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30 Jul 2008
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69 - Le journaliste, le blogueur et l'internaute.

par anidom - 649 hitsflux RSS de ce reporter Flux RSS de ce reporter flux RSS de ce theme Flux RSS de Tribune Libre

Leur point commun, exister d’abord pour soi, puis pour les autres.

J’ai la chance de vivre et d’être le témoin de quelque chose d’impensable, il y a presque 50 ans. Avant de rentrer dans les corrélations entre le journaliste, le blogueur et l’internaute, il faut analyser ce qui à permis cette transformation de notre société.

Le développement du réseau mondial Internet, «le réseau des réseaux» a tout transformé. Il y a en 2007 1,3 milliards d’utilisateurs dans le monde. Cliquez ici

Tout cela est lié a l’évolution du numérique adapté pour le transfert d’informations sur le réseau internet complété par l’ADSL, (Assymétric Digital Subscribe Line) au niveau des NRA ( n?ud de raccordement assymétrique) qui est une technique numérique utilisant une ligne téléphonique d’abonné sur laquelle sont envoyés dans une bande de fréquences des paquets de bits se superposant au signal analogique téléphonique. On obtient actuellement des débits de transfert de l’ordre de 20  Mbits/s max. Pour ce qui concerne ma ligne j’ai 28 Mbits/s théoriques max. Cette vitesse n’est pas la même pour les débits sortant et rentrant qui sont 8,99 Mbits/s download et 1,04 Mbits/s upload à mon ordinateur. Cette vitesse de transfert est très influencée par la charge du réseau et par la distance entre le NRA et l’abonné. Plus cette distance est grande plus la vitesse de débit décroit. Pour plus d’informations sur l’ADSL, cliquez ici

Une évolution de transport du signal par fibre optique est actuellement en phase d’installation ce qui permettrait des débits de 100 Mbits/s et 50 Mbits/s.

Une autre conséquence de cette évolution est la mise au placard de notre fameux Minitel qui était au départ une révolution, certes lent, il offrait de multiples services pour beaucoup de familles qui n’ont pas d’ordinateurs et qui hésitent à se lancer dans cette informatique qui, il faut bien le reconnaître demande du travail pour être opérationnel. Son arrêt est programmé pour mars 2009, le 3611 c’est donc terminé, tant pis pour les personnes âgées, que le monde est cruel.

C’est donc à la fois le «réseau des réseaux», l’Internet plus l’ADSL, qui est payant et mis en ?euvre par des «FAI» fournisseurs d’accès à Internet, que tout ce qui nous arrive est possible. Ce système global permet de s’exprimer, de raconter, d’influencer, de documenter, de faire en sorte que l’on ne sent plus isolé, de se voir, de téléphoner et que, quelque part au monde une personne peut vous lire, vous demander des informations, voir qui vous êtes, vous deviner, vous supplier pour une ?uvre, vous vendre tout un tas de choses, vous instruire, vous faire des avances, et oui cela m’est arrivé, enfin tout. C’est le reflet de notre monde avec sa misère et sa richesse, son intelligence et sa pauvreté intellectuelle. Enfin (internet + l’ADSL) est un outil numérique de portée incommensurable qui ne cesse grossir et d’envahir notre monde. En France le commerce électronique à progressé de 9,1 % au premier trimestre 2008, + 8,3 en 2007, + 6,6 en 2006 selon l’institut Gfk, et les ventes sur Internet auraient atteint 2,4 milliards d’euros en 2007. C’est donc maintenant une nouvelle composante du commerce mondial qui ne peut qu’être un jour taxée.

Qu’est-ce qu’Internet ?

C’est un réseau informatique constituée d’un ensemble de réseaux nationaux régionaux et privés qui sont reliés par le protocole de communication TCP/IP, (TCP, transfert contrôle protocole) protocole de transfert des données entre deux machines, (IP  protocole d’adressage).

Internet c’est l’ambition de relier entre eux tous les ordinateurs du monde.

C’est au départ un réseau militaire.

Dans le Cyberespace, quand on pense à 1969, ce ne sont pas les images de Woodstock qui viennent à l’esprit. Pour les internautes, 1969 est l’année de la naissance du Net. Cliquer ici.

