Ils sont trois, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Benoît Hamon, et n'ont plus que deux jours pour trouver une alternative. Mais la rivalité Delanoë-Aubry bloque les discussions. Vendredi matin, le maire de Paris, face à ses éventuels alliés, a encore fait monter les enchères. Au nom de la cohérence sur le fond, il veut être le candidat du rassemblement, s'il y en a un, puisque sa motion est arrivée en deuxième position. Impensable pour les autres : «Aubry est la seule à être en dynamique face à Royal.» Alors, loin des regards, les émissaires des uns et des autres continuent leurs palabres.
De toute façon, tout est bloqué jusqu'à la réunion des délégués de chaque «motion» le vendredi soir. Les royalistes ont la meilleure salle : la plénière, chauffée, tandis que les autres se réunissent dans des tentes dressées sur le parking. Ce soir-là, Ségolène Royal pousse encore un peu son avantage. C'est la fin d'un faux suspens : elle est candidate au poste de premier secrétaire. Benoît Hamon aussi, il est résolu à tenir.
En revanche, ça hésite beaucoup chez les autres. Sous sa tente, Martine Aubry conclut son discours d'un «et maintenant que faut-il faire ?». «Que tu sois première secrétaire !», lance un élu. Applaudissements, mais pas de réponse. À l'autre bout du parking, les partisans de Bertrand Delanoë lui demandent aussi d'être candidat ou, à défaut, qu'un représentant de sa motion le soit, par exemple Pierre Moscovici ou Harlem Désir… Le «tout sauf Royal» n'est pas accepté à la base. Dans la nuit, Bertrand Delanoë et Martine Aubry se retrouvent pour discuter, encore une fois. Mais sans aboutir.
Samedi matin, l'idée d'un affrontement Royal-Aubry, voire Royal-Delanoë, est dans les esprits sans qu'un scénario se profile. Et s'il y avait quatre candidats ? Les discours de l'après-midi changent la donne. Les délégués sont décontenancés par l'intervention de Ségolène Royal, qui alterne «provocations» ou «vérités qui dérangent», selon le point de vue. Des sifflets copieux se mêlent aux acclamations. Sa proposition de consulter les militants sur le problème des alliances au centre n'est pas comprise. «Ségolène a ouvert le Frigidaire, mais elle a laissé la porte ouverte. Elle a refroidi tout le congrès», s'amuse une élue proche de Dominique Strauss-Kahn. Quelques minutes plus tard, Martine Aubry prend la parole. Son discours bien ancré à gauche et dans les luttes sociales plaît. Ses partisans se lèvent, entraînant un mouvement général. Commentaire d'un de ses proches : «Ségolène ne rassemble pas, Martine le peut.» Certes, Manuel Valls prévient : «Ne vous laissez pas troubler par des embrassades qui camouflent des désaccords sérieux.» Mais le front anti-Royal vient de marquer un point. Les discussions ont progressé dans ce camp : un texte commun est quasiment terminé.
Une ambiance «lunaire»
Le temps presse. L'heure de la réunion de la commission des résolutions approche, là où peut se nouer ou pas une majorité. Avant de s'y rendre, chaque camp réunit une dernière fois ses délégués. Bertrand Delanoë veut un accord avec Martine Aubry. «Si je peux, je serai candidat et si ce n'est pas le cas, je ferai tout mon possible pour que ce soit quelqu'un de notre motion», ajoute-t-il. Après lui, François Hollande est aussi catégorique : «Il faut une nouvelle majorité, elle ne sera pas trouvée avec la motion» de Ségolène Royal. Chez Martine Aubry, on souhaite aussi un accord, éventuellement avec Benoît Hamon.
Vers 22 heures, samedi, les 102 membres de la commission des résolutions arrivent au centre des expositions, à Reims. Installés au premier étage, ils disposent d'un fumoir et de plateaux-repas. La nuit peut être longue. François Hollande préside la séance, mais c'est à la motion arrivée en première position, celle de Ségolène Royal, de chercher un rassemblement sur sa ligne. «L'ambiance est lunaire», dit un royaliste. Leurs propositions sont rejetées en bloc. Les SMS de leurs adversaires sont impitoyables. «Les royalistes pourrissent l'ambiance.» Le constat de désaccord est rapidement établi.
Minuit passé, une suspension de séance est demandée. Les partisans de Royal n'en peuvent plus. Pendant ce temps, Aubry, Delanoë et Hamon s'enferment, pour démêler entre eux la question du candidat. Rien n'y fait. Aubry propose que Hamon soit le candidat commun. Une suggestion inacceptable, elle le sait, pour Delanoë. Un autre nom est avancé : Harlem Désir, le bras droit du maire de Paris. À ce moment, c'est Henri Emmanuelli qui fait part de son désaccord.
À 1 h 20, Ségolène Royal quitte la commission et dénonce les «méthodes d'un autre âge» qui lui font barrage. Elle «en appelle au vote des militants». Après son départ dans la bousculade, Manuel Valls s'attarde un peu pour commenter la mainmise sur le parti et les divergences profondes entre les trois autres camps : l'Europe, la politique économique…
À l'étage, on s'inquiète. «Qu'a dit Royal ?» Pour répondre aux critiques de la présidente de Poitou-Charentes, Pierre Moscovici rejoint les journalistes. Il justifie que les discussions se poursuivent : «Il est logique d'explorer d'autres solutions et il faut éviter de pousser des cris d'orfraies en dénonçant je ne sais quelle pratique d'un autre âge.»
Mais à partir du moment où aucune solution n'est possible sur le nom d'un candidat commun, la réunion tourne court. À 2 h 45, François Hollande met un terme à la commission des résolutions. Benoît Hamon ne reste pas plus longtemps. «Je suis toujours candidat à incarner le changement», affirme le quadragénaire à la sortie. «Ce qui se joue ce soir, ce n'est pas la bataille entre le vieux et le jeune PS.» Il pense avoir un accord avec Martine Aubry. Celle-ci ne tarde pas ensuite. Mais la maire de Lille, le visage fermé, ne lâche pas un mot, pas plus que ses soutiens. «Le PS est bloqué. Il est de notre responsabilité de le remettre en mouvement. Nous préférons le silence, vous le comprendrez», se contente de dire l'un de ses soutiens, Arnaud Montebourg. Le succès des combinaisons
À l'étage, il ne reste que le camp de Bertrand Delanoë et François Hollande. Le numéro un du PS finit par descendre pour une déclaration «en tant que premier secrétaire». «J'ai pris acte qu'il n'y avait pas de majorité au PS», reconnaît-il.
Après avoir défendu les règles de fonctionnement de son parti, il se veut optimiste : «Le PS aura une majorité après l'élection de son premier secrétaire.» Pendant ce temps, Bertrand Delanoë, défait, s'éclipse par une porte dérobée. À plus de 3 heures du matin, le PS n'a que deux candidats déclarés au poste de premier secrétaire. Mais il reste encore quelques heures. Le dépôt des candidatures est fixé au dimanche matin.
Martine Aubry doit maintenant décider. Pressée par ses partisans, rassurée par l'accueil des militants, elle franchit le pas de la candidature. D'un SMS, elle prévient Benoît Hamon. Claude Bartolone annonce la nouvelle en assemblée de motion. «Je suis autorisé à vous annoncer que Martine pose sa candidature.» Les applaudissements fusent.
Sous la tente de Bertrand Delanoë, en revanche, l'ambiance est lourde. Les traits tirés, le maire de Paris prend acte de son échec. «Je ne serai pas candidat», leur explique-t-il en leur laissant désormais «la liberté de vote». Mais les mots les plus amers, en forme d'adieu, viennent de François Hollande. Il ne parlera pas à la tribune pour un ultime discours de premier secrétaire : «Je ne veux pas ajouter de la commisération à l'imposture», dénonce-t-il. Le congrès de Reims est un échec pour lui et consacre le succès des combinaisons. Il pense surtout au tandem Aubry-Fabius. «J'ai honte pour le PS. Je ne suis pas fier. Et je sais de quoi je parle, j'en ai souffert, de ceux qui manipulent.»
... DOMINIQUE, le DRAMATIQUE congrès de Reims, est une véritable foire d'empoigne!!
Je suis en train de lire les dernières heures d'hier soir, c'est innomable!!
Quand je pense que Delanoë, s'allie avec Aubry, juste pour faire perdre Royal, c'est IGNOBLE, humainement, vraiment la Politique, c'est pas très joli!!!
Ils n'ont pas honte ces socialistes, de se montrer sous ce jour là à la France entière!!! Ils se décrébilisent complètement!!
Merci, Dominique, de suivre ce mauvais feuilleton, et de l'ajouter à ce léger "billet" GBGB SOPHY
@ SOPHY
Eh oui SOPHY, nous assistons bel et bien à une belle guerre du trône, qui fait que le Parti Socialiste s'enfonce de plus en plus dans une lutte fratricide de clans et de personnes...
Pour moi, il y a bel et bien un « Divorce sans Consentement Mutuel » au sein de ce Parti... Comme je l'ai écrit, ici, dans un de mes commentaires, il y aura bel et bien une scission du Parti Socialiste. Puis, l'alliance Aubry/Delanoë ne tiendra pas longtemps, ce, après la désignation du nouveau Premier Secrétaire... De plus en plus de militants, de plus en plus de parlementaires, pourraient, prenant l'exemple de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, quitter le Parti en masse !
François Bayrou dans tout ceci ? Il est à espérer qu'il fera taire ses égos :en effet, il se pourrait, si il agit avec intelligence, qu'il rallie à lui beaucoup de partisans d'une alliance SOCIALISME/CENTRISME, c'est-à-dire, l'émergence d'une véritable SOCIALE DEMOCRATIE. Le Président du MoDem devra saisir la balle au bond qui lui est offerte et appeler vers lui toutes celles et tous ceux qui, rêvant d'une gauche modérée, ne veulent pas entendre parler d'une gauche tournée vers la Gauche de la Gauche !
Sinon, gare au P'Tit Facteur de Neuilly-sur-Seine, Olivier Besancenot, qui doit rire sous cape en ce moment, lui qui compte les coups assénés au sein même du Parti Socialiste !
