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Divorce sans consentement mutuel - l’éternel problème des parrainage |
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par Dominique Dutilloy 818 hits son flux
flux Politique Divorce Sans Consentement Mutuel - Ou le Roman de trois gifles électorales annoncées
En guise de retour vers la case ‘'départ'', l'éternel problème des parrainage est de nouveau soulevé
Souvenons nous : lors des Présidentielles « 2002 », Jean-Marie Le Pen, à l'époque, Député européen, se prenant pour ‘'la'' victime ‘'expiatoire'' du système, montait au créneau en dénonçant le ‘'système des parrainages'' ! Pour Noël Mamère, s'exprimant devant des millions de téléspectateurs, mais également pour d'autres candidats, « il était ‘'anormal'' que Jean-Marie Le Pen fût absent de ce débat démocratique important ».
Quoiqu'il en soit, ce ‘'lamentable'' épisode aura été très profitable à Jean-Marie Le Pen, puisque, raflant 17,34 % des voix de manière à se retrouver seul en lice face le Président Jacques Chirac, il a éliminé Lionel Jospin[1] ! C'est dire si le Président du F.N. savait, à juste titre ( !), et sait toujours, ‘'émouvoir'' toute la classe politique et les médias sur son triste sort, tout en se demandant, jusqu'à la dernière minute si il pourrait se retrouver réellement dans la course vers le Palais présidentiel (?).
Deux ‘'victimes'' et non des moindres, se retrouvèrent définitivement exclues de cette course à l'investiture suprême : - Charles Pasqua, ancien Ministre de l'Intérieur, en dehors de la compétition, n'ayant pas obtenu le nombre de signatures requises, - Nicolas Miguet, Président du Rassemblement des Contribuables Français, écarté par le Conseil Constitutionnel, malgré le dépôt d'un recours auprès des instances de notre Pays, persuadé qu'il était d' « avoir réellement obtenu ces 500 signatures en temps et en heure ».
Déjà, en ce mois d'avril 2002, certains ‘'semblaient'' ne pas savoir faire la différence entre ces deux mots : ‘'Parrainage'' et ‘'vote'' (!)...
Voilà comme qui dirait une impression de « retour vers la case ‘'départ'' ». De quoi gâcher, voire ternir fortement (!), le bon déroulement de la Campagne des Présidentielles « 2007 » : cet éternel problème des parrainages se retrouve de nouveau soulevé ! Et, Jean-Marie Le Pen, comme toujours aux aguets (!), ne rate aucune occasion pour s'en prendre à cette loi ! [1]Lire ou relire dans cet ouvrage, le chapitre : « Rappelons-nous (in memoriam) : Les raisons, les causes et les conséquences d'un monumental désastre annoncé ». ____________________________________________________________
Pourtant, cette loi organique[1] stipule très clairement : «cette liste est préalablement établie par le Conseil Constitutionnel au vu des présentations qui lui sont adressées 18 jours avant le premier tour du scrutin, par au moins 500 citoyens membres du Parlement, des Conseils Régionaux, de l'Assemblée de Corse[2], des Conseils Généraux[3], du Conseil de Paris, des Assemblées territoriales des Territoires d'Outre-mer, Maires et Membres élus du Conseil des Français de l'Etranger »[4]. En un mot, et, à moins d'un vote d'une autre loi, personne ne peut changer les choses (!), elle définit à tout candidat à la Magistrature suprême l'art et la manière de s'en aller à la pêche aux grands électeurs[5]... Mais, il y a un bémol pour ces postulants : « ils doivent trouver ces 500 élus nationaux, régionaux, municipaux... originaires de 30 départements[6], au moins, ou des Territoires d'Outre-mer, sans que plus d'un dixième d'entre eux puisse être les élus du même département[7] ou du même Territoire d'Outre-mer ». Ce qui corse quelque peu l'affaire lorsqu'on sait que, lors du 1er8]Tour des Elections Présidentielles "2002", 16 prétendants à la Magistrature Suprême se présentaient devant le suffrage des électeurs...