Tout a commencé par la création d’une norme de communication à toute épreuve : le TCP/IP. Celle-ci découpe les messages en paquets qui partent dans toutes les directions avant de se recomposer à l’arrivée. Une idée de génie, mise au point sur la demande du Pentagone à l’époque de la guerre froide et qui s’est développée de manière féconde et exponentielle. En effet, le gouvernement américain, depuis les années 50, se demandait comment protéger l’appareil d’Etat contre une éventuelle attaque nucléaire soviétique.

En 1964, un chercheur du nom de Paul Baran propose de mettre en place un réseau de communication qui n’aura aucun centre. Si ledit réseau avait eu un point névralgique, un c?ur où auraient été centralisées toutes les décisions, les Soviétiques y auraient certainement pointé suffisamment de missiles pour le détruire vingt-cinq fois. On a donc suggéré de mettre en place une série de n?uds (nodes), tous égaux et tous reliés les uns aux autres, de telle sorte que même si plusieurs d’entre eux étaient détruits, le réseau resterait fonctionnel.

C’est donc indestructible sans détruire le monde.

Ensuite c’est scientifique,

A l’origine, le réseau était censé permettre aux chercheurs de l’Arpa de faire de très sérieux calculs à distance, sur des logiciels qu’ils ne possédaient pas, mais que leurs collègues, à l’autre bout du pays, pouvaient avoir sur leurs ordinateurs.

Puis ce fut le boom du Net,

C’est dans les années 90 qu’Internet s’est imposé au grand public par la grâce d’un système de consultation aisé : le World Wide Web (WWW). Le nombre d’ordinateurs hôtes sur le réseau double chaque année jusqu’en 1994, avant de connaître une croissance exponentielle dès 1995.

internet.1217256384.jpg

Le réseau, limité au départ aux universitaires américains, a donc naturellement connu une incroyable expansion. Internet et le World Wide Web sont devenus les nouveaux standards d’une informatique qui n’en avait jamais eu jusqu’alors.
Je me souviens des discussions que nous avions avec nos informaticiens sur les normes qui seraient adoptées. Plusieurs systèmes s’affrontaient pour que finalement ce soit celui des Américains plus en avance qui s’imposa.

Non content d’offrir au monde la plus vaste bibliothèque de textes, de sons et d’images de tous les temps, ils deviennent le support implicite de nombreuses applications. Personne n’avait prévu une telle explosion et nombreux sont les spécialistes qui s’accordent à dire que nous n’avons encore rien vu. Si l’on peine à imaginer des frontières à Internet, c’est sans doute parce que, pour la première fois, chaque utilisateur peut devenir un émetteur d’information, et non simplement un consommateur, et là est tout le danger s’il n’y a pas de contrôle possible autre que celui de bloquer les liaisons au niveau des NRA, c’est à dire supprimer le raccordement au réseau des réseaux.
Quel système peut se targuer d’accueillir un tel potentiel de créativité ?

Selon Médiamétrie, 30,65 millions d’internautes en juin.

mllions-dinternautes-en-france-674_612354.1217261010.png Avec 30,654 millions de Français âgés de 11 ans et plus qui se sont connectés à Internet au cours du dernier mois, ce sont pas moins de 58,3 % de la population qui sont internautes, selon Médiamétrie. Leur nombre a progressé de 12 % sur un an. La population internaute avait franchi la barre des 30 millions en mai dernier, le nombre d’internautes s’établissant alors à 30,29 millions, ce qui représentait 57,6 % des internautes. En mai 2001 le nombre d’internautes de plus de 11 ans en France était de 11,9 millions et en janvier 2008 de 31,571 millions ce qui constitue une progression moyenne de 5,16 millions par an. Mais, il n’y aurait que 14.524 millions de micro-ordinateurs en France dont le développement est plus important que les ordinateurs de bureau. Au premier trimestre 2007, soit un taux de pénétration est de 56,3 % pour les micro-ordinateurs d’après le journal du Net.