Puis, SOPHY,
je voudrais, en ce qui concerne Ségolène Royal, qu'il me semble que, lors de la Présidentielle "2007", elle s'est montrée quelque peu dubitative face à la Loi sur les 35 heures... initiée, créée et mise en oeuvre par... une "certaine"... Martine Aubry !
Certainement que Martine Aubry s'en souvient ! Mais, les militants du Parti Socialiste, s'en souviennent-ils ? Quoiqu'il en soit, Ségolène Royal, qui, je le pense, ne sera pas élue au poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste, est punie pour cet écart de pensée...
Cela dit, si j'extrapolais en montant un scénario de politique fiction, il ne m'est pas interdit d'imaginer que Ségolène Royal claque la porte du Parti Socialiste pour rejoindre le MoDem de François Bayrou... Quel bruit cela ferait dans le monde politique ! Et si cela arrivait ????
Vu sur France 3, ce sondage sur la possible scission du Parti Socialiste Votre avis : Pensez-vous que le PS risque réellement l'implosion ?
oui67.4% non23.5% sans opinion9.1% Nombre de votants : 656 NB : ce sondage n'a pas de valeur scientifique et ne reflète que l'opinion de ceux qui ont choisi d'y répondre http://jt.france3.fr/1920/
Sur la UNE de 20minutes.fr : http://www.20minutes.fr/ Votre avis : Qui représente au mieux l'opposition à Nicolas Sarkozy selon vous ? Royal, Hamon, Aubry, Besancenot, Bayrou, Copé voir les résultats tous les sondages
... Dominique quand je vois le résultat du sondage de 20 minutes, je crois que l'on a du mauvais sang à se faire!!
Besancenot arrivant toujours en tête!
Par contre j'ai trouvé "amusant", de mettre Jean-François Copé, dans le lot des personnes pour lesquelles ce sondage a été réalisé!!!
Je n'ose pas encore écrire sur Bayrou, je préfère attendre le vote des militants le 20 Novembre, là, je serai plus à "l'aise", pour rédiger...
Pour l'instant je me contente de constater les multiples trahisons des Socialistes, les uns envers les autres!! Une honte!
Même si la droite en fait autant, (Raffarin, Villepin), c'est tout de même moins médiatisé!
Vous me direz que l'avenir de l'UMP n'en dépend pas, c'est vrai!!
Mais quelle manque d'élégance de la part du PS, envers ses représentants, et même ses militants!! Il y a de quoi se sauver en courant, et ne plus jamais oser dire : je suis socialiste!!!
Mitterrand, doit se retourner dans sa tombe!!! GBGB SOPHY
...
mouais... l'avis du dangereux gauchiste que je suis c'est que ""l'opposition""(4 guillemets ne sont pas de trop ) n'a de chance de devenir une force "d'opposition" proprement dite (et une chance d'y voir un peu plus clair) qu'a la seule condition que le PS se déclare officiellement de centre-gauche mais non assimilé et non assimilable au MODEM, afin de permettre a l'échiquier politique de se redessiner! Je ne soutiens ni le PS, ni la LCR car ils ont le même point commun et principal défaut... l'inaudibilité et l'indétermination politique! Je suis très amateur de flou artistique mais y'a des limites! Parce que actuellement je me situerai a l'ultra-gauche de l'ultra-gauche et je ne pense pas que se soit très représentatif!
pour finir sur une note d'humour (c'est bon de rire) je dirais que :
@ SOPHY SOPHY, c'est consternant... Ces résultats montrent un profond désarroi au sein de l'appareil socialiste !
Donc, je vais extrapoler en montant un scénario de politique fiction :il se pourrait que, imitant Jean-Luc Mélanchon et Marc Dolez, Ségolène Royal claque la porte du Parti Socialiste... Donc, puisqu'elle a été partisan d'une alliance PS/MoDem, elle pourrait, pourquoi pas (?), rejoindre le MoDem de François Bayrou ! Rien n'interdit de le penser...
En effet, le Parti Socialiste, qui s'est donné en "affligeant" et "lamentable" spectacle lors de l'Université d'Eté de la Rochelle et lors du récent Congrès de Reims, démontre, à qui veut bien l'entendre, que ses dirigeants sont incapables de s'entendre pour créer un programme politique clair... Préférant se déchirer dans une lutte fratricide de clans, ils font leur guerre du trône, oubliant superbement les attentes et aspirations du peuple français confronté à cette crise qui dure...
Ah, comme le Président Nicolas Sarkozy doit bien rigoler en se rasant tous les matins, face à ce « Divorce sans Consentement Mutuel », qui provoque la fuite de nombreux militants...
Mais, il ne faut pas oublier Olivier Besancenot, qui, bien caché, évitant de faire la moindre déclaration, attend son heure, puisqu'il sait que les portes du Parti Socialiste lui sont ouvertes grâce à son aile gauche représentée par Benoît Hamon...
Alors, pour le redressement de notre pays, j'espère, non pas en François Copé (qui est un premier-ministrable potentiel : c'est pour cela qu'il a été représenté dans ce mini-sondage de 20minutes.fr), mais, en François Bayrou... J'espère qu'il aura l'intelligence de saisir la perche qui lui est actuellement tendue !
... arBreizHoo, j'ADORE, votre humour, et votre "raisonnable" (je ne mets que deux guillemets) commentaire!
Ce qui me surprend, c'est que vous ne soyez, ni "Besancenotiste",ni Socialiste, mais dans une extrème Gauche de la Gauche! (???)
Un peu "vert", sur les bords ?, ou légèrement "Hamoniste" ?
Oui, le PS, au centre Gauche, mais pas associé au Modem, OK, mais il y aura encore de la bagarre dans l'air aux Présidentielles 2012!!
C'est tout de même terrible de penser déjà aux Présidentielles 2012, alors que la Crise Economique, ne prendra vraiment effet, sur Nous, citoyens Lambdas, dès 2009!!
Personne ne s'en rend compte, mais vous allez voir en 2009, les licenciements, et la Récession, désolée pour Christine Lagarde, mais on n'y échappera pas, SUR!!!
J'attends le 20 Novembre, pour la "confiramtion", d'une soit disant grève des fonctionnaires, pour déverser toute ma "rage", sur les nantis, qui sont sous le parapluie, qui ne craignent pas les licenciements de l'Etat (çà n'existe pas encore!!) (Ne pas confondre licenciements, et Non remplacement des postes de retraités!!) J'attend l'annonce de la grève et je rue dans les "brancards"!!!
Tiens pendant que j'y pense, pouvez vous me dire ce que signifie "arBreizHoo", en Breton ?
Vous avez vu comme j'aime aussi les "guillemets", et les parenthèses!!!
Merci de votre passage, C'est super sympa de vous retrouver sous cet article, après celui d'Emmaüs!! Amicalement SOPHY
...
Salut Sophy! Pas facile d'allier automodération tout en évitant scrupuleusement toute autocensure Pas facile non plus de se placer sur un échiquier ou il manque des cases! bon vert, oui!On va dire Eco-Anarco-Indépendantiste Modéré!(si si c'est possible) Hamon j'attends de voir, j'évite de courir les lapins blancs... Tout à l'heure sur BFMtv j'écoutais Razzy Hammadi qui est avec Hamon, je dois dire que je ne suis pas insensible a ces propos mais comment croire quelqu'un qui a retourné ouvertement sa veste pour ne pas faire de vague, au moment où justement il fallait l'ouvrir. c'est d'ailleurs pour ça que je ne suis pas besancenot, que je trouve trop souvent aussi incompréhensible et incohérent que ségolène. Le pire c'est que je viens d'une grande ligné de socialistes Tanguy Prigent était mon arrière oncle, ma mêre a travailler avec Marie Jacq...! Resortez vos dictionnaires^^ Tanguy Prigent qui doit fulminer dans sa tombe de st jean du doigt en ce moment! bon ca ira pour ce soir! kenavo! ps: Ar breizhoo, plutôt breizhoù d'ailleurs, ca veux juste dire le Breton "Original/Authentique", "dans toute sa splendeur" on va dire, en breton on utilise beaucoup de diminutif affectif comme pour exemple -ig a la fin des mots rajoute une notion affective signiant petit et/ou mignon! C'etait la minute linguistique!
... Hollande et ses amis ne veulent pas prendre position N. B. 17/11/2008 | Mise à jour : 23:02
[b]La décision de Bertrand Delanoë ne fait pas l'unanimité parmi les membres de son courant.
Ce n'est pas ce qui avait été décidé. En se séparant dimanche, les partisans de Bertrand Delanoë s'étaient entendus sur un point : «la liberté de vote» lors de la désignation du premier secrétaire. Autant dire que François Hollande n'était pas satisfait lorsqu'il a appris la prise de position du maire de Paris. Le premier secrétaire sortant, lui, compte s'en tenir à la ligne qu'il s'est fixée et ne donner aucune consigne.
«La position de Bertrand Delanoë est respectable mais personnelle», assure le député de Seine-Saint-Denis, Bruno Le Roux, proche de François Hollande. En prenant cette position, les delanoïstes voulaient «signifier (leur) disponibilité pour stabiliser le parti» après l'élection du premier secrétaire, rapporte-t-il. Avec 25 % des voix lors du vote sur les motions, le courant est en capacité de peser fortement dans les instances du parti. Les delanoïstes voulaient donc se mettre en position de conclure ensuite un accord avec Ségolène Royal ou Martine Aubry (l'hypothèse Benoît Hamon n'étant pas retenue). Or le choix du maire de Paris a tout l'air d'un «tout sauf Royal».
«Après un congrès de dépression, j'avais envie de renvoyer Royal et Aubry dos à dos», explique avec beaucoup de pédagogie le maire du XVIIIe arrondissement de Paris, Daniel Vaillant. «Mais le fond doit l'emporter sur la rancœur. Puisque nous voulions un accord durant le congrès avec Martine Aubry, puisque le fait d'élire Ségolène Royal sans majorité est un risque majeur, il est logique de faire l'effort. Parce que c'est un effort.» Donc il «votera pour Aubry».
