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Balladur, gentleman farmer |
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| 30-11-2011 09:19 - 1452 visites - Flux Politique - Ecrit par Jef Tombeur - Lire son flux RSS | |
Hobereau normand pendant neuf ans, Édouard Balladur avait acquis, comme l'avaient révélé récemment L'Express et Bakchich.info, un pied à terre près de Deauville, revendu avec une plus-value de 620 000 euros. D'où venait l'argent ? De rétro-commissions ? Non, selon les documents fournis aux juges, dont Match donne, si ce n'est les détails vraiment, les montants. Sur d'autres points, il y a bien eu des poules aux œufs d'or (dont les contribuables), au moins un œuf balladurien, et pour le bœuf sarkozyen, on verra plus tard… ou pas. À Tourgeville (Calvados), une coquette propriété de 13 pièces (dont salle de projection, quatre salles de bain, mais aussi, en sus, des garages, un tennis, une piscine, une chaufferie…), avec vue sur la mer, cela valait 1,11 million d'euros et des poussières, en juin 1996. Édouard Balladur et madame règlent rubis sur l'ongle, n'empruntant que 1,2 million de francs (0,18M€). Pourquoi pas ? Ils revendent en février 2005 puis fondent, à Paris, en mai, une société civile de portefeuille (SCP), destinée à mettre l'un de leurs fils à l'abri du besoin, précise Bakchich.info. What else? Mais les juges Le Loire et Van Ruymbeke veulent savoir si cet argent provient de la vente de t-shirts pendant la campagne présidentielle de Balladur, ou d'autre part. Tout est clair, affirment les Balladur, qui donnent des détails aux juges (et en font peut-être d'eux-mêmes part à Match). Si fait… Je suis franchement fâché avec les chiffres, et je trouve un écart minime (0,4 million de francs), entre la somme versée et le prix demandé pour ce petit manoir. Mais d'un, je peux me tromper, de deux, c'est franchement minime. Ils avaient des Sicav, des droits d'auteur, et un prêt de 1,2 millions de francs. Un prêt relais car ils avaient déjà une maison dans le centre de Deauville, revendue avec une sympathique plus-value (elle leur a rapporté 3,75 millions de francs, précise Le Point). Conclusion de Match : « Malgré ces explications, Édouard Balladur devrait bientôt être convoqué par Renaud Van Ruymbeke. ». Cela peut être pour lui poser d'autres questions, sur des rétrocommissions qui n'auraient pas généré de profit personnel. N'empêche. Je ne sais plus trop ce que représenteraient aujourd'hui 7,3 millions de francs de 1996, en valeur actualisée, mais c'est plutôt « bonbon ». La carrière de Balladur a véritablement débuté en 1957. Il entre en politique en 1973, sous Pompidou. Il finira battu aux présidentielles de 1995. Résidant, à l'époque, à Passy, puis au Trocadéro, à Paris, on ne sait plus trop bien s'il cumulait (et conserve encore ?), une résidence d'hiver, le chalet Le Mérande, à Chamonix. Fort de multiples retraites se cumulant, il a décliné, en 2010, un fauteuil au Conseil constitutionnel. Admettons que tout cela soit de vieilles histoires, vieilles de 16 ou 17 ans, comme l'exprime si bien Nicolas Sarkozy, qui n'imagine pas qu'Édouard Balladur savait comment se finançait sa campagne (hors dons, ventes de gadgets, t-shirts…). Mais ce volet à peine « tourné » (plutôt « retourné » par la justice sans vraiment pouvoir aboutir), voici qu'apparait une autre société, Tecnomar, héritière pour ainsi dire d'Armaris, en vigueur lors du dossier de Karachi. OWNI publie l'acte belge de constitution de Tecnomar, où l'on retrouve Pierre Legros et Alain Bovis. Pour OWNI, « ce serait la boîte noire la plus récente pour continuer de payer des commissions sur les contrats d'armements. ». Qui ne dit mot, consent ? Consent, c'est le nom de l'autre société française qui, avec Armaris, constitue la Tecnomar SA. Apparaissent aussi les noms de Bernard Planchais et de Bernard Huet, de François Harary de Chazelles, de Jean-Mathieu de Buchère de l'Épinois, François Bigot, Pierre Dubois (et quelques autres, sans doute ceux d'employés). Bon, dans 16 ou 17 ans, on reparlera peut-être du patrimoine immobilier des Sarkozy… En cas de cessions, on leur souhaite de belles plus-values…
Ah, oui, pour Balladur (et ceux qui avaient contribué à financer sa campagne). L'œuf balladurien était à l'époque de 10 millions de francs. Le bœuf sarkozyen, on verra… ou pas.
Commentaires (3)
Sprikritik a dit:unpetitcoucou a dit:
zelectron a dit:
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