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Des logements pour nos étudiants – halte aux vendeurs de liste |
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| 21-07-2012 22:41 - 1184 visites - Avis consommateur - Ecrit par jp.visee | |
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Devons-nous accepter que des logeurs indélicats
fassent de « grosses affaires » sur le dos de notre jeunesse qui
travaille dur pour se payer, études et
minimum vital. Que trouvons nous actuellement pour loger nos
enfants ? Quel est le prix moyen d’une chambre chez l’habitant des colocations et des studios mis à la
disposition de nos étudiants et quels sont les garanties demandées. Nous avons
fait un bilan de ce qui se pratique en gironde et dénonçons des pratiques
incontrôlée, dignes des « Thénardier » et si nous n’y prenons pas
garde, le choix de faire des études sera réservé à une classe sociale
favorisée.
Sur Bordeaux, comme dans la plupart des cités universitaires, la chasse, aux logements, a démarré. En dehors des logements universitaires de 15 mètres carré que vous pouvez louer seulement pour l’année scolaire pour environ 300 euros, en quantité insuffisante, vous devrez vous rabattre sur des locations extérieures aux universités. Sur ce secteur tous les abus sont permis et rien n’arrête les vendeurs de sommeil qui arrivent à louer de véritables taudis, insalubres et sans aucune sécurité, à des prix exorbitants. C’est ainsi qu’une maison individuelle de 90 mètres²,
et comportant trois chambres, qui est
aujourd’hui louée entre 700 et 800 euros à un ménage est proposée sous forme de
colocation pour 300 à 400 euros la chambre auquel s’ajouteront les charges
d’eau, électricité, chauffage et poubelles au « prorata temporis ».
Cette même maison peut aussi et dans certains cas,
être modifiée pour proposer quatre logements individuels de 20 m²qui seront
ensuite reloués entre 400 et 450 euros, soit plus de 20 € le m² et ce en toute
légalité, puisque rien ne fixe le prix des loyers en fonction de leur
superficie et de leur équipement souvent très succinct.
Ceci passerait encore si des propriétaires,
proposaient des logements, salubres,
propres, et sécurisés, ce qui est loin d’être le cas avec l’absence
systématique d’extincteurs – de sorties de secours et de détecteurs de fumée ou
de gaz. On trouve encore des logements aménagés dans des greniers, des garages
ou des caves, sans porte privative et avec quelques fois des sanitaires
communs, des systèmes de chauffages inadaptés et dangereux et des installations
électriques d’un autre âge.
Nous pensons qu’aucun logement ne devrait être
proposé à la location, sans avoir reçu l’agrément des autorités sanitaires et
sociales et que les loyers devraient être réglementés en fonction de
l’équipement et de la superficie des locaux
Ce constat n’empêche pas les loueurs de demander un
loyer d’avance, de demander de plus en plus de garanties de revenus et de
prendre en caution une tierce personne, famille ou amis ayant des revenus au
moins égaux à quatre fois le prix des loyers demandés.
Une pratique très employée de nos jours, consiste à
ne pas rendre au locataire la caution versée le jour de la signature du bail.
Pour cela, facile de facturer à prix d’or un service de nettoyage et autre services artisanal qui remettra en
état, du moins sur papier, un logement qu’il jugeront dégradé en rapport à un
état des lieux de départ bâclé et imprécis. On peut voir, comme cela un tour de
baignoire en silicone qui sera refait pour une trentaine d’euros, et des travaux de peinture facturés à 400 euros la
pièce de 12 m². Le tout sans justificatif de fourniture ou de temps de travail.
La liste de ces moyens, souvent fictifs, est bien sur illimitée et s’arrêtera
au montant versé pour la caution qui restera dans les caisses du propriétaire à
chaque changement de locataire. Soit pour un logement étudiant pratiquement
tous les ans.
Pour finir et cerise sur le gâteau dans ce marché
juteux, nous trouvons aujourd’hui sur les journaux gratuits et payants une
multitude d’annonces alléchantes en qualité et en prix provenant de «
vendeurs de liste » qui n’ont aucun scrupule à faire payer à leur client
des listes plus ou moins mises à jour, donnant l’adresse et le téléphones de
loueurs potentiel. Libre à vous, une
fois payé de dénicher votre logement dans cette liste. Bien sûr vous ne trouvez
plus le logement qui avait retenu votre attention et ne trouvez plus que des
logements moins intéressants et beaucoup plus chers. Le montant versé pour
avoir cette liste ne vous sera bien sur jamais remboursé. Ce procédé d’une
légalité contesté fait l’objet de plaintes régulières mais les gouvernements
successifs se désintéressent de ce problème.
A quand, la
gratuité des frais d’agence et de caution pour nos étudiants ?
A quand, une réglementation stricte appliquée aux
loueurs pour protéger nos enfants ?
A quand, un gouvernement donnant les mêmes chances à
tous nos étudiants, riches, moins riches, et socialement défavorisés ?
by TokyWoky Commentaires de cet article sur C4N : (4)
Bobilly a dit:
jp.visee a dit:zelectron a dit:kelkune a dit:Ecrivez un commentaire sur C4N
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