L'unité du courant menacée «Il y a des divergences de fond avec Ségolène Royal et Benoît Hamon», explique une autre jospiniste, Clotilde Valter. Avec la première, il s'agit de la conception du parti, avec le second, de la question européenne. Mais pour les jospinistes, Aubry semble en position de battre Royal et c'est là l'essentiel.
Pour les autres membres du courant Delanoë, qui devrait tenir mardi ou mercredi sa réunion hebdomadaire, le choix du maire de Paris représente une difficulté. «Cela n'aide pas à garder l'unité du courant», explique un proche de Hollande. Entre le premier secrétaire sortant et Martine Aubry et son allié Laurent Fabius, les relations sont plus que tendues. La maire de Lille est particulièrement dure envers le bilan de François Hollande. Difficile pour lui, en conséquence, de la soutenir. Quant à Pierre Moscovici, c'est compliqué, pour lui aussi, de soutenir Martine Aubry : dans le feuilleton des «Reconstructeurs», elle a été son adversaire avant le congrès. Il avait alors refusé de la rejoindre.
À l'inverse, même si le style déconcerte, la ligne politique de Ségolène Royal est plus proche de celle qu'ils ont défendue pendant des années. Beaucoup de grands élus, qui pèsent dans les rangs de la motion, rejettent l'hypothèse d'un «tout sauf Royal».
Soucieux de maintenir l'unité du courant qui vient de naître, les partisans de Hollande évitent pour l'instant une critique trop forte de Delanoë. «Il n'y a pas de condamnation de ses propos», modère-t-on. Mais l'équilibre fragile de ce rassemblement est d'ores et déjà menacé. Ce qui pourrait profiter à Ségolène Royal. http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/18/01002-20081118ARTFIG00010-hollande-et-ses-amis-ne-veulent-pas-prendre-position-.php
... «Martine Aubry favorite sur le papier» Propos recueillis par Samuel Potier (lefigaro.fr) 17/11/2008 | Mise à jour : 19:04 . ANALYSE VIDÉO (à visionner sur le lien ci-dessous) – Philippe Goulliaud, rédacteur en chef du service Politique du Figaro, revient sur le fiasco du congrès du PS à Reims, et évalue le rapport de force entre les trois candidats au poste de premier secrétaire.
Ségolène Royal : «le PS a perdu le sens du code de l'honneur» - «Si le PS ne change pas, il peut disparaître.» Royal : «effectivement ça se complique» Samuel Potier (lefigaro.fr), avec agences 18/11/2008 | Mise à jour : 10:02
MINUTE PAR MINUTE - La présidente de la région Poitou-Charentes dénonce le front qui s'est constitué contre elle et s'interroge sur les manoeuvres d'appareil derrière la ralliement de Bertrand Delanoë à Martine Aubry.
9h15:les sympathisants socialistes pas convaincus par [b]Royal. A en croire un sondage BVA- «Les Echos»-France-Inter, 48 % des sympathisants socialistes préféreraient «une autre personnalité» que Ségolène Royal au poste de premier secrétaire. L'ensemble des Français, selon cette enquête, préfèrent «une autre personnalité» à 59%, contre 29% pour Ségolène Royal et privilégient toujours Bertrand Delanoë qui recueille 60% des suffrages des sondés.
[b]9h00 :Jack Langappelle à faire front contre Royal. L'ex ministre de la culture exhorte les militants à «faire bloc» autour de la maire de Lille dès le premier tour du scrutin, pour empêcher «les dérives à l'américaine» du parti qu'entraînerait, selon lui, une victoire de Ségolène Royal. Le député du Pas-de-Calais a salué sur RTL«le geste de Bertrand Delanoë» qui a apporté son soutien à la maire de Lille faisant preuve d' «un esprit de sacrifice au service du parti». «Chacun doit balayer devant sa porte», a répliqué Jack Lang à Ségolène Royal qui a dénoncé les «changements de pied» de certains au PS. L'ancienne candidate à l'Elysée avait annoncé «il y a quelques semaines qu'elle mettait sa candidature au Frigidaire» pour la ressortir ensuite, a-t-il redit.
8h40 :Ségolène Royal dénonce le«Tout-sauf-Royal». «Ce front existe. On le voit bien», a regretté la présidente de la Région Poitou-Charentes sur France-Inter. «Je ne sais pas quelles sont les manœuvres d'appareil qui sont derrière cette évolution. Ce n'est pas la première fois que le vote des militants n'est pas respecté. Or les militants m'ont placée devant», a-t-elle rappelé avant d'admettre que le ralliement du maire de Paris à celle de Lille pour le poste de premier secrétaire, «compliquait arithmétiquement» la donne.
«Ma conviction profonde c'est que les militants sont en avance sur bien des responsables au PS. Si je suis désignée, c'est pour pousser en avant une nouvelle génération. Je retendrai à nouveau la main à mes concurrents», a-t-elle assuré.
20h30 :Elisabeth Guigou, proche de Bertrand Delanoë, appelle à voter massivement pour Martine Aubry lors du vote interne jeudi pour la désignation du Premier secrétaire du PS. «Des trois candidats, elle est pour moi la seule capable de diriger le Parti socialiste sur une ligne réformiste, sociale, de gauche, et européenne», affirme l'ancienne ministre qui souhaite «qu'une majorité cohérente puisse se réaliser lors du vote jeudi».
19h40 :Ségolène Royal contre «l'éternel retour». Invitée de France 3, l'ex-candidate à la présidentielle s'est dite «toujours aussi déterminée» pour le poste de premier secrétaire. Au lendemain du congrès de Reims qu'elle a qualifiée de «spectacle assez désolant», Ségolène Royal a estimé «le PS a perdu le sens du code de l'honneur».
Interrogée sur les candidatures de Martine Aubry et de Benoît Hamon, la présidente de Poitou-Charentes a affirmé que sa candidature constituait «la dernière chance pour le PS de se rénover», contre «le retour de ceux qui ne veulent pas passer la main à une nouvelle génération». Et de conclure: «Si le PS ne change pas, il peut disparaître.»
19h32 : Aubry «heureuse» du soutien de Delanoë. La maire de Lille s'est dite sur RTL «heureuse» du soutien que lui a apporté Bertrand Delanoë. Ce soutien du maire de Paris, «ça veut d'abord dire que ceux qui pensent la même chose, ceux qui pensent d'abord aux Français, se sont retrouvés». «Je suis heureuse de ça, non seulement perce que Bertrand est un ami et une personnalité remarquable du Parti socialiste (...) mais aussi parce que nous avons travaillé depuis longtemps et pendant ces trois jours à ce que notre ligne politique soit la même. Et si nous n'avons pas pu nous mettre d'accord avec Benoît Hamon sur un nom, nous savions que nous étions d'accord sur l'essentiel». A la question de savoir si ce soutien faisait d'elle la favorite pour le poste, également convoité par Ségolène Royal, Aubry a répondu : «Je ne parle pas comme ça, je sais que c'est aux militants de choisir».
19h24 : «Deux énarques» face à «un Breton». Invité ce soir du Grand journal sur Canal +, Benoît Hamon s'est dit à nouveau «déçu» par l'attitude de Bertrand Delanoë. Interrogé sur une éventuelle intervention de Lionel Jospin, qui aurait pu faire changer d'avis le maire de Paris, il a sourri, laissant entendre que la réponse pouvait être positive. Mais Benoît Hamon croit toujours en ses chances et résume avec un trait d'humour cette bataille pour le poste de François Hollande : «Il y a deux énarques et un Breton !»
19h02 : Michel Sapin garde sa liberté de conscience.«Mon choix sera fait en conscience et ma conscience n'appartient qu'à moi», lance l'ancien ministre Michel Sapin. Cet ex-lieutenant de Ségolène Royal souligne que le vote de jeudi laissera de toute façon «en suspens des questions intactes et brûlantes : quel parti? Avec quelle majorité? Avec quelles orientations ?» Le secrétaire national du PS a par ailleurs demandé à ses camarades du courant A de ne pas «tomber dans le piège de l'ultra-personnalisation».
17h19 : Le Roux et le «geste personnel» de Delanoë. Le secrétaire national Bruno Le Roux, proche de François Hollande, a qualifié lundi de «position personnelle» l'appel de Bertrand Delanoë à voter Aubry, tout en disant son «respect» pour le choix du maire de Paris. «C'est une position qui ne peut pas engager tous ceux qui doivent se sentir libres de pouvoir travailler avec le prochain premier secrétaire, quel que soit celui que les militants choisiront», estime le député de Seine-Saint-Denis. Il a enfin souhaité que le choix du maire de Paris «n'amoindrisse pas notre capacité (celle du courant Delanoë, ndlr) à peser collectivement demain».
16h35 : Hamon fustige les «règlements de comptes».Benoît Hamon juge «décevant» l'appel de Bertrand Delanoë à voter pour Martine Aubry. Selon lui, «le vieux parti va continuer à régler ses comptes, avec d'un côté la bande qui a peur de se faire prendre le parti, et de l'autre, Ségolène Royal, soutenue par les fédérations des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault où Georges Frêche a annoncé sa prochaine réintégration au PS» en cas de victoire de la présidente du Poitou-Charentes. Le candidat a dénoncé «un esprit de revanche» qui prévaut tant chez Aubry et Delanoë que chez Royal. Hamon a précisé qu'en cas de 2e tour - la seule hypothèse crédible, selon lui - et s'il n'était pas l'un des deux finalistes, il «donnerai(t) une consigne de vote».
15h42 : Aubry veut un PS «ancré à gauche». La maire de Lille, candidate à la direction du PS, affirme vouloir un «parti de militants», «ancré a gauche», et s'engage à garantir «l'unité» du PS», dans sa profession de foi en vue du vote des militants socialistes jeudi. «Je veux, avec vous, écrire la page d'un socialisme renouvelé, crédible. La gauche qui assume la réforme et reste fidèle au mouvement ouvrier et aux idéaux des Lumières» en retrouvant «les missions des socialistes: émanciper chaque homme et chaque femme (...), faire une vraie civilisation porteuse de fraternité entre les hommes et les femmes quel que soit leur territoire ou leur culture».
