Pourriez-vous
nous présenter votre livre « Justice : mise en examen »
en nous disant ce qui vous a poussé à le rédiger ?
Avant
de vous répondre, je tiens à remercier mon père : c'est lui qui a
trouvé le titre de l'ouvrage. Contrairement à ce que d'aucuns
pourraient croire, cette "mise en examen" n'est pas une
analyse de l'institution judiciaire française, mais de la justice
telle qu'elle est présentée par nos médias. En clair, ce que
j'appelle une justice parallèle. Je m'intéresse aux faits divers
depuis bien longtemps, et j'ai pu constater que, entre la réalité
de certains dossiers criminels et la manière dont ils étaient
traités dans des journaux, des livres, des émissions de télévision,
il y avait un fossé, pour ne pas dire un gouffre ! Alors, j'ai
souhaité remettre les pendules à l'heure. De fait, cela faisait
quatre/ cinq ans que je voulais rédiger un livre sur la question,
mais c'est seulement après ma soutenance de thèse que je me suis
attaqué sérieusement à la rédaction de ce travail.
En
constatant que votre éditeur se trouve aux États-Unis, tout
particulièrement à Wilmington dans le Delaware, j'ai la nette
impression que vous n'avez pas réussi à trouver une maison
d'éditions en France. Est-ce dû au sujet développé tout au long
de votre ouvrage ? Est-ce dû également à la méfiance de certains
éditeurs français face à des auteurs, qui critiquent presse,
journalistes, associations s'occupant de Droits de l'Homme ?
Mon
livre est, pour reprendre l'expression d'un magistrat,
« judiciairement incorrect ».
Cela explique t-il les refus que j'ai essuyés ? Je n'en suis pas si
sûr. Certes, certains éditeurs refusent des manuscrits dont le
contenu leur paraît trop « sensible »,
dirons-nous. Ceci dit, j'ai étudié le monde de l'édition durant
des années – ma thèse est en grande partie consacrée à
l'édition à compte d'auteur – et je peux vous certifier que
pour un écrivain lambda, qui n'a pas de relations, publier sa prose
n'est pas une mince affaire, quelle que soit la qualité du
manuscrit. Je me suis donc adressé à mon premier éditeur –
William Lamprey, des
éditions Underbahn, que je
remercie ici – , qui a accepté de publier mon nouvel ouvrage.
En
vous lisant, Frédéric Valandré, j'ai la nette impression que vous
êtes favorable à la peine capitale. Si c'est le cas, ne pensez-vous
pas que ce châtiment est un crime judiciaire et que seul Dieu a le
droit de vie et de mort sur tous les hommes ?
Sans
être un chaud partisan de la loi du
Lynch,
je suis en effet favorable à la peine capitale, mais uniquement pour
les crimes plus graves, notamment les meurtres avec préméditation
d'enfants, de personnes âgées, de représentants des forces de
l'ordre.
Est-ce
Dieu
seul qui
a le droit de vie et de mort sur tous les hommes ? Je ne pense pas.
Du reste, on peut être un
homme
de Dieu et
en même temps un partisan du châtiment suprême ;
je
pense au
Père
Bruckberger,
auteur de
« Oui
à la peine de mort »
(Plon,
1985).
Toujours
sur ce sujet, et je suis
opposé à la peine capitale, ce, pour quelques crimes que ce soient,
ce, en temps de paix comme en temps de guerre, ne
pensez-vous pas qu'il serait préférable qu'une personne coupable de
crimes particulièrement horribles puisse être condamné à une
peine de prison à perpétuité « incompressible totalement »
?
Je
suis lucide : je sais bien que la peine de mort ne sera pas rétablie
de sitôt en France. Votre proposition va dans le bon
sens, car en France, on a souvent l'impression que la réclusion
perpétuelle n'est qu'une aimable plaisanterie ! D'ailleurs,
une association, l'Institut pour la Justice,
se bat pour que soit instituée une peine de perpétuité réelle. Le
Président du Comité de parrainage de l'institut est
Philippe Schmitt, le
père de la jeune Anne-Lorraine, assassinée
le 25 novembre 2007 dans le RER D par
un délinquant sexuel récidiviste.
