A qui faut-il faire confiance ?

C’est ce que j’ai entendu ce matin aux informations bouleverse toute notre éducation sur la quantité d’eau journalière à boire. Boire une bouteille d’eau n’est pas nocif, c’est vrai depuis le temps que j’en bois, mais ne sert à rien, ni à manger, ni à se sentir mieux. C’est la conclusion d’une étude de deux scientifiques américains qui contredit pas mal d’idées véhiculées depuis des années.
Ce sont deux chercheurs de l’Université de Pennsylnavie à Philadelphie qui ont levé le voile sur cette imposture qui nous à conditionnés sur la quantité d’eau qu’il faudrait boire par jour, qui parfois nous incitais à boire plusieurs litres d’eau sous l’argument qu’il faut laver ses reins, que cela faisait maigrir, et pisser autant que faire se peut etc…
Selon l’étude publiée dans le journal « Journal of the American Society of Néphrology », et contrairement à ce que les industriels nous font croire depuis des années, boire 1,5 l d’eau par jour ne sert à rien ! « Ce n’est qu’un argument marketing, transformé en une allégation santé », confirme de son côté le professeur Guy Vallancien, urologue à l’Institut mutualiste Montsouris, à Paris.
C’est merveilleux, on s’est moqué de nous avec la complicité des médias. De plus, le professeur Guy Vallancien confirme qu’il est archifaux que des toxines s’éliminent des reins si l’on boit 1,5 litres d’eau, ce qui se passe c’est que l’on élimine davantage d’urine qui ne contient pas pour autant plus de toxines.
Autre idée véhiculée sur laquelle les fabricants n’ont eu aucun scrupule auprès des femmes c’est que boire beaucoup d’eau jusqu’à la satiété ferait maigrir, «on a jamais vu perdre du poids en buvant de l’eau». Je dirais même que cela peut faire grossir si ces femmes en font de la rétention. Il faut que les femmes arrêtent de se gâcher la vie en trimbalant leur bouteille en plastique. De plus, l’eau ne rend pas le teint plus clair, plus jeune. On peut se demander pourquoi, ce professeur a attendu si longtemps pour faire ces commentaires, et nous laisser en proie à cette publicité de vente. Il conclue qu’il faut écouter son corps, boire quand on à soif, sachant que l’apport d’eau se fait pour 80 % par notre alimentation.
Bien entendu, cette remarque ne s’applique pas à tout. Les nourrissons, les personnes âgées, celles qui souffrent de calculs rénaux doivent boire de l’eau. De même lorsque l’on a de la fièvre, que l’on fait du sport on consomme de l’eau, il faut donc en apporter, les muscles en ont besoin sans cela c’est la crampe bien souvent aux mollets.
Boire trop d’eau ne sert à rien, seulement qu’à ne pas être à l’aise lors d’une activité sportive, il vaut mieux boire souvent pour se réhydrater que trop boire en une seule fois.
De toutes façons boire de l’eau n’est pas nocif, mais cela dépend aussi de quelle eau l’on boit. Les eaux gazeuses sont à proscrires lors d’une pratique sportive intense, si elles donnent une sensation de bien être, elles contiennent du CO2 qu’il faut éliminer ensuite, mon expérience conseille des eaux plates, chargées en magnésium pour éviter les crampes aux personnes d’un âge certain. Bien entendu, il ne faut pas boire de boissons sucrées, mais mon expérience conseille aussi d’en boire si l’on est sujet à pertes de sucre due à un effort prolongé et intense. J’ai constaté dans un trek au Sahara, sous le soleil, dans la montée d’un col la chute brutale d’une personne diabétique qui n’avait rien dit de son état. Nous l’avons réanimée par de l’eau sucrée.
Il faut donc réfléchir un peu, ne pas écouter tout et n’importe quoi, mais il faut écouter son corps, c’est toujours lui qui a raison
Le paradoxe de la pharmacie c’est autre chose, on assiste depuis que notre système de santé a évolué par les coups portés par le gouvernement sur les remboursements des dépenses de santé à une évolution sur le comportement des pharmaciens et sur la concurrence des grandes surfaces. Il y a eu une forte pression imposée aux pharmaciens sur l’utilisation de génériques, ces médicaments moins couteux qui sont tombés dans le domaine public, et qui possèdent la même molécule que les médicaments originels. Puis, un nombre important de médicaments dits de confort, toujours en vente, n’ont plus été remboursés. Ensuite, sont arrivés les franchises de 0,5 ? sur chaque boite de médicament jusqu’à concurrence de 50 ? par an applicable à tous les médicaments qu’ils soient allopathiques, homéopathiques ou faits par une préparation médicale.
Tout cela bouleverse le monopole pharmaceutique ainsi que les malades qui voient leurs dépenses de santé de plus en plus lourde à supporter. Alors maintenant, on peut acheter des médicaments sans ordonnance à condition d’en payer le prix ce que l’on ne pouvait faire avant, et cela même pour des médicaments exigeant une ordonnance. Il faut bien que les pharmaciens récupèrent d’une façon ou d’une autre le manque à gagner. L’auto médicamentation proscrite avant n’est plus de mise, j’ai entendu la ministre de la santé Madame Roseline Bachelot la vanter. En d’autres termes, notre santé, on s’en fou un peu dès lors que l’on perd de l’argent.
Si on analyse le travail d’un pharmacien, on constate qu’ils sont devenus des commerçants comme ceux qui vendent des carottes, ils prennent dans les tiroirs les médicaments prescrits par le médecin, ils ne font plus aucune préparation. Tout le monde peut faire ce travail dès lors que l’on connaisse ou se trouve le médicament et que l’on sache lire une ordonnance, ce qui somme toute est à la portée de quiconque d’un niveau scolaire convenable. Alors pourquoi ne pas vendre ces médicaments aussi dans des grandes surfaces ou ils pourraient être moins chers ? Les distributeurs grossistes peuvent vendre à tous. En d’autres termes, le diplôme exigé de pharmacien pour tenir une pharmacie ne sert qu’a réserver cette activité à ceux qui le possède, c’est à dire à leur donner un monopole, qui nous coûte cher.
Bien entendu, je prends un raccourci, ils sont utiles pour de multiples raisons dans le cas d’ordonnances importantes ou ils peuvent, s’ils font bien leur travail, corriger des erreurs, et aussi conseiller et soigner un malade lorsqu’il n’y a pas de médecin immédiat.
Il m’est arrivé de conseiller à mon pharmacien un médicament qu’il ne connaissait pas pour une thérapeutique, seulement en consultant sur les sites spécialisés ce qui est présenté. Bien, il faut faire attention et cela fait grincer des dents à la fois aux médecins et aux pharmaciens qui voient leurs prérogatives se réduire petit à petit, mais cela me coûte moins cher, et je n’en meurt pas, je me soigne comme je peux. Il est bon que ces privilèges soient partagés et que ce ne soit pas toujours les mêmes qui en profitent, afin que la concurrence réduise les prix pour ceux qui consomment. L’évolution de la société avec les communications liées à l’internet qui permet la connaissance, donne un coup de pied dans leadership de la pharmacie, qui s’en plaindra ?
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