15h18 : Benoît Hamon dévoile sa profession de foi. Le plus jeune des candidats au poste de premier secrétaire du PS se prononce pour «le renouvellement» et «l'ancrage a gauche», dans sa profession de foi diffusée lundi en vue du vote des militants socialistes jeudi. Sous le titre «le monde change, le PS doit changer», l'eurodéputé souligne qu'il ne fera jamais «d'alliance avec le MoDem, non par sectarisme mais parce que son projet économique libéral est incompatible avec le nôtre». «Nos défaites successives et notre incapacité à nous remettre sereinement en cause, l'insuffisance du travail collectif pour élaborer des idées nouvelles, les rivalités de personnes qui nous minent, la coupure avec le mouvement social... tout plaide pour que le PS change profondément», selon lui. «Mais encore faut-il que ce soit dans la bonne direction: celle qui rassemble les socialistes et la gauche».
14h58 : Le patron des sénateurs PS se veut neutre. Jean-Pierre Bel, soutien de Bertrand Delanoë, «ne donnera pas de consigne de vote», contrairement au maire de Paris. «Je travaillerai demain avec le premier ou la première secrétaire quel qu'il ou quelle qu'elle soit et je suis fidèle à l'engagement pris devant les militants de ne pas donner de consigne de vote. De plus, ma position de responsable de groupe m'impose des devoirs et le respect de tous ceux qui vont faire des choix différents». 13h57 : Cambadélis se réjouit de l'appel de Delanoë. Le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, soutien de la maire de Lille, a salué l'appel de Bertrand Delanoë à voter Martine Aubry à la direction du PS, qui est, selon lui, «déterminant pour l'unité du Parti socialiste». De son côté, François Lamy, bras droit de Martine Aubry, a «remercié» le maire de Paris pour ce «geste politique fort». «Le fait que le premier signataire de la motion A lance cet appel» à voter pour la maire de Lille, «cela renforce la crédibilité de la candidature et de l'élection de Martine Aubry», ajoute-t-il. «Cela crédibilise aussi le fait que nous allons travailler ensemble».
13h41 : Un député pro-Delanoë votera Royal. Le député PS du Bas-Rhin, Armand Jung, qui soutenait la motion de Bertrand Delanoë, a annoncé qu'il voterait pour Ségolène Royal. «L'alternative est la suivante : d'un côté le mouvement et la rénovation du PS et de l'autre l'immobilisme et le maintien de pratiques dépassées qui ont mené la gauche à l'échec», ajoute celui qui avait soutenu Royal pendant les primaires socialistes pour la présidentielle de 2007.
13h24 : Rebsamen dénonce «une stratégie d'empêchement». Le sénateur-maire de Dijon, partisan de l'ex-candidate à la présidentielle, a estimé sur BFMradio que cet appel est «une surprise puisque Bertrand Delanoë n'avait pas donné de consigne de vote». «Je vois bien qu'il y a là une stratégie d'empêchement pour empêcher les socialistes de donner une majorité à celle qui est avec son équipe en capacité de porter un rassemblement dans le Parti socialiste». Selon Rebsamen, face à cette stratégie d'obstruction, Royal«ne doit pas dévier de sa route». Martine Aubry avec Laurent Fabius«c'est presque le vieux parti», a-t-il jugé, notant que ceux qui sont «rassemblés autour» de la maire de Lille «sont ceux déjà qui étaient les acteurs du congrès de Rennes».
12h40 : Delanoë appelle à voter pour Martine Aubry. C'est un coup de tonnerre : dans une lettre aux militants rendue publique lundi, le maire de Paris annonce qu'il se range derrière son homologue de Lille dans la course au poste de premier secrétaire du PS. «Notre responsabilité est immense», souligne-t-il dans cette lettre ouverte. «Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s'exprimer, par son vote, sur ce qui est l'enjeu décisif de ce scrutin, comme l'ont démontré les principaux discours prononcés à Reims : l'identité même du Parti socialiste. Au nom de mes convictions politiques, j'ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j'appelle à voter massivement en sa faveur», ajoute-t-il. Ce choix constitue une surprise car Bertrand Delanoë avait indiqué au congrès de Reims qu'il ne donnerait pas de consigne de vote. A eux deux, Aubry et Delanoë pèsent un peu plus de 49% du parti, contre 29% pour l'ex-candidate à l'Elysée. Un front anti-Royal explicite commence à se constituer.
11h44 : Hamon rêve d'un duel face à Royal. Le candidat à la direction du PS représentant la gauche du parti a affirmé lundi sur France Inter qu'il pensait «être au 2e tour» de l'élection du nouveau premier secrétaire du parti, vendredi, et a appelé à sortir le parti du «poison présidentiel». Interrogé sur le meilleur cas de figure pour lui, il a dit sa préférence pour un duel avec Ségolène Royal plutôt qu'avec Martine Aubry, pour proposer «un vrai choix» aux militants. Hamon avoue certes avoir «des proximités évidentes» avec la maire de Lille, «mais ça ne suffit plus, je pense que celles et ceux qui ont été acteurs des querelles depuis 20 ans ne sont plus les mieux placés pour permettre au PS de se reconstruire».
10h52 : Valls fustige un congrès «fait écarter» Royal. Le député de l'Essonne a souligné lundi sur RTL«la grande surprise» qu'a constitué l'arrivée de Ségolène Royal en tête du vote des militants socialistes alors que «ce congrès était fait pour écarter Ségolène Royal». Et «patatras, personne ne l'avait prévu, les militants la placent en tête». «Et bien, il faut jeudi prochain que les militants, les adhérents du parti socialiste viennent voter massivement pour (l)'élire dès le premier tour, pour mettre fin à cette crise de leadership et pour accomplir cette transformation du PS dont nous avons besoin» (lire sa profession de foi), a ajouté celui qui pense que Reims était «sans doute un congrès de la dernière chance, il faut un sursaut». Questionné sur le style de l'ex-candidate à la présidentielle et sa rhétorique avec le recours à des termes comme «amour»«pardon», «guérison», il a reconnu qu'elle «change les codes» et qu'à ce titre «elle dérange, elle nous dérange» et même «quelquefois elle a pu me déranger».
10h28 : Peillon pour une élection de Royal dès le 1er tour. L'eurodéputé a appelé lundi les militants du PS à élire la présidente de Poitou-Charentes à la tête du parti «dès le premier tour», prenant «l'engagement du rassemblement et du changement» si tel était le cas. «Il faut absolument donner au parti la possibilité de cesser de faire ricaner la droite», a-t-il encore déclaré sur France 2. Il a estimé que le congrès de Reims avait été «un échec» et dénoncé ceux qui «depuis des années» se livrent au «jeu obsessionnel des personnes». Il a cité Laurent Fabius, qui s'est «glissé derrière Martine Aubry» ou Henri Emmanuelli, derrière Benoît Hamon. Ce sont des gens qui «ont comme principale obsession de se contredire, de s'empêcher, prenant en otage d'ailleurs pas seulement le PS qui collectivement n'a pas été à la hauteur ce week-end, mais toute la gauche française».
9h35 : Moscovici ne donne pas de consigne de vote. Le partisan de la motion de Bertrand Delanoë, qui s'est retiré de la course à la direction du PS, refuse à choisir entre Ségolène Royal et Martine Aubry pour l'élection au poste de premier secrétaire. «Je ne prends pas position, je ne donne pas de consigne de vote, chacun fera un peu ce qu'il veut», a déclaré le député du Doubs sur LCI. http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/17/01002-20081117ARTFIG00438-ps-bertrand-delanoe-appelle-a-voter-pour-martine-aubry-.php
Un Congrès de Reims catastrophique, où les égos des uns et des autres ont dominé sur le débat idée, un parti sans chef, sans stratégie… Après ce week-end terrible, que reste-t-il du Parti socialiste ? Quelques jours avant le vote des militants, jeudi soir, chargés de décider qui de Ségolène Royal, Martine Aubry ou Benoît Hamon va diriger le PS pour les années à venir, 20minutes.fr fait le point sur l’avenir d’un parti à la dérive.
Quel avenir pour le Parti socialiste ?
A ceux qui pronostiquent un éclatement du PS, avec la naissance d'un parti de centre-gauche d'un côté et d'un parti plus à gauche de l'autre, Rémy Lefebvre, spécialiste du PS, répond qu'il ne faut pas dramatiser. «Le PS est un parti d'élus et ils ne vont pas casser le jouet qui les fait vivre». Et le politologue de citer l'exemple de Jean-Luc Mélenchon, dont le départ a été faiblement suivi par les cadres du parti qui lui sont proches. «Dans l'histoire du PS, il n'y a jamais eu une scission qui a marché», confirme Denis Lefebvre, historien du PS*. Gérard Grunberg, directeur de recherches à Sciences-Po et au CNRS, est également formel : «Rationnellement, un candidat de gauche a besoin d'un grand parti pour être élu.»
Les trois spécialistes prédisent toutefois de sombres lendemains pour le PS. «Quelle que soit celle qui l'emporte, le parti sera très gravement et longuement divisé», affirme Gérard Grunberg. D'une part parce qu'aucune des candidates, Royal ou Aubry, ne laissera son ambition présidentielle au placard. D'autre part, parce qu'il faut s'attendre «à un conflit très dur sur la rénovation du parti, son organisation et son fonctionnement internes», estime Rémy Lefebvre.
Ségolène Royal et Martine Aubry auront à cœur de transformer en profondeur l'appareil. Mais selon des modèles très différents. «Ségolène Royal défend un modèle à l'américaine, avec un parti impliqué dans un régime présidentialiste», analyse Denis Lefebvre. «Tandis que Martine Aubry prône un allégement de la démocratie interne, certes, mais en conservant un modèle plus traditionnel», ajoute-t-il. Modèle plus proche de celui défendu par Delanoë et Hamon. Et qui a donc rassemblé 70% du vote des militants le 6 novembre.
Quelle stratégie pour le gagnant ? Sur cette question, les avis sont unanimes: quel que soit le vainqueur, la partie sera dure. «Il n'aura pas la majorité au Conseil national et se retrouvera donc avec un faible leadership», pronostique Rémy Lefebvre. Du coup, ajoute-t-il, «le candidat qui sortira vainqueur devra jouer l'apaisement». Comprendre: intégrer ses rivaux malheureux dans l'équipe dirigeante.
