Derrière le mythe du melting pot Etasunien

15-03-2009 14:17 - 2816 visites - Flux International - Ecrit par Sophie - Lire son flux RSS
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Derrière le mythe du « melting-pot » aux Etats-Unis, la réalité est bien sinistre. 

Les communautés ne se mélangent pas et le système pénal pratique une politique honteuse. Au pays de la liberté, la répréssion est de mise. 

 

 

 

  1. 1)      le melting-pot à l’épreuve des cartes 
  2.   La population blanche non hispanique, qui représente aujourd’hui environ 65 % de la population, ne sera plus que de 46% en 2050. La population noire passera de 12 % en 2008 à 15 % en 2050, et la population d’origine asiatique de 5 % en 2008 à 10% en 2050. La progression la plus spectaculaire sera celle de la population hispanique, qui passera de 15 à 30 %.

 

Nous pouvons donc constater que la population blanche non hispanique passerait sous la barre des 50 % et serait de ce fait minoritaire aux horizons de 2050 .  Ces prévisions, corrigées cet été 2008 sont le fruit du travail  du bureau du recensement américain.

 

Bien que la population étasunienne soit plus diversifiée,  les communautés restent relativement peu mélangés. Les cartes suivantes, publiées dans l'Atlas du monde diplomatique de 2003 sont basés sur un recensement de 2000. Ainsi, nous voyons que le mythe du melting pot ne résiste pas aux cartes. 

 

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La population hispanique se retrouve donc en majorité dans les Etats frontaliers aux Mexique puis elle remonte vers les Etats du Nord Ouest. La population noire quant à elle longe la côte Est. On voit bien que les communautés vivent entre elles, selon des espaces géographiques définis. Les statistiques ci dessus du mariage sont peut-être vieilles, mais elles n'ont guère évoluées.

 

La fausse idée du mélange des populations est une forme de propagande fortement diffusée et utilisée en interne mais aussi à l'étranger.  Mais la réalité étasunienne est bien plus sinistre que nous le montre Hollywood ou les Médias.

 

2) Des minorités à l’abandon

 

La réalité est que les minorités ethniques souffrent d'une forte discrimination. De plus, elles sont souvent plus vulnérables à la pauvreté. Il faut alors rajouter les discriminations sociales dont souffrent les pauvres.  la dernière étude du Pew Center, datée de mars 2009 fait l'effet d'une bombe. Que nous indique t-il sur le système carcéral aux Etats-Unis ?

 

Tout d'abord, un chiffre : 1 résident états-unien sur 31 est actuellement sous probation judiciaire ou incarcéré. Chiffre ramené à 1 sur 100 pour les personnes en prison. 

 

Concrètement, il y avait 2 319 258 Etasuniens derrière les barreaux en date du début de 2008. Les Etats-Unis détiennent le record du nombre maximum de personnes incarcérées devant des pays comme la République populaire de Chine (1,5 millions de personnes enfermées), l'Iran ou d'autres.

 

Concernant qui est en prison, les chiffres parlent d'eux-mêmes : 

 

- 1 blanc sur 45
- 1 hispanique sur 27
- 1 noir sur 11.

 

Là encore, cela montre que l’efficacité du système d’intégration des minorités ethniques est à nuancer. Être noir, aux Etats-Unis est toujours un handicap social. De même qu’être hispanique.

 

Autre fait important, le système pénal états-unien est devenu un pilier de l’économie. « Les prisons sont une affaire juteuse: on y trouve de la main d’œuvre pas cher, sans droits et - cela va de soi - captive. De nombreuses grandes entreprises, parmi lesquelles Microsoft, Starbucks et Colgate Palmolive profitent de ce système. Mais au delà de ces bénéfices substantiels, le complexe industriel pénal aux États-Unis fonctionne comme un immense système de répression, de contrôle et d’exploitation » privatisé au fil du temps.  (Thierry Meissan, sur Voltairenet.org).

 

La prison serait-elle le système le plus rentable pour se débarrasser de ceux que la société considère comme inacceptable ?

 

Que fera le nouveau président Obama face à ça ?

 

 Vaincra t-il l’Etat dans l’Etat ?