Auparavant, il ne suffisait d'être parrainé que par 100 grands électeurs et présenter leur signature au Conseil Constitutionnel pour pouvoir valider sa candidature à la Présidence de la République... Ce qui, en soit, pouvait être considéré comme on ne peut plus, raisonnable... Quoi que (?!)... Comme pour durcir encore plus cette règle, dont on peut se demander si elle était déjà en soi quelque peu démocratique quant aux modalités mêmes de son application (?), voici qu'un homme, le Président Valéry Giscard d'Estaing, va la compliquer encore plus qu'elle ne l'était déjà : sous son impulsion, la Loi Organique n° 76-528 du 16 juin 1976 changera totalement la donne, puisque 500 signatures, au lieu de 100, étaient désormais requises[9] ! [1]Une Loi Organique et une loi destinée à développer les principes posés par une loi constitutionnelle. [2]Loi Organique n° 95-62 du 19 janvier 1995, Article 1er. [3] Y compris les départements d'Outre-mer. [4]Cf. Dominique Dutilloy in : - « Impressions », Chapitre 2 : « La mascarade des Parrainages » Editione Le Manuscrit (http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp), Paris 2004 - « Les Parrainages en question » [Article paru le 8 août 2006 sur « Agora Vox - Le Média citoyen (http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=3502)] [5] Mais, ô comble de l'ironie, un grand électeur, lui, ne peut être le parrain que d'un seul candidat... C'est dire si, outre les ‘'éventuelles'' pressions que peut subir ce grand électeur lambda, son choix peut paraître quelque peu cornélien ! [6]Voir Note 159. [7]Voir notes 159 et 162. [8]Beaucoup de commentateurs politiques, qui considèrent que « 16 candidats, c'est beaucoup trop », pensent que ce nombre important de candidats a permis à Jean-Marie Le Pen de se retrouver au 2ème Tour des Présidentielles « 2002 ». [9]Pour beaucoup d'observateurs, le Président Valéry Giscard d'Estaing, Coluche, qui se désista par la suite, put se présenter sans aucun problème aux Présidentielles « 1981 ». Un autre humoriste, Dieudonné aurait pu, lors du 1er Tour des Présidentielles « 2002 », maintenir sa candidature, « ayant obtenu », selon ses dires, « les 500 signatures requises ». Cependant, il préféra se désister bien avant le démarrage officiel de la Campagne des Présidentielles. aurait agi ainsi afin d'écarter des candidatures jugées trop ‘'farfelues''. Malgré tout ___________________________________________________________ A croire que beaucoup ne savaient pas à l'époque que parrainer un candidat ne signifie pas pour autant qu'on doive voter pour lui (!)...