Mais selon le spécialiste, il devra surtout reconquérir une base militante, «écœurée» ou «décontenancée» par les guerres d'ego au sommet. «Si Ségolène Royal gagne, elle aura intérêt à multiplier les référendums militants pour ouvrir le parti à de nouveaux adhérents et diluer les anciens. Le renouvellement du PS passe notamment par celui sa base», ajoute Rémy Lefebvre.
* Denis Lefèvre est également co-auteur du «Socialisme pour les nuls» (First)
Catherine Fournier
20Minutes.fr - Editions du 17/11/2008 - 21h06 - Dernière mise à jour : 18/11/2008 - 09h28
... PS: la tension monte encore Thierry MASURE (pour AFP)
Le climat s'est encore durci mardi au PS, à deux jours de l'élection du nouveau premier secrétaire, Ségolène Royal ayant accusé indirectement Bertrand Delanoë d'avoir "perdu le sens de l'honneur" puis dénoncé un "front" anti-Royal après le soutien du maire de Paris à Martine Aubry. Evénément
Jeudi, le vote des adhérents (233.000, en tenant compte de ceux qui ne sont pas à jour de cotisation) mettra aux prises deux femmes d'expérience, Ségolène Royal, 55 ans, et Martine Aubry, 58 ans, et une figure de la nouvelle génération socialiste, Benoît Hamon, 41 ans.
Leurs motions du Congrès de Reims ont recueilli respectivement 29%, 24,3%, et 18,5% des suffrages le 6 novembre.
L'appel à voter Aubry du maire de Paris a accru l'incertitude du scrutin. Un second tour, vendredi, est très probable, pour départager les deux candidat(e)s arrivés en tête.
La présidente du Poitou-Charentes a admis mardi que "ça se complique arithmétiquement" pour elle, puisqu'un quart des votants (25,24%) avait fait confiance, le 6 novembre, à M. Delanoë.
Une large majorité de Français (59%) souhaitent une autre personnalité que Ségolène Royal à la tête du PS, selon un sondage BVA publié mardi. Ce pourcentage tombe à 48% chez les sympathisants PS (46% la choisissent).
Le maire de la capitale a répliqué mardi à Ségolène Royal qui, le visant, avait critiqué la veille au soir les dirigeants du PS qui "disent quelque chose et font le contraire", estimant que le parti avait ainsi "perdu le sens du code de l'honneur". Dimanche, le courant Delanoë avait donné liberté de vote à ses militants.
"Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût pour soi-même", a asséné M. Delanoë. Retour à l'envoyeur, donc.
Benoît Hamon a eu beau jeu de se poser en pacificateur. "J'ai l'impression qu'on a désormais plus de colère entre socialistes que contre la droite. Ca m'inquiète, je trouve que ça dégénère", a-t-il déclaré.
Et de renouveler ses offres de service aux militants. "Ces querelles durent depuis trop longtemps, moi je veux jeter des ponts" à la fois entre les socialistes et avec le reste de la gauche, a-t-il affirmé.
Ségolène Royal a d'autre part critiqué le "Tout sauf Royal" selon elle à l'origine de l'appel de M. Delanoë, derrière lequel certains au PS voient l'influence de Lionel Jospin, très critique de l'ex-candidate à la présidentielle. "Ce front il existe, bien sûr. On le voit bien". A ses yeux, la coalition en formation autour de Martine Aubry montre que le vote des militants le 6 novembre "n'est pas respecté".
La maire de Lille et son équipe réunie mardi ont décidé "de ne pas répondre aux attaques de Ségolène". "Nous entendons faire la démonstration que c'est Martine Aubry qui rassemble le mieux les socialistes", a déclaré son lieutenant, le député François Lamy.
La veille, avant que cette consigne ne fût donnée, Laurence Rossignol, porte-parole de Mme Aubry, avait rappelé que Mme Royal n'était plus candidate à la direction du parti lorsque les adhérents ont voté le 6 novembre. "Ceux qui ont cru au frigo ont vu le frigo se rouvrir et que ça passait au micro-ondes!", a-t-elle lancé.
Et Jack Lang, député du Pas-de-Calais, a appelé les militants à "faire bloc" autour de la maire de Lille dès le premier tour pour empêcher "les dérives à l'américaine" du parti qu'entraînerait, selon lui, une victoire de Ségolène Royal.
... Le camp Sarkozy se réjouit des divisions du PS mais ne crie pas victoire Philippe ALFROY (Pour AFP)
Hier, 18h18
Au lendemain du calamiteux Congrès du Parti socialiste, ministres, ténors de l'UMP et proches de Nicolas Sarkozy ne se sont pas privés lundi de railler le fiasco de Reims, mais se refusaient toutefois à considérer comme acquise la victoire de leur champion en 2012.
Difficile de résister à un bon mot assassin ou de masquer sa joie : le spectacle offert ce week-end par des dirigeants socialistes incapables de se rassembler réjouit sans retenue le gouvernement, sa majorité et l'Elysée, qui font tous leur miel des divisions de leur adversaire.
Dimanche, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait moqué le "Congrès de la soustraction, de la division" voire "de la disparition", et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi comparé les joutes rémoises du PS à un "piètre remake" de "Règlement de comptes à OK Corral" et des "Tontons flingueurs".
Lundi, leur collègue du Travail Xavier Bertrand a à son tour insisté sur la "crise de confiance terrible entre socialistes". "Je dois dire que le spectacle du Parti socialiste était assez affligeant!", a renchéri la ministre de l'Economie Christine Lagarde, de retour du G20 de Washington.
La garde rapprochée du chef de l'Etat n'a d'ailleurs pas manqué de relever le contraste entre la réponse à la crise financière des chefs d'Etat et de gouvernement des 20 "poids lourds" de la planète et les déchirements socialistes.
"Le week-end a été l'ombre et la lumière: autant la lumière était sur Washington à l'initiative de la France, autant l'ombre était à Reims", s'est enflammé le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre.
"L'image parle d'elle-même, et on ne va pas se priver de l'utiliser", abonde un conseiller de l'Elysée. "Quand on voit ce qui est sorti de la réunion de Washington et que le PS n'a pas été capable de produire une seule idée de fond, tout est dit".
Mais si le Parti socialiste est de l'avis-même du maire de Paris Bertrand Delanoë"sérieusement malade", les proches de Nicolas Sarkozy se refusent pour l'instant à publier son avis de décès.
Les socialistes"sont dans un processus de décomposition", a constaté le secrétaire général de l'UMPPatrick Devedjian, mais "je suis convaincu que le PS va continuer à exister parce qu'il y a un électorat". "Le PS ne va pas disparaître".
"Ce n'est pas dans notre intérêt de nous gausser de la situation du PS", avertit-on également à l'Elysée. "Quand Lionel Jospin a gagné les législatives en 1997, le Congrès de Rennes n'était pas si loin. Il ne faut surtout pas considérer que la voie vers 2012 est libre".
"On ne doit pas se satisfaire de l'état actuel des socialistes dans un pays qui a toujours oscillé entre la droite et la gauche", rappelle ce conseiller. "Avec la crise économique qui se précise, on attaque une période sociale difficile que nous devons surveiller de très près".
Prudence, donc. Même si, lorsqu'il s'agit du PS, la droite a décidément bien du mal à résister au plaisir d'une petite moquerie. "Quand on a un coup de +blues+, on se commande un sondage", confiait il y a quelques jours un proche du président. "Tous montrent que le président ferait aujourd'hui un meilleur score qu'au premier tour de 2007. C'est bon pour le moral..."
Nicolas Sarkozy ne boude pas non plus son plaisir. Dans l'avion entre Moscou et Tbilissi le 8 septembre, il avait ainsi confié à quelques journalistes qu'il ne voulait pas "profiter" des difficultés du PS mais qu'il préférait travailler à les "organiser". Allusion à sa politique "d'ouverture" et au trouble qu'elle continue à susciter à gauche.
Cet article est accompagnée de la vidéo-interview de Jean-Luc Mélanchon (10 mn41s) réalisée par lefigaro.fr Mélenchon : Royal est «remarquable de pugnacité» Samuel Laurent (lefigaro.fr) 18/11/2008 | Mise à jour : 19:48
Première question à Jean-Luc Mélenchon, sénateur «de gauche» de l'Essonne :démissionnera-t-il du Sénat après son départ du PS ? «J'étais à la tête d'une liste de gauche, sur laquelle il y avait deux socialistes, deux communistes... J'ai été élu à gauche, je reste de gauche, je siège à gauche, je vote à gauche. En France, le mandat impératif, ça n'existe pas».
Quel regard porte Jean-Luc Mélenchon sur le congrès de Reimset sur Ségolène Royal ? «C'est un personnage remarquable de pugnacité, de combativité, et elle annonce clairement ce qu'elle veut faire, contrairement à tous les autres», estime Jean-Luc Mélenchon, dont le départ est «un long chemin», commencé dès 2002. Lors du congrès, «la gauche du parti a perdu la moitié de ses voix et l'ancienne majorité du parti a 80% des suffrages». Dès lors, rappelle le sénateur de l'Essonne, il faut regarder ce qu'il se passe en Europe où «le parti socialiste allemand gouverne avec la droite, en Italie aussi, c'est bon, ça suffit, je m'en vais».
Ce nouveau parti, le «PG», pour «parti de gauche», est-il un groupuscule ?«Non, nous sommes des milliers», explique Jean-Luc Mélenchon, plutôt optimiste avec son compagnon Marc Dolez. «Le congrès fondateur a lieu en février prochain, on fait un meeting de lancement le 29 novembre avec le fondateur de Die Linke», le parti socialo-communiste allemand. Et le sénateur de l'Essonne de rappeler que «dans le monde entier le même phénomène se produit».