C’est donc près de la moitié de la population Française qui surf sur la toile.(toile signifie toile d’araignée constituée par le réseau des réseaux)

«Alors, on est en droit de penser si un tel enjouement ne risque pas de devenir un problème pour le reste des moyens des communications audiovisuelle et presse écrite qui perdraient ainsi de leur influence politique et sociétale sur les Français. Chaque fait divers, chaque annonce politique fait courir sur la toile un flot de réactions qui parfois dénaturent l’information. On ne peut donc plus apprécier le juste du faux, le réel de la fantaisie, d’autant que les informations officielles sont orientées de même celles de la presse écrite, la manipulation, s’il y a, se déplace ainsi d’un ordinateur à l’autre».

Un autre problème se pose, c’est l’importance des moteurs de recherche. Ils sélectionnent l’information pour la distribuer gratuitement certes, ce qui ne peut à terme durer. Il est si facile de demander le payement d’une taxe pour l’accès à l’information. Un moteur comme Google devient un puissant moyen politique qui regroupe, réence et distribue sur le monde ce qu’il veut. Il est presque le passage obligé pour tout un tas de références. Il est devenu une encyclopédie libre et mondiale de l’information sur tous domaines, c’est une puissance énorme comme, dans une moindre mesure, Daylimotion pour ses vidéos qui peuvent influencer, en bien ou en mal, politiquement. On peut toujours faire des manipulations.

Qu’est-ce que Google.

Une société qui a pour mission d’organiser à l’échelle mondiale les informations en vue de les rendre accessibles à tous.

Pour remplir cette mission, les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont ainsi mis au point une nouvelle approche de la recherche en ligne qui naquit dans leur chambre universitaire de Stanford pour se répandre rapidement aux internautes à la recherche d’informations aux quatre coins du globe. Aujourd’hui, Google est largement reconnu comme le plus grand moteur de recherche du monde et se présente comme un service gratuit. Mais restera le restera t’il ? Quand on devient ainsi le passage obligé pour son information, il est tentant de faire payer la logistique et le stockage des informations collectées. Facile d’utilisation il permet d’obtenir des résultats pertinents en une fraction de seconde. Cliquer ici.

C’est donc difficilement contrôlable d’autant que le vecteur est impossible à arrêter sauf aux NRA.

Google c’est 16000 employés dans le monde. Son chiffre d’affaire global s’élevait fin 2007 à 16,6 milliards de dollars en hausse de 56 % sur 2006, Cliquez ici .

Avec Microsoft 79.000 personnes et un chiffre d’affaire de 57 milliards de dollars les Etats Unis et leur Global Positioning Système (GPS), le seul actuellement opérationnel, dominent ainsi le monde.

Les conséquences de cette évolution.

C’est éléments montrent que notre presse écrite et notre audiovisuel des temps anciens sont balayés et qu’il convient d’intégrer ce nouveau paysage d’informations.
Les grands journaux ainsi que tous les moyens d’informations écrites sont maintenant portés sur la toile, ainsi que toutes les informations audiovisuelles, il n’est plus une information qui ne soit disponible par internet. Sont donc apparus les internautes qui commentent et écrivent sur des supports attachés a ces journaux, mais aussi sur des sites médicaux, des sites politiques, journalistiques, des sites d’histoire, des sites académiques, sur des forums, des sites d’écoles, des sites engagés,…. sur tout ce qui permet l’échange d’idées, de renseignements, de contacts, et de ventes et cela dans toutes les langues. L’internaute se présente donc comme un complément au journaliste, il porte son information en la développant en fonction de sa sensibilité, de ses connaissances du sujet. Cela a pour effet d’accroître l’information journalistique puisqu’elle est sa source. On peut dire que l’internaute développe le journalisme tout en le cultivant par sa critique, en lui faisant prendre une orientation plus ouverte. En fait il donne un autre métier au journaliste l’obligeant à plus de compétence et d’ouverture.