Alors, pour le Président du parti frontiste, « il faut que ça change (!) », d'autant qu'il estime que « la publication des noms des parrains par le Conseil Constitutionnel entraîne ‘'un véritable chantage politique, voire parfois, des menaces physiques sur les maires signataires'' »[1]... Présent au Congrès des Maires de France, le Président du Front National, reconnaissant « avoir ‘'trop'' peu de parrainages », demandait aux maires « d'avoir le courage d'assumer la responsabilité que leur a confiée la loi »[2]... Malheureusement, malgré cet appel relayé par Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, également présents au Congrès des Maires de France, beaucoup ne semblent pas convaincus ! Ainsi, considérant qu' « un édile ne peut donc pas accorder signature à Jean-Marie le Pen sans courir le risque d'être perçu comme son sympathisant », Michèle Celarier-Descoeur, maire de Salers, allait jusqu'à estimer, ce, de manière très catégorique que « si on parraine quelqu'un pour la Présidentielle, c'est qu'on va voter pour lui »[3]. A l'inverse, d'autres édiles, pour la plupart, des maires ruraux, semblent quelque peu gênés aux entournures, comme s'ils avaient peur de semer la zizanie dans leurs communes... Maire d'un bourg de 2200 habitants situé dans l'Isère, Agnès Reboux répondit à qui voulait bien l'entendre pour rappeler le caractère ‘'apolitique'' de sa liste : « il y a autant de gens de droite que de gauche. Accorder mon parrainage à qui que ce soit serait source de tension »[4]. Dans leur démarche téléphonique auprès des maires, les militants du Front National ont très justement rappelé que le respect du pluralisme comptait... « Je trouverais scandaleux qu'un homme qui a obtenu plus de cinq millions et demi de voix en 2002 ne puisse pas être candidat à la prochaine élection présidentielle », s'insurgea un édile du Calvados, qui avait demandé l'anonymat. « Je ne veux pas connaître les mêmes problèmes que mon collègue dans le village voisin : en 2002, huit de ses conseiller municipaux ont démissionné après avoir lu dans la presse qu'il avait parrainé Le Pen », déplora-t-il en se confiant à Guillaume Perrault et Olivier Pognon[5].
C'est dire si pour beaucoup, le fait d'accorder son parrainage à quelqu'un peut s'avérer quelque peu dangereux, comme si il fallait vivre comme sous le coup d'une menace à ‘'peine voilée''. [1]Cf. L'article de Guillaume Perrault et Olivier Pognon : « Interpellé hier par le président du FN, le premier ministre refuse de rétablir l'anonymat des 500 signataires »,publié le 23 novembre 2006 sur le Portail internet du « Figaro » [2]Ibid. [3]Ibid. [4]Ibid. [5]Ibid ____________________________________________________________ Comme quoi beaucoup de nos grands électeurs semblent vouloir toujours superbement ignorer que le terme ‘'parrainage'' n'est pas synonyme du mot ‘'vote'' (!)... Comme quoi ça les arrange bien quelque part (!)...
Alors, pour Jean-Marie le Pen, il n'y avait qu'un seul moyen pour prendre ce problème des signatures à bras le corps : adresser une lettre à Dominique de Villepin, Premier Ministre, de « rétablir, par la voie parlementaire, l'anonymat des parrainages » ... Ce qu'il fit ! Mais, le Premier Ministre ne l'entendit pas de cette oreille... Répondant, le 22 novembre 2006, au Président du Front national, il affirma publiquement au Congrès des Maires de France « ne pas voir de raison, à quelques mois des échéances, de modifier les règles du jeu »[1]. « Cela conduira chacun à prendre ses responsabilités et reflétera, comme à chaque élection présidentielle, l'attention portée aux parrainages », tentait d'expliquer le Chef du Gouvernement aux Maires venus l'écouter ‘'presque'' religieusement[2].
Mais, comment peut-on juger de viabilité d'une bonne campagne présidentielle à travers l'attention portée aux parrainages ou la responsabilité prise par chaque candidat ? La démarche de Jean-Marie Le Pen est tout à fait justifiée... Pour preuves, l'intervention de François Hollande, Premier Secrétaire du P.S., qui, cité par l'Associated Press (A.P.) dans une dépêche publiée sur le portail Internet du « Nouvel Observateur »[3], estimait : « L'élection présidentielle, c'est le choix du prochain Président de la République. Ce n'est pas un forum participatif ou une assemblée générale ». Ne voulant plus ‘'revivre'' la ‘'débâcle du 21 avril 2002'', il devait rappeler à ses troupes : « Quand on est élu socialiste, la moindre des cohérences est de donner sa signature au Candidat du P.S. »[4]. Cependant, tout en les rassurant sur l'absence éventuelle de sanctions, il a précisé que « chaque élu socialiste avait droit d'apporter son parrainage à un autre candidat »[5]. « Il y a l'annonce d'une candidature tous les mois, si ce n'est toutes les semaines. L'élection présidentielle, ce n'est pas un grand bazar, un grand barnum ou chacun vient débattre »[6], tançait-il, peut-être d'un ton méprisant (?), pour justifier ses craintes. Encore un qui n'a pas l'air d'avoir bien compris ce que signifient ces deux termes : ‘'parrainage'' et ‘'vote'' !