Toujours
sur ce sujet, beaucoup pensent que Christian Ranucci est innocent des
crimes qui lui furent reprochés... Aux USA, beaucoup pensent que
Mumia Abu Jamal est innocent du crime qui lui est reproché. Sur
quels thèses vous fondez-vous pour dire que ces hommes sont
coupables des faits qui leur sont reprochés ?
La
thèse de l'innocence de
Christian
Ranucci ne
tient pas la route une seule seconde, quoi qu'en dise
Gilles
Perrault,
l'auteur du
Pull
Over rouge.
C'est Ranucci,
et
lui seul, qui a indiqué aux policiers l’endroit exact (un tas de
tourbe) où se trouvait le couteau ayant servi à tuer la petite
Marie
Dolorès Rambla.
Un détail que seul le meurtrier pouvait connaître. J'observe par
ailleurs que
le
sieur Perrault a été maintes
fois condamné pour diffamation envers les enquêteurs de l'époque,
et que ses arguments ont été démontés par l'ancien policier
Gérard
Bouladou, dans « Affaire
Ranucci : autopsie d'une imposture » (Pascal
Petiot, 2006).
Hélas, la légende a la vie dure ! Pour l'autre cas de
figure, je me réfère dans mon livre à l'expertise balistique
d'Anthony
Paul,
expliquant que la balle qui a tué le policier
Daniel
Faulkner a
été tirée par le revolver calibre 38 de marque CharterArms
ayant
appartenu à
Mumia
Abu-Jamal.
Par
ailleurs, tous les abolitionnistes américains ne sont pas persuadés
de l'innocence de cet homme ; voir à ce sujet l'article de
Sylvie
Kaufmann paru
dans Le
Monde
du
14 octobre 2003. Et j'ai pu constater le même phénomène en France,
quand je préparais mon livre.
Pour
vous, Seznec est coupable, ce, même si le corps de sa ''supposée''
victime n'a jamais été découvert... Comprenez-vous le combat mené
par son petit fils pour le faire réhabiliter ? Ne pensez-vous pas
que la Justice, qui est composée d'êtres humains, peut également
se tromper ?
C'est
entendu : la justice des hommes n'est pas infaillible. Quant au
combat mené par
Denis
Le Her-Seznec – « le combat de toute une vie » –
il
est en soi tout à fait respectable, admirable même. Moi-même, j'ai
longtemps cru en l'innocence de son grand-père. Ce n'est plus le cas
aujourd'hui, car même si on n'a jamais retrouvé le corps de
Pierre
Quémeneur,
on ne peut pas en déduire que :
« Pas
de cadavre, pas de preuve ; pas de preuve, pas de crime ».
Il y avait contre Guillaume
Seznec un
faisceau de présomptions, qui a conduit à sa condamnation. En fait,
deux choses m'agacent fortement dans l'attitude du
petit-fils
Seznec – même
si, je le répète, son combat est respectable. Tout d'abord, il
développe une interprétation complotiste du dossier – thèse de
la machination politico-policière contre son grand-père – qui
tient difficilement la route. Un complotisme qu'il manifeste
également quand il évoque d'autres affaires, comme celle des
disparues de
l'Yonne
; voir sa prestation dans
C
dans l'air
du
11 novembre 2004
(intitulé
« Qui
a peur d'Émile Louis ? »).
Ensuite, j'ai la désagréable impression qu'il ne supporte guère la
contradiction. Quand
Bernez
Rouz publie
en mars 2005 un ouvrage pourtant fort objectif,
« L'affaire
Quémeneur-Seznec Enquête sur un mystère »
aux
éditions
Apogée,
il s'insurge en disant que cette parution est pire encore que les
actions des antidreyfusards (Le
Figaro,
11 avril 2005).
Et dans le bulletin de février 2009 de son
association
France-Justice,
ceux qui croient en la culpabilité de
Guillaume
Seznec sont assimilés à une « peste noire » !
Tout cela est aussi excessif que dérisoire.
A
vous lire, beaucoup de personnes ne sont pas innocentes des faits qui
leur sont reprochés ! Pour vous, Patrick Dils, certains des
Acquittés d'Outreau..., sont-ils coupables ?