«Dans la vie, on fait souvent du neuf avec du vieux», estime Jean-Luc Mélenchon, qui assume de chercher une alliance avec le PC. «Nous créons un parti de gauche et nous entrons dans la bataille politique pour créer un front de gauche aux européennes», de manière à «renverser le paysage politique français et celui de la gauche qui en a terriblement besoin». Et de rappeler que «quand on a commencé la campagne du non en 2005, on me regardait encore pire qu'aujourd'hui». Jean-Luc Mélenchon l'assume, d'ailleurs, il veut «recommencer à créer un front» comme celui du «non» au référendum en 2005. «Pour les gens de gauche c'est la première bonne nouvelle depuis un moment», estime-t-il.
Nicolas Sarkozy qui veut réformer le capitalisme ?«Ca a été un moment très cocasse», estime Jean-Luc Mélenchon, pour qui le chef de l'Etat est «suprêmement habile». D'ailleurs, note-t-il, ironisant sur le gauchissement du PS, au congrès de Reims, «on avait l'impression que certains reprenaient mes anciens discours». Pour Jean-Luc Mélenchon, «la république et la laïcité sont en danger» du fait de Nicolas Sarkozy, mais aussi «du choc des civilisations, du communautarisme» qui avancent dans la société.
Quel pronostic fait Jean-Luc Mélenchon sur le prochain secrétaire du PS ?«C'est drôle, l'effet que ça fait une fois qu'on est à l'extérieur : je suis comme le commun des mortels : je n'y comprends rien et je ne suis pas sûr que ça m'intéresse».
... Bien qu'exclu, Georges Frêche fait toujours débat au PS... Christophe Barbier sait pourquoi le front anti-Royal s'est créé...
Le Congrès de Reims est passé, mais la course à la tête du PS se poursuit jusqu'à jeudi, date du vote des militants. Trois candidats restent en lice: Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon. Retrouvez toutes les dernières infos, insolites ou essentielles, de ce combat de chefs...
Le bon, la brute et Lebranchu Invitée du Nouvelobs.com, la députée du Finistère et ancienne garde des Sceaux, qui soutient Aubry, a estimé que tous les socialistes étaient «responsables» de l'échec du congrès de Reims, et qu'il n´y avait «pas de victimes et de méchants». Plutôt qu'un échec, elle préfère voir des lignes politiques qui se sont affrontées «démocratiquement». Et tant mieux si cela brise une trop longue «unité de façade» qui a plongé le PS dans la «maladie», selon elle.
C'est Christophe Barbier qui le dit Sur le site de «L'Express» : «Ségolène Royal a décidé, si elle est élue Premier secrétaire du PS en fin de semaine, de vendre les locaux du parti, rue de Solférino. Seules conditions à remplir pour le futur siège socialiste: être dans un quartier plus populaire et relié à l'Assemblée par une ligne de métro directe.» Et voilà. Si vous vouliez savoir pourquoi Ségolène a tant d'ennemis au parti en ce moment, vous êtes fixés.
L'homme du jour au PS? Georges Frêche pardi ! Même quand il ne dit rien, Georges Frêche fait parler. Ségolène Royal a estimé ce mardi matin qu'il y avait eu «beaucoup d'injustice» contre celui qui a été exclu du PS en février 2007 après avoir traité deux harkis de «sous-hommes» et s'être étonné que l'équipe de France de football compte «neuf blacks sur onze». Une gentille pensée alors que la fédération de l'Hérault, où Frêche est encore très influent, a voté majoritairement (53,6% des voix) pour la motion de l'ex-candidate à la présidentielle au congrès de Reims. Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë a fustigé cette «obstination de Ségolène Royal à défendre» le président du conseil régional du Languedoc-Roussillon.
Martine Aubry ne se fait pas de bile La maire de Lille a déclaré ce mardi qu'elle n'avait «pas d'inquiétude» sur l'issue du scrutin de jeudi. Interrogée sur Europe 1, Martine Aubry (dont la motion a recueilli 24,32% des suffrages pour le congrès de Reims) a déclaré: «Je n'ai pas d'inquiétude parce que ce sont les militants qui vont choisir, eux ils n'ont jamais oublié la gauche, ils n'ont jamais changé d'avis.»Royal appréciera.
Henri Emmanuelli veut «une nouvelle tête» (celle de Hamon) Le député des Landes, qui soutient Benoît Hamon, a milité ce mardi pour «une nouvelle tête au Parti socialiste», alors que les militants doivent voter jeudi pour désigner le nouveau premier secrétaire du PS. «Je conjure les militantes et les militants socialistes de mettre un terme à toutes ces affaires de personnes, et que l'on fasse émerger une nouvelle tête au Parti socialiste», a-t-il déclaré.
Aurélie Filippetti calme le jeu La députée PS, proche de Ségolène Royal, a estimé ce mardi qu'il n'y avait «pas de risque d'implosion» du Parti socialiste. «Ce n'est pas le problème. La question, c'est comment on choisit un leader», a-t-elle déclaré. «On est confiant parce qu'on fait confiance aux militants du Parti socialiste et nous, on a toujours dit qu'on voulait travailler à l'unité du PS. Donc, ce n'est sûrement pas un risque d'implosion de notre part», a ajouté la porte-parole du groupe PS, en affirmant qu'elle «ne redoutait pas un départ des militants».
Benoît Hamon est inquiet Le troisième candidat en lice pour la tête du PS est «inquiet (...) J'ai l'impression qu'on a désormais plus de colère entre socialistes que contre la droite. Ça m'inquiète, je trouve que ça dégénère», a-t-il déclaré sur France 2. «Je ne suis pas très confiant dans ce que sera l'avenir du parti si cet esprit de revanche (...) continue à irriguer ce congrès», a poursuivi l'eurodéputé évoquant l'affrontement entre Ségolène Royal et «les éléphants» du PS. «On n'en peut plus», «ces querelles durent depuis trop longtemps maintenant, moi je veux jeter des ponts entre les socialistes et le reste de la gauche», a-t-il affirmé.
Le groupe PS à l'Assemblée est open Comme François Hollande, Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a déclaré ce mardi que le groupe PS«travaillerait avec le premier secrétaire» qui sera élu jeudi ou vendredi par les militants, «quel que soit son nom». Le Conseil national du PS reporté Alors qu'il devait avoir lieu samedi 22 novembre, après le vote des militants pour la désignation du premier secrétaire, le Conseil national du PS est repoussé d'une semaine au samedi 29 novembre, a annoncé ce mardi le PS. Les équipes des trois candidats --Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry-- ont convenu d'un commun accord qu'il était difficile de convoquer dans un délai aussi court le Conseil national au lendemain d'un probable deuxième tour, selon le service de presse.
Jean-Marie Le Guen se range derrière Martine Aubry Le député de Paris, qui n'avait pris position pour personne dans les débats du Congrès de Reims, a appelé ce mardi «à voter pour Martine Aubry» car il serait «dangereux de précipiter le PS sur la voie de la présidentialisation». Selon le député strauss-kahnien, la maire de Lille est «la plus à même de remettre collectivement le PS au travail, d’élaborer un projet de gouvernement alternatif à Nicolas Sarkozy et de permettre au Parti socialiste d’incarner l’espoir que les Français mettent en lui».
Pour Bayrou, le PS «n'arrive pas à sortir une idée» François Bayrou, président du Mouvement Démocrate (MoDem), a affirmé ce mardi que le Parti socialiste«n'arrivait pas à sortir une idée» nouvelle et souffrait d'une «incohérence de ligne». L'ex-candidat à la présidentielle a réitéré son appel au rassemblement. «Si le PS s'obstine à dire “nous ne parlons qu'avec des gens qui pensent comme nous (...), si par exemple lors d'un deuxième tour qui opposerait Nicolas Sarkozy à moi, le PS disait “on ne participe pas”, ça voudrait dire qu'ils choisissent de maintenir au pouvoir Nicolas Sarkozy», a-t-il dit. Delanoë réplique à Royal Le maire de Paris, rallié lundi à Martine Aubry, a répliqué mardi à Ségolène Royal qu'«avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût pour soi-même». La candidate avait critiqué la consigne de vote de Bertrand Delanoë et les dirigeants du PS qui «disent quelque chose et font le contraire». Le maire de Paris avait en effet indiqué à Reims qu'il ne donnerait pas de consigne. «Bien loin de toute rancoeur ou de tout règlement de comptes, c'est mon devoir de m'engager pour celle que je crois juste et que porte Martine Aubry», conclut-il. Jack Lang soutient Aubry lui aussi Le député du Pas-de-Calais a appelé ce mardi les militants à «faire bloc» autour de la maire de Lille dès le premier tour de l'élection du premier secrétaire du PS, pour empêcher «les dérives à l'américaine» du parti qu'entraînerait, selon lui, une victoire de Ségolène Royal. Ségolène Royal dénonce le «front» contre elle L'ex-candidate à la présidentelle a dénoncé ce mardi la constitution d'un «front» pour l'empêcher d'accéder à la direction du Parti socialiste reconnaissant qu'«effectivement ça se complique arithmétiquement» pour qu'elle puisse l'emporter lors du vote des militants jeudi et vendredi.
20minutes.fr (avec agence)
20Minutes.fr - Editions du 18/11/2008 - 12h39 - Dernière mise à jour : 18/11/2008 - 21h28
je ne pense pas que Jean-Luc Mélanchon soit le seul à avoir le courage de ses opinions et à être honnête avec lui même et les autres... Il doit exister bien des gens, au PS, qui se comportent comme lui (?)... Seulement, il faut les chercher... Puis, à maints égards, Ségolène Royal, n'a-t-elle pas, elle aussi, le courage de ses opinion ?
... Martine Aubry tendra la main à Ségolène Royal si elle est élue
REUTERS Mercredi 19 novembre 2008 à 10h27
Martine Aubry, candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, s'est déclarée confiante, mercredi, sur l'issue du vote et a confirmé qu'elle tendrait la main à Ségolène Royal si elle est élue.
"Je ferai le rassemblement le plus large possible des générations et des sensibilités. Si je suis premier secrétaire, je demanderai immédiatement à Ségolène Royal 'comment peut-on travailler ensemble ?'", a déclaré la candidate à la direction du PS sur France inter.
"On a besoin de toutes ces sensibilités pour les Français, c'est donc tous pour les Français, voilà ce que je souhaite que l'on voit lundi", a-t-elle ajouté.