Pour ce qui est des blogueurs, le problème se pose différemment. Un blog est une création de la personne, quelque chose qui lui appartient, c’est le support qui lui permet de s’exprimer, c’est le complément de l’internaute. Les blogs sont à la mode, ils se développent de plus en plus, ils sont le reflet caractériel du blogueur. De même que pour l’internaute l’information journalistique est la base de leur développement, ils élargissent l’espace démocratique par une présence effective et permanente, non volatile comme celle de l’internaute qui se déplace sur tous les vecteurs. Il n’y a pas de controverses picrocholines entre journalistes, blogueurs et internautes, ils ses complètent.
Ils peuvent provoquer un divertissement pouvant porter atteinte à la presse écrite ou audiovisuelle et pouvant se substituer a eux un court instant en complétant les espaces non abordés dans les informations. C’est la raison pour laquelle, journalistes, politiques, écrivains, personnages de la société civile, magistrats, médecins,…. ont aussi un blog qui leur permet de compléter leur information et d’entrer en contact avec leurs lecteurs.

Un chassé-croisé organisé par Télérama entre Jean-François Kahn et Nicolas Demorand a conclu qu’Internet est «un espace de liberté essentiel en démocratie», mais aussi que les journalistes allaient «devoir se battre, sinon ils vont être emportés». Ces deux propositions énoncées respectivement par N.Demorand et J-F.Kahn, loin d’être contradictoires, mettent en exergue ce phénomène que l’élargissement du regard, la pluralité des approches, ne vont pas faciliter la tâche du journaliste mais, au contraire et heureusement, la rendre plus difficile et plus belle

En plus les blogs sont aussi des espaces de vérité. Les blogueurs peuvent écrire ce que les journalistes ne peuvent écrire, ils n’ont pas la même liberté d’expression. Sur l’affaire Addidas Tapie par exemple, on pouvait lire de tout. Les uns criant au scandale, les autres trouvant que Tapie avait raison, et d’autres trouvant des magouilles politiques s’exprimant parfois avec expressions pas très correctes, il y en avait pour tous les gouts et chacun y trouvait son compte. Une telle débauche d’écrits n’est pas possible journalistiquement. Les blogs sont donc un complément indispensable à toute démocratie. Le journaliste n’est pas indépendant, il est tenu à celui qui le paye, il n’est pas libre d’expression, ce n’est évidemment pas le cas du blogueur bien que certains, dont les blogs sont des best sellers, leurs auteurs perçoivent des cachets et participent à des conférences, jusqu’a pouvoir vivre de leur écrits, mais ce sont des cas marginaux.

Le blog c’est aussi un talent qui s’exprime sur plusieurs facettes. Il y a d’abord l’écrit, subtil, moqueur, intelligent, réel, recherché, marquant l’auteur. Puis il y a la technique, c’est la, que la différence se fait pour celui qui le lit. S’il peut aisément trouver ce qu’il cherche le blog sera lu par un plus grand nombre. Etant inconnu, mon blog,  par exemple c’est un peu tout de façon à toucher le maximum de sensibilités, ce n’est donc pas un blog de référence que l’on montre, mais c’est un blog de divertissement, bien que je m’applique à ce que les sujets abordés soient rigoureux et traités au mieux. Je dirais modestement que c’est une richesse on ne s’ennuie pas en le parcourant.
Je suis tenu à ce que Le Monde.fr me permet, je ne peux avoir de publicité, et la technique de gestion m’est imposée, on ne peut tout avoir le beurre et l’argent du beurre, mais j’ai avec Le Monde .fr, une source d’informations sérieuses et conséquentes.

Alors quelle évolution pour la presse et l’audiovisuel.

Et bien ce n’est pas aisé à prédire. Si les blogs sont complémentaires au journalisme et ont besoin d’eux, ces derniers ont une tâche difficile, ils ont des millions de blogueurs en face d’eux avec leur intelligence. Le combat ne pourrait être que perdu pour les journalistes si les blogueurs étaient à la source de l’information. Ce n’est pas le cas, et les journalistes doivent se remettre en question. Faire des articles sur un coin de table n’est pas recommandé, ils doivent être plus réfléchis, plus détaillés, on doit y sentir plus que l’information brute, mais aussi ce qui est à coté pour que le lecteur soit prisonnier, et cela c’est le talent. A moins, que finalement, eu égard à la vitesse de l’information et à la nécessité d’y répondre rapidement, on ne puisse faire autrement, dans ce cas journalistes et blogueurs ne feraient plus qu’un. L’un étant en avant garde et le blogueur étant présent pour compléter et détailler l’information.

   

Lire la suite : http://anidom.blog.lemonde.fr/2008/07/30/le-journaliste-le-blogueur-et-linternaute/.