[1]Cf. L'article de Guillaume Perrault et Olivier Pognon : « Interpellé hier par le président du FN, le premier ministre refuse de rétablir l'anonymat des 500 signataires »,publié le 23 novembre 2006 sur le Portail internet du « Figaro » [2]Ibid. [3]http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=politique/20060805.OBS7458.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/ [4]Ibid. [5]Ibid. [6]Ibid. ___________________________________________________________ Certes, cette Loi Organique n'est pas en soi si mauvaise... Cependant, comme l'ont fait si justement remarqué Jean-Marie Le Pen ainsi que d'autres candidats, c'est son application qui est mauvaise... Au-delà de la demande ‘'d'anonymat des signatures'' exigée par le Front National, il faudrait réellement changer tout le fondement même de ce texte législatif, ne serait-ce que pour instaurer plus de clarté dans le jeu démocratique ( !) Si, pour Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marie-George Buffet, Philippe de Villiers..., il n'y aura aucun problème, est-il normal de voir des ‘'petits'' candidats, comme Hervé Mathiasin ou Franck Abed..., se rendre au Congrès de l'Association des Maires de France pour s'en aller à la chasse aux maires, sous le ‘'fallacieux'' prétexte qu'ils ne sont pas issus d'un grand courant politique ?
Alors, que faire ?
Les candidats ne devraient pas être contraints de s'en aller à la chasse aux signatures... Dès réception des déclaration de candidature, le Conseil Constitutionnel ne devrait-il pas établir, pour chaque grand électeur, un formulaire unique sur lequel seraient inscrits les prénom et nom de chaque candidat, avec, éventuellement, la formation politique qui le soutient ? Ne serait-il pas possible pour plus de clarté démocratique, une fois muni de ce formulaire, que le grand électeur puisse faire, dans le secret de son bureau, son choix en optant, grâce à une croix devant chaque nom, pour un ou plusieurs postulant(s), apte, selon lui, à se porter candidat à la Magistrature suprême ? Ne serait-il pas possible que ce soit le grand électeur lui-même, qui, après avoir signé son formulaire de parrainage, puisse le renvoyer, par tout circuit officiel de son choix, au Conseil Constitutionnel 18 jours avant le début du scrutin ? Ne devrait-il pas y avoir, pour chaque grand électeur, la garantie du secret de ses décisions prises et soumises au Conseil Constitutionnel ? Ne serait-ce pas au Conseil Constitutionnel de faire, sur chaque candidat à l'élection présidentielle, le décompte des signatures obtenues dès réception des formulaires de parrainages ? Le rôle de ce même Conseil Constitutionnel ne consisterait-il pas, 18 jours avant la date du scrutin, d'annoncer publiquement les noms de tous les candidats admis à faire acte de candidature après validation de leurs 500 parrainages ?
Si elle était modifiée ainsi, la Loi Organique n° 88-35 du 13 mai 1988, permettra-t-elle à notre Patrie des Droits de l'Homme d'acquérir de nouvelles règles démocratiques en donnant à chaque candidat l'occasion et la possibilité
de se consacrer pleinement à sa campagne au lieu de se retrouver en position de ‘'victime expiatoire''... C'est à souhaiter : en tous les cas, le Gouvernement et nos parlementaires devraient se pencher sur cette question avant de se retrouver face à « plusieurs divorces sans consentement mutuel » !