 

 


 

 






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Commentaires (4)

Ludo a dit:

...
Très bon article! Il faut effectivement espérer que des changements profonds seront opérés.
A priori, B OBAMA a promis l'accès aux soins à toute la population des États Unis. Cela pourrait ressembler à une première manifestation de suppression des écarts entre les citoyens.
Il serait intéressant d'avoir ce style de carte pour le France!
 
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15 March 2009
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Sophie a dit:

...
zut je n'avais pas vu mais l'article n'a pas édité la carte de la répartition de la population noire.

Il serait intéressant d'avoir ce style de carte pour la France mais malheureusement, je n'en ai pas trouvé. La difficile question de l'intégration des immigrés en France reste un sujet douloureux.

Concernant l'accès aux soins aux Etats-Unis, rien n'est sûr. Il y a cette vieille idée conservatrice selon laquelle le socialisme est un fléau. C'est un des fondements de la culture politique américaine et les seuls moments ou le socialisme a percé, ce fût l'après New Deal et les Trentes Glorieuses. Seul moment aux Etats-Unis ou il y a eu un consensus entre les Républicains et les Démocrates qui a conduit à une baisse des inégalités et une amélioration significative des conditions de vie de la classe moyenne. Mais la pensée dominante reste dans la stigmatisation d'un Etat trop prompte a intervenir dans l'économie.

 
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16 March 2009
Votes: +0

eleina a dit:

Bonjour Sophie
Qu'est-ce que je peux apprendre par toutes les rédactrices et tous les rédacteurs de C4N. Merci à tous.
 
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16 March 2009 | url
Votes: +0

Veritas a dit:

...
DEMOCRACY, DEMOCRACY !
La démocratie aux États-Unis c’est un leurre, une fausseté, un apparat. Les USA sont une oligarchie.

Obama a été lancé dans la course au Sénat fédéral et à la présidence dès 2004.

Il a fait son entrée en scène lors de la convention démocrate pour l’investiture de John Kerry. Il n’était alors qu’un obscur parlementaire de l’Assemblée de l’Illinois, mais il était déjà encadré et entrainé par Abner Mikva et ses hommes (Jews for Obama) et soutenu par la finance anglo-saxonne (Goldman Sachs, JP Morgan, Excelon…)( la PYRAMIDE).
Les multinationales inquiètes de perdre des parts de marché au fur et à mesure de la montée de l’anti-impérialisme (Business for Diplomatic Action), les partisans de la Commission Baker-Hamilton, les généraux en révolte contre les aventures erratiques des néo-conservateurs, et d’autres encore, se sont progressivement ralliés à lui.
Des citoyens du monde croient que le président des États-Unis est élu au second degré par de grands électeurs. C’est faux.

Il est élu par un collège électoral dont les membres sont désignés par des notables.

En 2000, la Cour suprême a rappelé que le vote des citoyens n’était que consultatif et que le gouverneur de Floride pouvait nommer les délégués de son État au collège électoral présidentiel sans même attendre le dépouillement du scrutin général.
Dans ce système oligarchique, il y a un parti unique avec deux courants : les républicains et les démocrates. Juridiquement, ils ne forment pas des entités distinctes.

Ainsi, ce sont les États qui organisent les primaires, pas les pseudos-partis.

Il n’y a donc rien de surprenant à ce que Joe Biden et Barack Obama soient l’un et l’autre de vieux amis de John McCain.
McCain préside l’Institut Républicain International, un organe du département d’État chargé de corrompre les partis de droite dans le monde; tandis qu’Obama travaille au sein de l’Institut Démocrate National, présidé par Madeleine Albright et chargé de la corruption des partis de gauche. Ensemble, Obama, McCain et Albright ont participé à la déstabilisation du Kenya, lors d’une opération de la CIA pour imposer un cousin d’Obama comme Premier ministre.
Tout ceci pour dire qu’Obama n’est pas sorti de nulle part. C’est un spécialiste de l’action secrète et de la subversion. Il a été recruté pour faire un travail bien précis.
Si les objectifs de la coalition hétéroclite qui le soutient sont globalement les mêmes, il n’existe pas de consensus dans le détail entre ses composantes. Ceci explique l’incroyable bataille à laquelle ont donné lieu les nominations et l’aspect toujours équivoque des discours d’Obama.
 
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19 April 2009
Votes: +0

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