Par
respect pour l'autorité de la chose jugée, je préfère ne pas
répondre. Cependant, je ferai une observation : compte tenu des
zones d'ombre subsistant dans les deux dossiers en question, il n'est
guère étonnant que certaines personnes soient dans le doute. La
piste Francis
Heaulme dans
le meurtre de Cyril
Beining
et
Alexandre
Beckrich à
Montigny-lès-Metz
a,
semble
t-il, beaucoup contribué à l'acquittement et à la libération
de
Patrick
Dils en
avril 2002.
Or,
ladite piste n'a cessé de s'enliser, et elle est aujourd'hui au
point mort. Quant à l'affaire d'Outreau,
il
faut savoir une chose : Chérif
Delay,
l'aîné des frères
Delay/
Badaoui,
affirme
que certains de ses bourreaux sont aujourd'hui en liberté, et
regrette de ne pas avoir témoigné au procès en appel de l'automne
2005
(voir
Minute
du
3 décembre 2008).
En
lisant votre ouvrage, j'ai constaté que vous n'étiez pas favorable
à la création de cette Commission d'Outreau... Vous, ainsi que
Ludovic Lefebvre que vous avez interrogé, reprochez le lynchage
organisé du Juge Burgaud... Ne pensez-vous pas que c'est toute
l'institution Judiciaire qui est coupable, sachant que le Procureur
Lesigne, lui, n'a pas été inquiété, ni montré du doigt sur la
place publique ?
Tout
n'était pas inintéressant dans cette commission d'enquête
parlementaire, loin s'en faut. L'idée de mettre les choses à plat
sur le dossier d'Outreau,
de donner la parole aux personnes acquittées, avocats, magistrats,
journalistes... ce n'était pas une mauvaise idée. Mais c'est
vrai, j'estime que Fabrice Burgaud a
été la cible d'un lynchage médiatique, et que c'est un peu commode
de lui faire payer l'ardoise de toute cette affaire. A titre
d'exemple, on oublie, ou on feint d'oublier, que c'est son
successeur, le magistrat instructeur Cyril Lacombe,
qui a décidé d'envoyer 17 personnes aux assises, le 13 mars 2003. A
un degré moindre sans doute, Gerald Lesigne a
été épinglé lui aussi, notamment lors de son audition devant la
commission d'enquête le 9 février 2006 ; du reste, il a comparu
devant le Conseil Supérieur de la Magistrature au
printemps 2008, qui ne lui a infligé aucune sanction. Faut-il
déclarer coupable la Justice dans son ensemble ? Culpabilité est un
terme un peu fort : que je sache, il n'y a pas eu de volonté
délibérée d'envoyer des accusés en prison tout en les sachant
innocents. Par contre, on
peut parler de responsabilité de l'institution judiciaire, au regard
des erreurs commises. J'ajoute qu'il ne faut pas tomber
d'un extrême à l'autre. Si les audiences contradictoires des deux
procès d'assises de 2004 et 2005 ont vu s'effondrer la thèse du
réseau pédophile, n'oublions pas qu’il y a eu quatre
condamnations définitives dès le premier procès : les
couples Thierry Delay/ Myriam Badaoui et
David Delplanque/ Aurélie Grénon, et
douze enfants – dont les
fils du couple Delay/ Badaoui – ont
bien été victimes de viols, d’agressions sexuelles, de
proxénétisme ou de corruption de mineurs. Alors, oui, le dossier a
été "gonflé", mais il n'était pas totalement vide.
Au
delà de cette affaire d'Outreau, ne pensez-vous pas que le rôle du
Juge d'Instruction aurait dû être modernisé, repensé et modifié
le cas échéant ? Ne pensez-vous pas non plus que le secret de
l'instruction est trop souvent bafoué par ceux qui sont charger
d'instruire ?
Modifier
le rôle du juge d'instruction ? Pourquoi pas, bien sûr... Mais
encore faut-il savoir ce qu'on entend par là. Du reste, une réforme
à ce sujet n'empêchera pas forcément des loupés judiciaires de se
reproduire. Quant à la violation du secret de l'instruction, c'est
vrai, on a pu voir des magistrats se faire piéger par des
journalistes, ou d'autres plaider ouvertement pour une instruction "à
ciel ouvert" –
tel
Henri
Pascal,
le célèbre magistrat instructeur de l'affaire
de Bruay-en-Artois.