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Commentaires (17)
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Blaise
a dit:
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... Bonjour Dominique, je n'écrivais cela que pour recevoir les commentaires à l'époque où ils ne tombaient pas automatiquement dans les "boites mail". Ceci dit, personne ne s'insurge de ce que le FN ne dispose d'aucun députés à l'assemblée alors que le modem et le parti communiste si, ce qui est anormal. |
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Abus
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michel
a dit:
salut Dominique Les parrainages ont démontré toutes leurs limites lors de cette campagne présidentielle. JM Le Pen est diabolisé d'ou l'extrême difficulté a obtenir le sésame. Une assemblée nationale ou ne siège pas tous les partis français perd de sa crédibilité et de sa légitimité. L'UMP et le PS écrasent le paysage politique et il ne faut s'étonner de voir des partis absent de l'hémicycle. Bien des choses sont à revoir, mais je crains que cela ne soit d'actualité (..). Amitiés Michel |
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Abus
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SOPHY
a dit:
... Dominique, vous reprenez fort justement dans cet épisode, un de vos excellents articles sur le parrainage, nécessaire aux candidats, pour une élection Présidentielle. Je me souviens de cet article que j'avais lu soigneusement, et vous avez raison d'insister encore plus aujourd'hui, sur cette injustice "légale", qui veut que des maires donnent leurs signatures, aux candidats potentiels Tous les groupes parlementaires doivent être représentés à l'Assemblée Nationale, je pense aussi, a Gérard de Villiers, à François Bayrou, qui n'ont plus voix au chapitre, (ou si peu), alors que de nombreux électeurs se sont battus pour défendre leur candidat, ont voté poue lui, en espèrant que ses idées seraient défendues, à l'Assemblée Nationale!! Je ne sais pas si les choses vont pouvoir changer, mais il le faudrait, assurément!! Bravo Monsieur DUTILLOY, pour cet épisode de la semaine, où vous nous avez manqué! GBGB Dominique SOPHY |
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Abus
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anidom nidolga
a dit:
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... Dominique Dutilloy bonsoir, J’ai toujours regretté que Jean Marie soit exclus du débat démocratique, pour moi c’est la seule façon de favoriser l’éclosion du FN par sa mise en clandestinité, c’est donc une action contraire à l’intérêt de ceux qui veulent l’éliminer. Je ne pense pas que cet épisode ait été favorable à Jean Marie pour la raison que tu invoques, simplement le PS et les gens de gauche n’ont pas aimé la politique de Jospin qui n’a pas été claire à leurs yeux, trop diffuse et parfois contraire à la gauche, il n’a pas eu la conviction de ses idées de gauche. Il a agit comme le socialisme de Guy Mollet. De plus, il n’a pas su expliquer sa politique, je me souviens de sa réponse à une personne lors des grèves je crois ou il lui a dit sèchement que l’Etat ne peut tout faire. Ce jour là, il s’est descendu aux yeux des gens de gauche, si sa réponse est vraie, il faut de la manière pour l’exprimer devant des personnes désemparées, c’est un prétentieux et imbécile. Les parrainages sont une erreur et un bien, mais dans la mesure où il n’y a rien d’autre pour accréditer la présence d’une formation politique, il faut les accepter. Refuser la présence à une formation politique à une élection est anti-démocratique, mais la favoriser est absurde dans la mesure où elle n’a aucune chance, c’est favoriser la confusion, le bazar, et cela coûte cher, alors il faut prendre ses responsabilités et ne pas parrainer ceux qui n’ont aucune chance. Ma position est ambiguë mais le problème posé l’est également. Il est une chose qu’il faut prendre en considération, dans l’exemple que tu donnes pour Jean Marie, il se porte toujours en victime, mais c’est sa politique qui le place en victime dans laquelle il se plait, cela lui permet la critique sans s’engager sachant qu’il ne sera jamais élu. De plus, s’il était aux