La maire de Lille s'est dit "confiante" dans ses chances de l'emporter face à Ségolène Royal et Benoît Hamon.
Priée d'expliquer sa différence avec la présidente de la région Poitou-Charentes, Martine Aubry a évoqué de nouveau "une autre conception de parti" et son refus d'une alliance nationale avec le MoDem de François Bayrou.
La veille, la maire de Lille avait promis des nouveaux visages si elle l'emportait.
"Bien sûr, il va falloir renouveler, on est tous d'accord là-dessus, il y aura des nouveaux visages et je m'y engage", a-t-elle dit sur France 2.
"Mais l'important je crois, c'est que le Parti socialiste montre d'abord un autre visage, qu'on arrête de dire 'je' et qu'on dise 'nous', qu'on parle d'une même voix", a-t-elle ajouté.
Soutenue par le maire de Paris Bertrand Delanoë, elle fera face jeudi soir à Benoît Hamon, 41 ans, chef de file de l'aile gauche du parti, et à Ségolène Royal, qui se présente comme la candidate du renouvellement et du changement de génération.
... Bayrou (MoDem) refuse tout "programme commun" avec le PS
Agence France Presse (AFP) - Mercredi 19 novembre, 11h25
Le président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou a écarté mercredi toute alliance avec le PS, refusant que son parti entre dans "des pratiques du type programme commun dans lequel on passe son temps à des négociations d'appareil".
"Loin de moi, très loin de moi l'idée de vouloir revenir ou aller à des pratiques du type programme commun dans lequel on passe son temps à des négociations d'appareil", a déclaré sur LCIM. Bayrou, interrogé sur la volonté de Ségolène Royal d'ouvrir le PS au centre.
"Je veux me tenir éloigné de toutes ces manoeuvres, je ne veux pas y participer, je ne veux pas y donner crédit", a-t-il ajouté.
"C'est exactement le contraire de ce que je pense. Je ne suis pas au PS, je n'ai pas l'intention d'y être", a poursuivi le leader centriste, d'autant, a-t-il jugé, que le Parti socialiste est "pour l'instant totalement épuisé dans sa vision de la France et dans son projet".
... Face à un PS en crise, François Bayrou réaffirme l'offre d'alternance du MoDem
Associated Press - Mercredi 19 novembre, 11h19
A la veille du vote pour la désignation d'un Premier secrétaire au Parti socialiste, le président du Modem François Bayrou a assuré mercredi vouloir se tenir "éloigné" de toutes les "manoeuvres" de celui-ci, et a réaffirmé son indépendance politique face à un PS à la vision "épuisée".
Interrogé sur LCI s'il souhaitait la victoire de la candidate Ségolène Royal en vue d'éventuelles alliances avec le MoDem, il a répondu: "Je ne suis pas membre du PS, et je n'ai pas l'intention de me mêler de la campagne interne (...) Je veux me tenir éloigné de toutes ces manoeuvres". Il a toutefois noté un "processus de choc frontal" entre deux courants, "un qui voudrait l'ouverture du PS, un qui chercherait la fermeture du PS", ou du moins qui le prétendrait.
Si les Français se demandent si "une autre offre politique en France, d'alternance sérieuse", existe en dehors des deux grands partis, "la réponse est oui", celle des "démocrates", a souligné le président du MoDem.
Refusant toujours l'idée d'une "bipolarisation" de la vie politique française, qui ferait "qu'il faudrait toujours être en situation de négociation avec l'un des deux", PS ou UMP, François Bayrou a refusé tout accord avec les socialistes pour les prochaines présidentielle.
"Je ne suis pas au PS, je n'ai pas l'intention d'y être. (...) Très loin de moi l'idée de vouloir revenir ou aller à des pratiques du type 'programme commun', où on passe son temps à des négociations d'appareils", a-t-il refusé.
Selon lui, le Parti socialiste"est complètement épuisé dans sa vision de la France et dans son projet", et son congrès de Reims le week-end dernier l'a montré.
...
Avec ces deux articles, que j'ai rajoutés ce matin, je pense que François Bayrou devra continuer sur sa lancée, se gardant, cependant, de faire preuve d'un orgueil démesuré... Il devra saisir l'occasion qui lui est lancée : celle de se retrouver principal "Arbitre" de la vie politique française.
Si le Président du MoDem réussit cette fois-ci, puisqu'il refuse, à juste titre, une bipolarisation "PS/UMP", il pourra, dès lors, faire en sorte que le MoDem soit le véritable parti centriste dont la France a besoin !
Maintenant, en ce qui concerne le camp Sarkozy, qui se réjouit des divisions du PS, il est indéniable qu'il ne doit pas crier victoire...
En effet, la crise est là, qui continue, sans qu'aucune réforme sérieuse ne soit entreprise par le Gouvernement Fillon...
Aussi, le camp Sarkozy devra se méfier d'Olivier Besancenot, qui rigole sous cape, tout en se gardant bien de faire la moindre déclaration, car il sera le premier bénéficiaire de cette guerre du trône qui a lieu au Parti Socialiste... Le camp Sarkozy devra se méfier également de ce peuple français qui est toujours en pleine procédure de "divorce sans consentement mutuel", et, qui pourrait bien se lever en masse pour se porter vers le vote "NPA/exLCR", comme il s'est levé en masse pour se porter vers le vote "Front National", le du 21 avril 2002 !
21h03: Hollande ferme la boutique, et pronostique la victoire d'Aubry «Le plus probable, arithmétiquement, c'est Martine», a jugé le premier secrétaire du PS dans un entretien avec la Télé Libre, qui a filmé ses derniers jours à Solférino. Dans un bureau presque vide, il revient également, sur les raisons de l'échec de la nuit des résolutions - «des questions de personnes». Volà les dernières paroles de la soirée, du "futur, ancien" Secrétaire Général du PS
Cette vidéo est très "parlante" :elle prévoit, sans le dire ouvertement, la scission du Parti Socialiste, sachant que cette scission pourrait s'accentuer dans le cas où Martine Aubry devait l'emporter...
Mais, il est bien évident que si Ségolène Royal devait l'emporter, scission il y aurait, puisque des ténors de l'aile gauche du PS pourraient être tentés de rejoindre Jean-Luc Mélanchon et Marc Dolez !
... Duel serré entre Aubry et Royal pour la direction du PS Samuel Potier(lefigaro.fr), avec agences 21/11/2008 | Mise à jour : 12:30
L'ex-candidate à l'Elysée a obtenu 42,51% des voix au 1er tour, devançant nettement la maire de Lille, qui récolte 34,7% des suffrages. Mais le suspense reste entier : Hamon appelle à voter massivement pour Aubry au 2e tour.
Le Parti socialiste est au moins sûr d'une chose : il sera dirigé pour la première fois par une femme. Ségolène Royal et Martine Aubry s'affronteront en effet ce vendredi au second tour du vote des militants PS, entre 17h et 22h, pour désigner le Premier secrétaire qui succédera à François Hollande, en poste depuis onze ans. Selon des résultats définitifs en métropole communiqués dans la nuit, Ségolène Royal a recueilli 42,51% des voix, devant Martine Aubry qui n'en récolte que 34,70%, tandis que l'euro-député, Benoît Hamon, 41 ans, a obtenu 22,79% des suffrages. Des chiffres contestés par le camp de la maire de Lille. Mais le second tour s'annonce très serré, car tant Hamon que le maire de Paris Bertrand Delanoë ont aussitôt appelé à voter «massivement» pour Martine Aubry.
Moins de 60% des quelque 230.000 adhérents socialistes appelés aux urnes ont finalement voté, à l'issue de plusieurs mois de lutte d'influence et d'un congrès fratricide à Reims. Bras droit de Ségolène Royal qui veut en faire son premier secrétaire délégué en cas de victoire, Vincent Peillon a interprété ces résultats comme le signe que «les militants ont choisi le changement. Nous avons une chance inespérée d'opérer la transformation du PS». Pour une porte-parole de la maire de Lille, la députée de Paris Sandrine Mazetier, «Ségolène Royal est en ballottage, il y aura un deuxième tour ouvert». Autre proche d'Aubry, Marylise Lebranchu s'est dite «optimiste».
«Une dynamique en faveur de Ségolène Royal»
Spécialiste du PS, le politologue Gérard Grunberg a estimé qu'au vu de ces chiffres, «on peut penser que Martine Aubry va gagner, que la très grande majorité des voix de Benoît Hamon iront sur elle. Cependant pour la maire de Lille les résultats sont un peu décevants», même si «l'ordre d'arrivée n'est pas une surprise».
De son côté, le politologue Dominique Reynié analysait ce premier tour comme «un échec important pour Aubry», qui en raison du ralliement du maire de Paris (sa motion avait pesé 25% le 6 novembre) «devait prouver qu'elle était capable de rassembler». En revanche, «Royal progresse nettement. Ces premiers chiffres montrent une dynamique en sa faveur. Si elle échoue au second tour, cet échec résoudra moins de problèmes au PS qu'il n'en créera de nouveaux», selon ce professeur à Sciences Po.
Les militants socialistes devaient, après l'échec du congrès de Reims qui n'a pu dégager une ligne politique et un leadership, départager Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal dans ce scrutin. 233.000 militants étaient appelés à voter dans 3.200 sections. La tâche de la prochaine patronne du PS sera donc ardue pour panser les plaies de Reims, refaire du PS un parti audible, avec en ligne de mire l'élection présidentielle de 2012.
...
elle prévoit, sans le dire ouvertement, la scission du Parti Socialiste, sachant que cette scission pourrait s'accentuer dans le cas où Martine Aubry devait l'emporter...
je crois que de toute façon cela laissera des traces, il y a trop de haine entre les différents groupes.
Ce qui est amusant, c'est de voir certains dirigeants du PS prendre comme référence des candidats américains pour dire qu'ensuite ils vont tous s'embrasser.
... Dominique, New-Reporter, : Pas facile de diagnostiquer un résultat fiable, à cette heure de la journée!!
Quelle que soit l'issue du scrutin, ce sera une femme à la tête du Parti!
Mais les divergences entre les deux candidates, sont suffisamment importantes, pour qu'en effet, il y ait scission du Parti!!