Ce problème ne date pas d'hier, et je ne suis pas certain qu'on
pourra y mettre un terme. Notons par ailleurs que sur le plan
médiatique, la dénonciation de la violation du secret de
l'instruction est à géométrie variable : quand cette dernière
donne des arguments en faveur de l'innocence d'un mis en examen,
aucun problème, mais dans le cas inverse, c'est une autre paire de
manches. A ce sujet, je vous renvoie au texte percutant d'un ami
isérois sur l'affaire
de Tarnac :
http://s.huet.free.fr/dotclear/index.php?post/2009/04/03/551-le-coup-de-tarnac#c159
Que
pensez-vous de la suggestion du Président Nicolas Sarkozy de
supprimer le juge d'instruction ?
Tout
en reconnaissant que parmi les partisans de cette réforme, il est
des personnes animées des meilleures intentions, je suis contre
cette suggestion. Rien ne prouve qu'elle constituera un "sérum"
permettant d'éviter de nouveaux chaos judiciaires.
Ne
faudrait-il pas, afin d'éviter toutes les erreurs qui peuvent être
commises, donner, aux avocats, les mêmes possibilités d'enquêtes
et d'investigations, qui, sont détenues par les juges d'instruction,
par les policiers et par les gendarmes ?
C'est
une idée intéressante, mais qui fournirait alors aux avocats les
moyens nécessaires pour mener leurs propres enquêtes ? L'État ? Je
ne sais pas si ce serait possible, financièrement parlant. Aux
États-Unis, il y a égalité de l'accusation et de la défense, qui
mènent leurs investigations chacun de leur côté. Mais c'est une
égalité souvent théorique : le ministère public dispose des
moyens de l'État, contrairement à la défense, qui doit faire avec
ce qu'elle a, c'est-à-dire pas grand chose. A moins bien sûr, que
le client soit fortuné, tel feu Michael Jackson (paix
à son âme).
Concrètement,
que faudrait-il faire pour redorer l'image de l'institution
Judiciaire, très souvent mise à mal par certains médias ?
Sur
le plan du fonctionnement de l'institution judiciaire, une réforme
comme celle que vous évoquiez tout de suite pourrait aller dans le
bon sens – malgré mes réserves sur sa possibilité d'application
– tout comme l'institution d'une perpétuité réelle. En outre, à
l'instar de l'Institut pour la Justice, je suis favorable à la
possibilité pour les parties civiles de faire appel d'un jugement
d'assises, au même titre que la défense et l'accusation. Mais il ne
faut pas se leurrer : quelles que soient les mesures prises pour
redorer l'image de la Justice, celle-ci n'échappera pas à la
critique. Une critique en soi légitime, mais entre cette
critique et une agression médiatique dépourvue de nuances, il
existe une sérieuse marge.
Bien
que le sujet n'ait pas été abordé dans votre livre, j'aimerais
vous parler des prisons françaises, qui sont montrées du doigt par
les institutions européennes, par l'Observatoire des Prisons. Ne
faudrait-il pas changer la prison en l'améliorant(3)
? La solution, ne
consisterait-elle pas à considérer qu'il devrait y avoir ce
principe clair : « un détenu = une cellule = une douche »,
ce, pour éviter les crimes entre détenus ?
L'article
que vous avez consacré à ce sujet en septembre dernier sur C
4N est pour le moins édifiant
! Il est clair qu'il est tout à fait anormal de mettre dans la même
cellule un détenu condamné pour un délit et un dangereux assassin.
Je sais, par exemple, qu'un détenu emprisonné quelque temps pour
escroquerie s'était retrouvé dans la même cellule que
Didier Gentil, avant que
celui-ci ne soit jugé (et condamné) pour le viol et le meurtre de
la petite Céline Jourdan.
Quant
au principe « un détenu = une cellule = une
douche », c'est
assurément une bonne idée, mais pour la mettre en pratique, il
faudrait désengorger les prisons, c'est évident. Dans le cas
contraire, ce serait tout bonnement impossible, faute de moyens
financiers.
