232595 avis
AAA : Borloo et moi attaquons les agences |
|
| 18-01-2012 12:02 - 898 visites - Flux Tribune libre - Ecrit par Jef Tombeur - Lire son flux RSS | |
Un certain Borloo, Jean-Louis, avocat et ci-devant ministre, déclare traîner en justice les agences de notation. Je me joins à son action, car l'inaction des dites agences va me coûter bonbon : notamment en augmentation de taxes que je paierai sans doute deux, fois, l'une sur la publicité de mes fournisseurs (qui répercuteront la hausse sur leurs produits), la seconde sur tout ce que je vais devoir acheter. Il est inadmissible que des agences aient (ou continuent de) noté AAA un pays qu'un certain Fillon, François, bientôt ci-devant ministre, déclarait « en faillite ».
Borloo, avocat et député, veut s'en prendre aux agences de notation ayant coté AAA les fonds de titrisation ayant soutenu les prêts dits « subprimes » à compter de 2003 jusqu'en 2008. Fort bien. Je me joins à son action. Là, Cofinoga, organisme de crédit, est sur le point de mettre la clef sous la porte. La raison est que de moins en moins de personnes solvables sollicitent des prêts, la plupart de ceux en ayant vraiment besoin étant déjà surendettés. Comme la France. Et qu'ont fait les agences de notation ? Elles ont accordés ou accordent encore un triple AAA à un pays auquel j'ai longtemps consenti des prêts : tant que je l'ai pu, j'ai réglé l'impôt sur le revenu en mensualités (je ne suis plus imposable ainsi que pour la taxe foncière de mon logement, mais quand même). N'est-ce point un certain François Fillon qui, dès 2007, avait déclaré la France en faillite. Il a ensuite accepté de rester Premier ministre sans jamais dénoncer les agences de notation. N'est-ce point là au moins de la complicité passive ? Si Borloo ne le fait pas citer, je m'empresserai de le faire.
Comment faisait-on pour solliciter un crédit Cofinoga ? Il fallait au minimum montrer patte blanche. Tenez, j'ai dû emprunter pour acquérir mon logement. Non seulement s'est-on assuré que je pourrais rembourser, mais, pour ne pas me faire risquer de me retrouver sur la paille du cachot des emprisonnés pour dettes, il m'a fallu trouver un bien que je puisse rembourser dans la limite du tiers de mes revenus.
Par rapport à lui-même et ses autres ministres, on notera que le ministre Borloo n'est complice qu'au pro-rata de sa détention d'un portefeuille gouvernemental. Que dit-il à présent : « la grande crise (...) est venue parce qu'un monde spéculatif s'est mis en place. ». Soit. Qui a contribué à le mettre en place ? Borloo, Jean-Louis, car la solidarité gouvernementale, qui a laissé faire les banksters, s'applique aussi à lui. 6 % de fonds propres, c'est ridiculement bas. Borloo, acteur spéculatif Les agences de notation « ont été des acteurs spéculatifs pendant des années. ». Borloo qui, pendant des années, s'est félicité d'appartenir à un gouvernement client des mêmes agences et se félicitant de leurs notes, aussi, bien évidemment.
Attention aux poursuites abusives. Borloo et moi-même risquons de nous retrouver frappés d'une très forte amende si nous étions déboutés.
Commentaires (0)
Ecrivez un commentaire
|
|||||
|
Entreprises & commerces: publiez vos communiqués sur C4N
|
Trouver un article publié sur C4N
Qui écrit sur C4N ?
|
Depuis 2007 un euro gagné par article exclusif publié sur C4N
|
Infos Reporters
les revenus publicitaires sont reversés aux reporters, commentateurs et à des associations humanitaires.
Date prévisionnelle de versement des droits d'auteurs du mois d'avril :
10 juin
On veut bien croire que l'ancien ministre Jean-Louis Borloo, en sa qualité d'avocat, a expressément convié ses clients à se désabonner de toute agence de notation et qu'il a glissé à l'oreille des ministres de Bercy de faire de même.
Parfois, il vaut mieux qu'un ministre ou ancien ministre « la ferme ». « On leur demande de réparer leur préjudice, » conclut-il à propos des dites agences.