commandes accepterait-il que facilement le parrainage de partis peu représentatifs, j’en doute ! De plus, la publication des signatures est une bonne chose, il faut avoir le courage de ses actes. Que cela gène certains élus d’ouverture d’esprit sectaire et peu démocratique obligeant le maire d’une commune de ne pas parrainer un tel c’est vrai, mais on ne peut aller contre la pensée de chacun même si elle peut paraître choquante. Maintenant la confusion que tu mets en avant entre parrainages et vote je ne l’ai jamais ressentie, et je pense que François Hollande aussi. Pour terminer sur ta conclusion et tes propositions, je suis contre le secret des parrainages, je suis pour qu’ils soient effectués sur demande des intéressés aux grands élus et qu’ils soient publiés par le Conseil constitutionnel. Ce qui est actuellement appliqué me parait un bon compromis. |
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Abus
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SOPHY
a dit:
... A tous les lecteurs du feuilleton qui auraient manqué cet épisode, je signale qu'il reste 24 heures pour commenter, "le Problème des parrainages", demain soir, nous aurons un nouvel épisode a commenter, donc, ce soir ne manquez pas celui-ci au risque de ne pas "comprendre" la suite!!! |
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Abus
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anidom nidolga
a dit:
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... Dominique Dutilloy bonjour, Si j’ai tardé à te répondre c’est que je viens de publier un nouvel article qui peut t’intéresser « la retraite à 70 ans ? » Pour en revenir à ton divorce, bien entendu que Besancenot tout comme Le Pen ne doivent pas être exclus du débat démocratique, et ils devraient avoir une place dans les deux Assemblées. Ils représentent un potentiel électoral de Français. Mais cette Constitution à été approuvée à plus de 80 % par le Français tu dois connaître cela mieux que moi. Elle a été faite pas la droite pour la droite avec le Général de Gaulle combattu par la gauche de l’époque qui encore, actuellement préconise une part de proportionnelle, rejetée par la droite et accusée de favoriser le FN. La politique est infâme et n’a aucune conscience. Il n’y a pas que le front national qui aurait bénéficié de la fauter de Jospin, tout l’électorat de droite en bénéficié bien que Jospin avait raison, il ne faut pas tout attendre du gouvernement ce qui est vrai comme je l’ai écrit. Quand à la démagogie du FN alors qu’il n’a jamais été aux commandes c’est sa politique de critiquer sans responsabilités Quand aux parrainages, j’ai exprimé ma pensée, je ne reviendrais pas dessus. Tu es libre de voir autrement, il n’y a pas de solution satisfaisantes. Il n’y a que les pauvres d’esprit qui peuvent comprendre que parrainer dans le cas d’une élection présidentielle c’est voter. Il ne faut pas confondre parrainages et Constitution qui implique que ce soit le parti majoritaire au terme des deux votes qui gouverne. La quatrième République n’existe plus depuis longtemps. |
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Abus
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anidom nidolga
a dit:
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... Dominique Dutilloy Encore une fois il ne s’agit pas de toi, et je suis loin très loin de te considérer comme un pauvre d’esprit c’est tout le contraire, ce que tu écris n'est pas raisonnable, cela étant considère cette réalité une fois pour toutes, je t’en prie. En outre il ne s’agit pas de conscience intrinsèque mais de conscience politique ce qui est très différent. Faire de la politique pour certaines personnes c’est ne pas avoir la conscience d’être objectif, d’être honnête avec soit même. Par exemple, condamner une action et faire la même quelque temps plus tard en se trouvant des excuses, c’est d’être incohérent, et ne pas avoir de conscience politique. Cela étant la politique est une activité noble, utile au pays, c’est la confrontation des opinions, des idées, seulement nous sommes des pêcheurs et parfois, même souvent, il n’y a pas d’honneur c’est ce qui fait que les politiques sont rejetés par une grande