Chantal est morte,
Cette enseignante de cinquante deux ans est partie sans qu'on lui est accordé de mourir décemment auprès des siens.
S'est-elle suicidée? on ne le sait pas.
Ce que je sais c'est qu'enfin elle ne souffre plus. Je pense à sa famille et à leur douleur.
Atteinte d'une maladie incurable, elle avait demandé à être euthanasiée, on le lui a refusé.
Comment peut-on refuser à un être humain qui souffre, de s'en aller dans la dignité, auprès des siens.
Je comprend sa douleur, moi-même étant atteinte d'une maladie qui me défigure, je suis passée par des moments de douleurs extrêmes.
Je restais quelquefois assise dans mon lit et des larmes de douleurs coulaient.
La journée, la nuit, aucun moment de repos. La douleur était ma compagne de tous les jours et je devais faire avec elle.
Malgré la fatigue qu'elle me procurait, malgré ces élancements continus et aigus, je devais continuer à avancer.
J'avais tellement mal, que si j'avais eu à cette période, quelque chose pour endormir certaines parties de mon visage, oui si j'avais eu cela, j'aurais arraché ces endroits qui me faisaient tellement souffrir, simplement pour avoir un peu de répit.
Comment peut-on refuser à une personne, alors que l'on sait que l'on ne peut plus rien faire, comment peut-on refuser de la laisser partir en paix, dignement et apaiser ses souffrances.
Pour moi, les médecins ont réussi avec des traitements à ce que je ne souffre plus. Je suis toujours défigurée ,mais je n'ai plus ces douleurs insuportables, qui m'empêchais de vivre.
Je pense que si les traitements n'avaient pas réussi à m'enlever ces douleurs. Qui sait ce que j'aurais fait?
Personne ne peut connaître les douleurs d'un être humain qui souffre, personne !
A moins d'être passé par là. Alors je me sens proche de Chantal et je regrette profondément qu'elle n'est pas pu partir décemment.
Je regrette que les autorités, n' aient pas accepté sa demande.
Un chien qui souffre énormément ont l'euthanasie, mais pas un être humain, non, pour un être humain sa souffrance doit être et rester jusqu'à la fin.
Comment peut-on être si cruel, je pense que Mr Sarkosy, n'a jamais été malade, n'a jamais subit ces souffrances insuportables que je connais si bien.
Alors, Chantal nous te disons au revoir, repose en paix, nous pensons à toi.
Et j'espère qu'un jour on comprendra qu'il n'est pas utile, ni décent de laisser souffrir un être humain jusqu'au bout.
Qu'elle en est l'utilité, partir dignement devrait être accordé à toute personne qui en fait la demande et pour laquelle on sait qu'il n'y a plus d'espoir.