Certains,
dans notre Pays, s'accordent à penser qu'il y a trop de mises en
détention préventive, qu'il y des peines qui devraient être
remplacées par des peines alternatives, que les prévenus et
condamnés sont détenus dans des conditions inhumaines, dans la
promiscuité qui mène trop souvent au crime, au suicide... Ne
pensez-vous pas que la prison ne devrait être réservée qu'aux
assassins, qu'aux criminels, qu'aux pédophiles, qu'aux violeurs,
qu'aux personnes coupables de violences envers autrui... ? Ne
devrait-il pas y avoir, pour les délits relevant de la
Correctionnelle, une alternative à la prison, dès lors que les dits
délits auraient été commis sans violence ?
Les
problèmes que vous soulevez ici ne datent pas d'hier ; il y a plus
de vingt ans de cela, le journaliste
Gérard
Delteil avait
publié une étude très documentée, « Prisons
: Dossiers brûlants »
(Le
Carrousel/ Presses de la Cité, 1986).
Je
pense, moi aussi, qu'il faudrait améliorer le système carcéral,
sans aller jusqu'à transformer les prisons en lieux de villégiature.
De fait, envoyer derrière les barreaux uniquement les délinquants
et les criminels condamnés pour crimes graves pourrait être une
solution convenable. Demeure la question des peines alternatives pour
les délits commis sans violence. Les bracelets électroniques ? Fort
bien, mais il faudrait alors développer le système : d'après le
visiteur de prison
Claude
Veyer,
il
n' y en avait que 3 900 en circulation en juin 2008, ce qui est
insuffisant. Et quelles peines alternatives pourrait-on prévoir pour
les personnes condamnées, par exemple, pour escroquerie, pour
détournement de fonds ? Ce n'est pas si simple. La mise en place
d'une réforme du système carcéral et d'une série de peines
alternatives ne se fera pas du jour au lendemain.
On
considère également que la Justice est trop lente, ce, à tous les
niveaux. Ne pensez-vous pas, histoire de désengorger les prisons,
qu'il faudrait que cette justice soit plus rapide ?
Dire
que la justice française est trop lente relève de l'euphémisme.
Certes, quand un juge doit instruire des dizaines de dossiers en même
temps, il n'est pas toujours évident de travailler avec rapidité.
Mais pour la défense comme pour la partie civile, cette lenteur peut
devenir insupportable, et on le comprend. De fait, c'est l'ensemble
de l'institution qui est touchée : de 1999 à 2005, la France a été
condamnée 220 fois (!) par la Cour européenne des Droits
de l'Homme pour « non-respect des délais
raisonnables de jugement ».
Là encore, une réflexion de fond s'impose sur ce problème grave,
qui ne fait pas honneur à notre pays.
Pour
conclure, Frédéric Valandré, pourriez-vous nous dire si vous êtes
optimiste pour le devenir et l'avenir de nos Institutions Judiciaires
?
Il
faut se faire une raison : quoi qu'on fasse, l'institution ne sera
jamais parfaite. Je ne suis optimiste, ni pessimiste. Quand la
justice fonctionne, je m'en réjouis. Quand elle fonctionne mal, je
le déplore.
« Justice
: Mise en Examen » par
Frédéric Valandré
Prix : 12,00€
(frais de port compris pour la France)
ISBN
0-9774224-8-8
268 pages,
mars 2009
http://underbahn.gorillaguerilla.com/0977422488.html
-
(1) - 5
mars 2009 aux Éditions Underbahn Ltd, Wilmington, Delaware, USA
-
(2) -Tué
le 2 novembre 1979 à Paris, Porte de Clignancourt, par les
policiers dirigés par le Commissaire Broussard
-
(3) ( Voir
la liste des articles à lire ci-dessous
-
Ces
articles, qui ont été lus par Frédéric Valandré, sont à lire ou
à (re)lire :
- Dominique
Dutilloy
: « Condamné
à mort et exécuté pour conduite en état d'alcoolémie »,
publié
le 13 septembre
2008
http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=20780
- angie
47
« Ferrara
et ses complices jouent les fines gueules »,
publié le 7 octobre
2008
http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=21549
- SOPHY
: « Valenciennes
: Quand on reparle de la "Privatisation des Prisons" !! »,
publié le 28 mars 2009
http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=25862
- SOPHY
:
« ''SURPOPULATION
CARCERALE" : Réflexions d'un Visiteur de Prisons !! »,
publié
le 18 avril 2009
http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=26281