Commentaires (6)add comment

anidom nidolga a dit:

...
Cat LEF,

Nos messages se sont croisés.

Pour le projet Olivennes voici des informations :

http://www.laquadrature.net/files/projet-de-loi-olivennes-version-pre-conseil-etat.pdf

Le nom « projet Olivennes » désigne un projet de loi qui tente de mettre en musique juridique les recommandations de la mission menée par le président de la FNAC, Denis Olivennes. La mission Olivennes devait faire des propositions concrètes pour lutter contre les échanges non autorisés de musique et de films. Conformément aux demandes formulées par président de la République à la ministre de la culture, Christine Albanel, les membres de la mission Olivennes ont recommandé la mise en oeuvre de la riposte graduée et le filtrage.

http://www.clubic.com/actualite-86498-p2p-reactions-virulentes-projet-olivennes.html

Le journal Les Échos rapporte que l'ARCEP - l'autorité de régulation des telecoms - vient de rendre un avis critique sur le projet Olivennes. L'ARCEP considère qu'en l'état de la technique, les fournisseurs d'accès à internet ne peuvent mettre en oeuvre la riposte graduée, que son coût doit être supporté par les contribuables et non par les FAI, et surtout, l'ARCEP souligne que la coupure d'accès internet peut entraîner l'impossibilité d'accéder aux services d'urgence comme le SAMU, les pompiers ou la police.

Ainsi, d'une part, l'ARCEP « recommande, au regard du principe de sécurité juridique, l'instauration d'un délai » de plusieurs mois avant sa mise en application, car les fournisseurs d'accès ne disposent pas des outils informatiques nécessaires pour assurer leur sécurité juridique.

http://www.laquadrature.net/fr/larcep-critique-le-projet-olivennes

PIERRE DE GASQUET
Faut-il enterrer le « projet Olivennes » contre le piratage ?
[ 19/05/08 ]
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4726584-faut-il-enterrer-le-projet-olivennes-contre-le-piratage-.htm.

Il y a beaucoup d'autres articles, mais ceux-ci vous permettent une opinion sur ce projet.
 
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August 01, 2008 | url
Votes: +0

Cat LEF a dit:

...
à Laury :

j'espère que d'autres personnes nous transmettrons leurs connaissances et leurs avis sur ce sujet
merci d'avoir répondu, car je viens de réaliser que l'article de Anidom soulève effectivement un débat aux enjeux très importants qui nous concerne tous !



 
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August 01, 2008
Votes: +1

Cat LEF a dit:

...
je viens d'entendre parler d'un projet de loi Olivene "epique 2014"... Quelqu'un est-il au courant ? (je ne sais même pas si ça s'écrit comme cela...)

Anidom :
je vous ai envoyé un mail.

 
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August 01, 2008
Votes: +1

anidom nidolga a dit:

...
Cat LEF, et Laury,

Laury, je viens de vous répondre sur l'autre et même article. Je ne comprends pas pourquoi il s'est reproduit deux fois, la première fois sans son numéro et le second avec son numéro d'ordre dans mon blog. Si j'ajoute les deux votes cala fait huit, ce n'est pas mal, mais eu égard aux autres, je suis un petit bébé. Il y en a qui en ont jusqu'à plus de 140, les votes remplacent les hits pour certains.