partie de la population, ils ne montrent pas l’exemple par leur comportement. Regardes le soir d’une élection personne n’a perdu, tous ont une excuse, personne ne reconnait franchement avoir perdu et faire son mea culpa. Mais il y a beaucoup d‘autres cas que celui là. C'est pour cela que je considère que la valeur morale est bien plus importante que le programme, comme je te l'ai déjà écrit Que d’autres formations politiques se soient servies de la Constitution mise en œuvre par le Général de Gaulle, c’est vrai, mais pouvaient-ils faire autrement, peuvent-ils faire autrement ? Non, alors elles ne sont pas critiquables dans ce domaine. J’ai été pour la proportionnelle intégrale mais je ne le suis plus. Nous avons trop souffert de la politique de la quatrième ou les gouvernements sautaient comme des puces, un régime instable, ingouvernable, et sans conscience politique tu dois t’en rappeler, un régime de magouilles parfois pour faire une majorité. Il n’y a pas de solution parfaite tout n’est que compromis, et l’instauration d’une part de proportionnelle serait une bonne chose pour la représentativité des petites formations à l’Assemblée nationale. Dominique diriger une mairie, avoir des conseils généraux, avoir des députés Européens ce n’est pas à mes yeux être aux commandes. Dans ton article tu évoques le fait que de parrainer une formation ou une personne c’est pour certains voter pour elle ou lui. D’abord je n’ai jamais considéré que tu confondes ce fait, comment peux-tu comprendre et admettre cela ? Seulement, j’ai trouvé curieux que tu l’évoques n’ayant jamais entendu quelqu’un mettre en avant que parrainer une personne c’était voter pour elle. Nous ne sommes pas du même avis sur la publication des parrainages, bien, mais c’est le Conseil constitutionnel qui les publie c’est donc que c’est dans la Constitution puisqu’il est sensé l’appliquer ! Mais dans ce domaine tu es plus compétent que moi. |
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jcd51
a dit:
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... Bonsoir Dominique, Comme promis, voila mon commentaire... Non, sérieusement. Je suis tut à fait d'accord avec vous sur le fait que cette loi est mal faite. Demander à un candidat à l'Elysée, pourquoi pas. Instaurer des règles, c'est tout à fait normal. Mais les rendre trop contraignantes, ça en deviendrait presque antidémocratique. Ainsi qu'est-ce que ça couterait de modifier la loi et de rendre de nouveau ces parrainages anonymes?? Pas grand chose!! Et il y aurais à y gagner. Car des partis obtenant 10% ou plus des scrutins (cf. J.M. Le Pen) se doivent d'être présents à cette élection. Pourtant je ne partage en aucune façon les idées du FN, et "techniquement" ne pas voir ce parti représenté à une élection présidentielle ne me poserais pas plus de problèmes que cela au niveau des idées défendues. Seulement c'est la démocratie qui en prendrait un coups. Pour ce qui est du point de vue des élus, je comprend tout à fait qu'un élu puisse ne pas vouloir donner son parrainage à un candidat dont il ne partage pas les idées. Non pas qu'ils considèrent devoir obligatoirement voter pour celui qu'ils auraient parrainé, mais seulement pour ce que certains de leurs électeurs pourraient en tirer comme conclusions bêtes et idiotes. De ce fait, votre idée de rendre de nouveau les signatures anonymes, mais aussi et surtout de faire gérer ce problème du début à la fin par le Conseil Contitutionnel, serait en faveur de la démocratie. Le problème étant que la mise en place de ce système pourrait s'avérer très couteuse (d'autant plus pour un pays en crise), et nombre d'électeurs pourraient ne pas y adhérer, estimant que ce serait un peu comme jeter l'argent par les fenêtres. Amicalement, jcd51 |
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Abus
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Les parrainages ont démontré toutes leurs limites lors de cette campagne présidentielle. JM Le Pen est diabolisé d'ou l'extrême difficulté a obtenir le sésame.
Dominique, vous reprenez fort justement dans cet épisode, un de vos excellents articles sur le parrainage, nécessaire aux candidats, pour une élection Présidentielle.


