Lors de sa visite d'adieu en Europe, le président américain, George W. Bush a essayé de nouveau de créer une alliance européenne à l'encontre de la RII. Jeudi, lors d'un entretien avec la chaîne France-3, le président Bush a repris ses allégations répétitives et non fondées à l'encontre de Téhéran. Il a accusé de nouveau l'Iran d'ingérence dans les affaires intérieures de l'Irak, et quant au programme nucléaire civil iranien, il a réitéré que toutes les options sont sur la table, faisant allusion à une action militaire éventuelle contre l'Iran. Lors de ses rencontres avec le Premier ministre slovène, président actuel de l'Union européenne, et lors de ses pourparlers avec les dirigeants allemands et italiens, à Berlin et à Rome, Bush a appelé l'Union européenne à imposer de nouvelles sanctions économiques et diplomatiques à la RII. Vendredi, il se rendra à Paris pour s'entretenir avec le président français Nicolas Sarkozy, et il est prévu qu'il prendra la même position à l'égard de la France, pour convaincre l'Elysée à s'aligner à la politique anti-iranienne de Washington. Or, les efforts de Bush, pendant les derniers mois de son mandat, seront menés à l'échec, car si les dirigeants européens soutiennent verbalement les positions qu'adopte Bush à l'encontre de l'Iran, ils n'y ont pris aucune disposition sur le plan pratique. Bref, il semble qu'il leur est difficile de prendre trop au sérieux un Bush qui s'approche de la fin de sa carrière présidentielle, et qu'ils préfèrent les résultats du scrutin de novembre aux Etats-Unis pour s'adapter avec la nouvelle équipe qui s'installera à la Maison Blanche. Il y a une semaine, le Conseiller du président Bush pour la sécurité nationale, Stephen Hadley avait déclaré, non sans lucidité, qu'aucun accord important ne sera conclu pendant la tournée européenne de Bush. La cote de popularité de ce dernier est au plus bas, dans les sondages, et les analystes estiment que dans ce contexte de fin de mandat, il ne réussira pas à convaincre les Européens à s'aligner sur sa position anti-iranienne, ce à quoi les pays européens résistent depuis plus de deux ans. En reprenant ses allégations non fondées contre l'Iran, le président Bush tente donc de sauver la face et de faire croire que sa tournée européenne n'était pas tout à fait inutile.
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