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Agbogbloshie, la poubelle de l’Occident. |
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| 30-05-2010 19:39 - 2265 visites - Flux Ecologie, Animaux, Nature - Ecrit par vieilleforge - Lire son flux RSS | |
C’est à Accra, la capitale du Ghana, que nos ordinateurs et nos écrans plats terminent leur vie. La décharge, grande comme un arrondissement de Paris, s’appelle Agbogbloshie market. C’est là que des containers venant des pays développés, Etats-Unis, Europe en tête, viennent charrier les déchets de la civilisation industrielle. Les organisations environnementales ont alerté les gouvernements sur les dommages causés par ces déchetteries au niveau de l’environnement et de la santé des personnes vivant aux alentours. Chargé en gaz toxiques, exhalant une forte odeur de caoutchouc brûlé, un nuage stagne sur le quotidien des habitants d’Agbogbloshie Market depuis plus de cinq ans. Des jeunes âgés de 10 à 25 ans brûlent les composants pour récupérer le cuivre sans masque, sans aucune protection. Greenpeace a relevé la liste des substances nocives auxquels les adolescents sont exposés : le plomb, le mercure, le PVC, le cadmium … Des dégâts pour les habitants qui vivent de cette décharge mais qui en meurent aussi. Des dégâts pour l’environnement avec une contamination des sols, des animaux vivant sur ces déchets. Des substances toxiques se retrouvent dans le canal qui entoure le quartier et finissent immanquablement dans la mer. Il parait même qu’on peut y trouver des disques durs en état de marche contenant des données sensibles. Après avoir longtemps envahi l’Asie, nos ordinateurs, téléviseurs et frigos débarquent à présent dans les ports de pays d’Afrique de l’Ouest comme le Ghana, le Bénin ou le Togo. Ce sont toujours les plus pauvres qui récoltent ce qu’on ne veut plus. C’est soi-disant pour recycler et réutiliser, mais pas un ordinateur sur deux n’est récupéré. C’est illégal mais toléré, car il y a beaucoup d’argent à la clé. On se trouve devant un dilemme : si on arrête cette ignominie, on condamne les populations qui vivent des déchets à mourir de faim. Mais peut-on continuer à déverser nos saletés sous prétexte que ça sert à des populations miséreuses à vivre ? Source Télérama et Lepost.fr
Commentaires (4)
lucien57 a dit:SOPHY a dit:jmtoulon a dit:
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