Cat LEF, vous étiez en vacances peut être, je vous retrouve.
Ce que vous avez écrit n'est que la traduction de ce que j'ai écrit sous une autre forme.
Les journalistes sont des personnes de métier, ils sont tenus pas la déontologie c'est vrai, mais cela n'est pas le propos qui est de voir l'évolution de l'information. Les blogs sont très regardés par ce qu'ils apportent autre chose de complémentaire comme je l'ai souligné. Je ne mélange pas journaliste blogueurs et internautes j'écris que les deux seconds empiètent sur le domaine journalistique par une autre forme d'expression.
L'internaute qui fait son commentaire ou donne sa réaction à un article journalistique s'introduit dans la pensée et le travail de son auteur d'ailleurs les journaux le demande puisqu'ils laissent une place pour ces réactions, c'est donc qu'elles sont appréciées.
Les magazines de toutes sortes sont en fait peu commentés, il y a peu de réactions, l'avantages pris par les blogueurs ou internautes, c'est que leur intervention est immédiate et donc lue.
De ce fait il y a un déplacement du regard qui n'est plus seulement sur les journaux ou les informations audiovisuelles.
Je n'ai jamais écrit que les journalistes allaient disparaitre, j'ai par contre écrit qu'ils devaient se remettre en question, mais aussi que les internautes et les blogueurs avaient besoin d'eux qui sont à la source de l'information.
Les journalistes sont menacés par la baisse des ventes de leur journal ou de leur audience audiovisuelle, concurrencées par la lecture des blogs sur le Net, et par leur information qui est comme vous le signalez déontologique, alors qu'elle est libre sur le Net.
C'est la même chose que les hits. Vous écrivez un article polémique sur une personne, et vous avez 60.000 hits, vous écrivez un article sérieux sur par exemple la rotation de la terre, et vous avez trois hits.
Il n'y a aucune corrélation possible entre ce que préfèrent le peuple et ce que qu'écrivent les journalistes. Ils ont perdus de l'audience aussi par le fait qu'ils sont orientés, politiquement orientés, ce qui déplait à beaucoup. Les blogs sont des expressions libres d'ou, l'intérêt qu'ils suscitent.

Les bogueurs sont des récepteurs amplificateurs c'est tout à fait exact, c'est pour cela qu'ils sont regardés.

Les internautes sont effectivement des répondants allant d'un site à l'autre, c'est ce que j'ai appelé volatile.

Quand à le durée comparée avec des manuscrits anciens, il n'y a pas photo. Rien ne remplacera la valeur de ces oeuvres. Vous savez comme moi que la mémoire informatique se perds c'est pour le moment à la mode mais dans 100 ans, il y aura autre chose quand aux manuscrits ils seront toujours conservés.
On ne peut rien mesurer, on peut seulement réfléchir.
 
Abus
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August 01, 2008 | url
Votes: +1

laury a dit:

Le blogueur !
Anidom a fait un excellent article et je partage toute a fait l'analyse de Cat LEF
@micalement Laury
 
Abus
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July 31, 2008
Votes: +0

Cat LEF a dit:

...
Anidom, bonjour !

que c'est intéressant, tout ce que vous avez écrit dans cet article.

"... les journalistes allaient «devoir se battre, sinon ils vont être emportés».

Emportés par quoi ? par les blogueurs et les internautes ?

ne pensez-vous pas que les journalistes sont plus tenus par la déontologie de leur profession et de leur vocation? (s'exclure de toute ingérence gouvernementale ou de quelque pouvoir ou influence quels qu'ils soient...)

et que c'est ce qui fait déjà une différence d'importance avec le blogueur et l'internaute?

je trouve qu'il n'est pas possible de mélanger "journalisme" avec "blogueur" et "internaute". Ce n'est absolument pas pareil.

de plus, les journalistes savent très bien que les lecteurs des informations, des événements et des faits (nous allons dire : "peut importe le support...") se tourneront de plus en plus vers des magazines spécialisés, techniques, scientifiques ou professionnels, et qu'ils ont de moins en moins confiance dans tout ce qui est dogmatique, moralisateur, qu'ils sont de plus en plus critiques et circonspects.

Les lecteurs veulent pouvoir construire leurs pensées et leurs opinions d'une manière plus personnelle et plus indépendante.

Les journalistes ne peuvent pas disparaitre pour la bonne raison qu'ils sont des émetteurs

Les blogueurs seraient des récepteurs amplificateurs ?

et les internautes seraient des répondants ?

si les journalistes sont menacés par quelque chose, ce n'est absolument pas par les blogueurs ou les internautes, ils se complètent plutot qu'ils ne s'opposent, et l'avantage des journalistes, c'est qu'il peuvent également bloguer et internauter.

internet n'est qu'un support... plus étendu, mais juste un support... rien ne dit que ce support soit plus marquant qu'un livre, que le papyrus ou que la tablette d'argile gravée, car comment mesurer ce qui va rester graver dans la mémoire de l'humanité dans 100 ans ?
 
Abus
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July 30, 2008
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