Le PS, retrouvera ses accents Mittérandiens, en faisant alliance, avec les verts et le parti communiste, si Benoît Hamon se joint à M. Aubry, et Ségolène recentrera les militants, autour, ou plutôt avec le MODEM de François Bayrou
Et si le gagnant de ce lamentable spectacle était François Bayrou ??? Mais en 2012, la "Guerre des chefs" reprendra de plus belle ebtre Ségolène et François!!
Merci de votre passage!
La "messe", n'est pas encore dite, mais, le dénouement approche...... Je ne sais pas si le maître ce cérémonie, pourra prononcer ces mots qui terminent l'office religieux : "Allez en Paix", j'en doute fort....
Très Amicalement
SOPHY, (un Merci particulier à Dominique, qui m'a signalé la denière vidéo, que j'ai déposé sous l'article GBGB Dominique SOPHY
... 6H30, VICTOIRE DE MARTINE AUBRY, avec 42 voix d'avance!!!
J'imagine la tête de Ségolène!!!!
Mais, si Ségolène avait été Première secrétaire du PS, N. Sarkozy, était tranquille pour un bon moment!!
Tandis qu'avec Martine.....NON, quand je pense que c'est elle qui a institué les 35 heures!!
Je reviendrai bien sûr Martine !!!, la Maire de Lille qui ne veut pas d'alliance avec Bayrou, mais qui au conseil Municipal de LILLE, a fait appel aux centristes....
Je ne développe pas maintenant, mais je reviendrai plus tard dans la journée!!!!! SOPHY
Il y a très peu d'écart entre Martine Aubry et Ségolène Royal :en effet, selon la Direction du Parti, qui a publié les chiffres, la Maire de Lille a obtenu 42 voix de plus (50,02 % des voix) que la Présidente du Poitou Charentes (49,98 % des voix).
Mercredi prochain, le Conseil National du Parti Socialiste, qui est convoqué par François Hollande, va statuer sur cet écart... Il se pourrait qu'il y ait un troisième tour, d'autant que le camp Royal a déposé des réclamations !
Si jamais Martine Aubry est confirmée à son poste, je crains fort pour la politique française... Parmi les Socialistes, il y aura un divorce sans consentement mutuel... Et la scission de ce vieux parti va se poursuivre !
En tous les cas, la Sarkozie se retrouvera, si Martine Aubry est confirmée à son poste de Secrétaire Général du PS, face à une Socialie ouverte vers le vieillot, le traditionnel, prête aux pires alliances avec, qui sait (?), le NPA/exLCR...
...
Martine (que les masses populaires n'aiment guère) future première secrétaire avec l'aile gauche mais perd sa droite. Son électorat est composé d'enseignants, de cadres mais elle est coupée du monde ouvrier qui lui préfère Ségolène.
Sorkozy a bénéficié d'un report de voix de Bayrou pour être élu.
Prochaine présidentielles: (Si rien ne change)
Au premier tour :
On prend les même et on recommence. (ça aussi les français commence à en avoir raz la casquette)
Au deuxième tour :
Match Sarko / Bayrou
Gagnant François le Béarnais!
Bénéficiant de ses électeurs, des électeurs de gauche anti sarko et des déçus du sarkozysme.
Et là on est dans la panade car avec qui gouverner?
... New-Reporter, voici une vidéo de Jean-Pierre Mignard, de ce matin 22 Novembre, qui nous raconte à sa façon, le déroulement de ce scrutin de la nuit! Je ferai remarquer qu'il à l'air bien fatigué, et peu triomphant :
... EXCELLENT, PRONOSTIC, New-Reporter dans la conjoncture que vous nous présentez pour les Présidentilles 2012, en cas de victoire confirmée de Martine Aubry!!
C'est exactement ce qui se passera!
Je suis même étonnée que Dominique ne soit pas encore venu confirmer votre LUCIDE, et SENSE raisonnement!!
Moi, je pense exactement comme VOUS!!
Merci, de nous avoir donné votre avis sur ce DEPLORABLE "cinema", que nous a donné le PS, depuis le 6 NOVEMBRE!!! Amicalement
@ SOPHY SOPHY, avant de commenter le sensé raisonnement de new reporter, j'ai digéré un petit peu les tenants et les aboutissants de cette fin de guerre du Trône...
Mon pronostic, de ce fait, sera, pour les Présidentielles "2012" : 1°) -dès le Premier Tour, il se pourrait que Nicolas Sarkozy soit évincé au profit de deux personnes ; 2°) -dès le Premier Tour, si c'est Martine Aubry qui est en lice face à Nicolas Sarkozy, il se pourrait qu'elle soit évincée, tout comme lui ; 3°) -donc, pour le Deuxième Tour, je ne vois qu'un affrontement possible entre François Bayrou et Olivier Besancenot ! Les Français trancheront, - sachant que Ségolène Royal appellera très certainement à voter en faveur de François Bayrou, les Ségolénistes, les électeurs du Parti Radical de Gauche, du Nouveau Centre, et ceux de la Droite, obéissant à ses consignes - sachant que Martine Aubry, Jean-Luc Mélanchon, Benoît Hamon,ainsi que les dirigeants du PCF et ceux de la Gauche de la Gauche appelleront à voter en faveur d'Olivier Besancenot...
...
Dominique vous voyez donc Olivier Besancenot comme un potentiel futur Le Pen?
C'est vrai qu'il est bien plus sympathique mais peut être tout aussi dangereux au regard de ses idées et de ses fréquentations.
Qu'elle aurait la réaction des bien pensant ou de la presse si Le pen avait eu la réaction de Besancenot à l'égard de Rouillan? ( Je sais que cela n'est pas possible mais imaginons un Rouillan terroriste d'extrême droite)
Je crois pour ma part assez peu plausible cette hypothèse.
Mais en trois ans tout peu changer?
Les ouvriers pourraient se mettre à aimer Martine Aubry. Ségolène pourrait apporter son soutien à Martine. Bayrou pourrait abandonner la politique.
Franchement vous y croyez?
Moi je crois surtout que ce n'est pas encore demain que les dirigeants socialistes vont cesser de se battre et s'occuper de ce qui importe que français.
La crise actuelle.
Unilever ferme son usine de Dijon on ne les entend pas! Renault Michelin Peugeot on ne les entend pas!
Ils ne se divisent pas........ ils se suicident et dégoutent une partie de leurs militants.
Heureusement que la haine qu'ils ont construit autour de Sorko les soude encore un peu.
Je n'ai qu'un mot LAMENTABLES.
Je parle bien entendu de la plupart des dirigeants actuels et non pas du monde ou du peuple socialiste.
... new reporter, si vous relisez tous les commentaires, vous verrez cette réponse, que j'ai faite à SOPHY : « il est temps, pour le Parti Socialiste, d'adopter une ligne claire, un programme politique constructif, ce, bien avant les échéances de 2012... Sinon, il se pourrait fort bien qu'Olivier Besancenot rafle la mise en étant présent au Second Tour des Présidentielles "2012", réussissant le même coup que Jean-Marie Le Pen fit au soir du 21 avril 2002 ! ».
D'une part, je crois de plus en plus fermement à la scission du Parti Socialiste... D'autre part, je suis intimement persuadé que des Déçus de la Gauche rejoindront fatalement Olivier Besancenot, le Parti Socialiste (en pleine guerre du trône), le PCF (moribond), Les Verts (réduits à leur plus simple expression), étant en pleine déconfiture !
Donc, pour en revenir à Olivier Besancenot, que je considère comme le véritable « Jean-Marie Le Pen de la Gauche », il ne faut pas oublier que, si le NPA/exLCR a accepté des gens comme Jean-Marc Rouillan, le Front National a accepté, en son sein, d'anciens traitres (miliciens, sbires, responsables préfectoraux...) favorable à la politique prônée par l'Etat français du Maréchal Pétain (certains d'entre eux étant conseillers généraux, conseillers régionaux...).
Puis, il ne faut pas oublier que la question européenne (l'appel à voter « non » au Référendum du 29 mai 2005, le refus, par une partie de la Gauche, d'entériner le Projet de Loi Constitutionnel autorisant la signature du Traité de Lisbonne), divise le Parti Socialiste !
Donc, il y a bel et bien un « Divorce sans Consentement Mutuel », qui, s'accentuant très certainement aux Présidentielles "2012", permettra à Olivier Besancenot de rééditer le coup que fit Jean-Marie Le Pen au soir du 21 avril 2002 ! De ce fait, je prévois, pour le 2ème Tour de ces Présidentielles "2012", une confrontation "BAYROU/BESANCENOT" !
Concernant le Fn ou plutôt l'extrême droit, il est exact qu'elle a accueilli des individus peu intéressants. Mais l'époque que vous citez (Pétain) est révolue depuis un certain temps.
Le général De gaule avait pour priorité après la guerre de faire repartir l'économie et de rétablir l'ordre dans le pays afin de se débarrasser de la tutelle des américains.
Il a pour ce fait incorporé dans l'armée française les résistants qui n'étaient pas tous aussi reluisants qu'on voudrait nous le faire croire maintenant.
Il a fait mine d'oublier le comportement de nombreux préfets et autres cadres administratifs car il ne pouvait se priver de leur compétence. Il ne pouvait les remplacer.
Mais n'oublions pas que tous ces gens qui avaient "trahi" n'avaient pas reçu la même culture que la nôtre. Ils n'avaient pas les même références morales.
N'oubliez pas qu'il y a encore quelques dizaines d'années dans les manuels de catéchisme, il était écrit que les juifs avaient donné, avaient dénoncé Jésus.
La période de l'Etat Français, c'est révolu... Je suis d'accord avec vous...
Cependant, ce que subit actuellement le peuple français (chômage, précarité, mal et non logement, crise financière, coût de la vie de plus en plus cher, stagnation des salaires, des pensions de retraite, des allocations chômage et des minima sociaux...), est une période non révolue, qui me fait penser de plus en plus que je vous ai décrit dans mon précédent commentaire, est, de loin, le plus possible...
Donc, gare à laconfrontation BAYROU/BESANCENOTlors du 2ème Tour de laPrésidentielles "2012"!