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Comment sortir de l’impasse afghane ? |
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| 16-03-2009 11:53 - 1174 visites - Flux International - Ecrit par Sophie - Lire son flux RSS | |
Les principaux défis auxquels est confrontée la Région, et qui en font un refuge sûr pour Al-Qaida sont :
· Le manque de légitimité et le manque d’aptitude de l’Etat Afghan
· Le fait que l’armée pakistanaise perçoive les réponses politiques apportées au 11 septembre comme une menace pour sa sécurité intérieure.
· Le conflit politique afghano-pakistanais sur le statut et les modalités de gouvernance de la zone transfrontalière
La communauté internationale poursuit de nombreux buts en Afghanistan mais il est temps pour elle de les faire enfin correspondre avec les ressources mises en œuvre pour les réaliser en diminuant l’ambition des premiers, et en augmentant les secondes.
On trouvera ci-dessous quelques pistes afin de redonner à l’Afghanistan, le statut d’un pays autonome qui ne serait plus le refuge du terrorisme international.
Un des gros problèmes de l’Afghanistan est dans le fait que l’administration en place de Mr Karzai souffre d’un manque de légitimité. Il faut donc faire des efforts énergiques pour intégrer l’insurrection aux forces gouvernementales.
Pour le moment, il y a deux obstacles à un tel règlement politique :
· Le manque de clarté de l’Administration américaine concernant les projets sur une éventuelle occupation à long terme, voire permanente de l’Afghanistan
· La confusion fréquente entre Talibans et Al-Qaida déclarant que tous ceux qui protègent les terroristes, même à leur insu, seront traités comme des terroristes eux-mêmes.
Du fait de cette politique, l’Administration Afghane s’est retrouvée dans l’incapacité d’assurer la sécurité de certains hauts dirigeants talibans qui avaient pourtant décidés de rendre les armes. Pour remédier au premier obstacle, l’administration Etasunienne et ses alliés doivent annoncer clairement leur plan pour l’Afghanistan. Concernant le deuxième obstacle, les Talibans doivent être considérés comme des Afghans à part entière, habitant légitime de l’Afghanistan qui n’ont pas encore rejoint le processus de paix plutôt que de les associer aux terroristes internationaux. Enfin, la transparence doit être de mise concernant les mesures de détentions afin que de telles déclarations soient jugées fiables.
L’administration actuelle est la plus corrompue que le pays n’a jamais eu. L’explication peut être trouvée dans le fait que le pays ne dispose pas de système de paiement national. Cela signifie donc que les agents de l’Etat sont payés en liquide. Cela à l’avantage de favoriser énormément la corruption. La communauté internationale devrait donc aider par un appui technique et financier, à construire un système de paiement national. Le prochain président devra purger l’administration de ces éléments criminels et là aussi, la communauté internationale doit le soutenir.
Des soldats supplémentaires pourraient coopérer avec les Forces de Sécurité nationale Afghane (FSNA) afin d’améliorer la sécurité des civils. Cela étant, un redéploiement des forces alliées devraient être accompagné d’une nouvelle stratégie de l’OTAN et d’une redéfinition des règles d’engagements afin de réduire les victimes civiles. Cela passerait forcement par la meilleur coordination, assurée par les Nations Unies, de la mission internationale dans son ensemble.
Point important à rappeler : les mesures de détentions doivent viser à donner un accès à la famille du détenu. Des conditions plus humaines prouverait la bonne volonté d’une nouvelle administration.
Enfin, un travail de formation et de recrutement doit être mis en place pour renforcer la Police nationale Afghane et l’Armée nationale, dépendante exclusivement des fonds étrangers la rendant bien armée mais imprévisible.
La production narcotique constitue la première économie du pays et une source d’emploi majeur. Retenons qu’il ne faut pas plus de culture mais plus d’argent pour les communautés rurales. L’alternative économique à l’industrie de la drogue n’est pas l’introduction d’une nouvelle culture mais la capacité à financer et développer et commercialiser les autres cultures d’exportation et les industries agricoles pour avant tout créer de l’emploi.
Autre mesure à prendre : stopper la campagne d’éradication de pavot. Grande source de conflit entre l’administration Bush qui forçait le gouvernement à recourir à cette méthode et ce dernier, qui mobilisait l’armée pour désobéir à cette campagne. L’éradication doit être précise et ciblée mais ne doit pas constituer la seule action possible.
Enfin, l’apport le plus important que puisse avoir la communauté internationale pour contribuer au développement Afghan et lutter contre le trafic de stupéfiant serait d’ouvrir ses marchés aux produits afghans, y compris agricoles, et de mettre en place un système de soutien des prix en Afghanistan pour rendre ces produits compétitifs avec les produits subventionnés des pays développés.
Du fait des restrictions illégitimes imposées par le Fond Monétaire International, l’Afghanistan se trouve actuellement dans l’incapacité d’utiliser les milliards de dollars de sa banque centrale pour financer l’importation de denrées alimentaires pourtant cruellement nécessaires. Cela doit stopper. L’accès à sa banque central doit aller de pair avec les nouvelles mesures renforçant la légitimité de l’administration et sa transparence. Ainsi, le développement de l’Afghanistan pourra être entrepris réellement.
La situation afghane, l’insurrection transnationale et présence d’Al-Qaida dans les zones tribales sont intrinsèquement liées à la détérioration de la sécurité et de la gouvernance au Pakistan et à sa stratégie d’etablishement sécuritaire.
C’est peut-être ce point, qui est un des plus importants, qui sera le plus difficile à mettre en œuvre. Toute stratégie passe par une approche Régionale des conflits
Commentaires (1)
ANDREA a dit:Ecrivez un commentaire
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Sophie, 