Et le Medef.

Qui est Denis Gauthier-Sauvagnac, il était patron de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). C’est une branche importante du Mouvement des Entreprises de France dont la présidence est assurée par Laurence Parisot.
Le Medef est une Association de la loi 1901 constituée sous confédérations entre les organisations professionnelles et territoriales d’entreprises qui adhèrent à ses statuts. C’est donc un patchwork d’organisations professionnelles et territoriales d’entreprises

Comme toutes les Associations répondant à la loi 1901 c’est l’assemblée générale qui désigne les membres du bureau qui désignent ensuite lee responsables dont le président, le trésorier général et les vices présidents
Dans le cas du Medef, c’est l’assemblée générale qui désigne le président et le comité exécutif qui désigne ensuite les membres du bureau sur proposition du président. Il y a une donc étape intermédiaire constituée par le comité exécutif, et c’est lui qui définit la politique générale de l’association, le règlement intérieur et les règles générales de fonctionnement.
Comme le Medef est constitué sous forme de confédérations, chaque confédération gère ses moyens financiers, sans qu’il lui soit nécessaire d’en référer à la présidence du Medef. et il est fort possible que Laurence Parisot n’ai pas été mise au courant de cette transaction entre Denis Gauthier-Sauvagnac et les membres du bureau de l’UIMM, mais cela serait surprenant.
De toutes les façons l’UIMM n’avait pas de compte à rendre au Medef, ce n’est pas une filiale mais une composante
Comme la presse et les médias l’ont écrit et relaté, Denis Gauthier-SaUvagnac aurait touché pour son indemnité de départ 1,5 millions d’ ?, qui après déduction des charges et impôts se réduit à 600.000 ?, avec une garantie de couverture des frais de justice que pourrait occasionner sa mise en examen en échange de son silence sur les bénéficiaires des retraits d’argent dans les caisses de l’UIMM, du jamais vu, ce qui montre l’importance de son silence.
D’après Maitre Le Borgne son avocat ce soupçon relève du roman et du pur fantasme et que ceux qui ont intérêt a son silence sont ceux qui ont bénéficié de ses largesses.
Le nouveau président de l’UIMM Frédéric Saint-Geours aurait soutenu que l’argent promis à DGS (Denis Gauthier-Sauvagnac) n’était qu’une prime de licenciement et que la fédération ne garantissait que les retombées fiscales et non judiciaires.
Qui a donc mené ces négociations Michel de Virville secrétaire général de Renault et président de la commission du travail et de l’emploi au Medef, et accessoirement bras droit de Laurence Parisot ?
Or, depuis samedi 01 mars au matin Laurence Parisot ne peut plus donner le sentiment qu’elle continue d’ignorer les pratiques de sa principale fédération l’UIMM, et son embarras est d’autant plus troublant qu’il se vérifie que la transaction a bien été menée par Michel de Virville nommé par le Medef président de la commission du travail et des politiques de l’emploi. Il devait prendre la présidence du régime d’assurance chômage (Unédic), et vient donc de démissionner sous la pression de Laurence Parisot qui a demandé la démission de tous les membres de l’UIMM. exerçant des mandats nationaux, mais elle n’en a pas le droit.
Il devait conduire une négociation délicate sur l’indemnisation du chômage.
Parmi ces personnalités soupçonnées Anne Lauvergeon présidente d’Aréva et membre du comité exécutif du Medef ainsi que membre du bureau restreint de l’UIMM est dans le collimateur Sarkozy puisqu’elle aurait validé l’accord avec DGS.
Le Medef est donc une nébuleuse dont il est difficile d’y voir clair tant les responsables sont à la fois dans leur fédération et au Medef.
Compte tenu des rebondissements de l’affaire Laurence Parisot a interrompu ses vacances pour prendre des décisions qui s’imposent, il n’en reste pas moins vrai que cette affaire marque encore une fois de plus que des dirigeants haut placés n’hésitent pas à utiliser l’argent des cotisations de leurs entreprises adhérentes pour satisfaire des accords occultes par de suspectes transactions d’argent pour assurer la paix sociale paraît t-il ce que probablement tout le monde savait, ce serait alors une bonne chose ? Les syndicats ont de moins en moins d’adhérents donc moins de financement. Tant que la cotisation syndicale ne sera pas obligatoire, la situation sera bancale.
La gauche a tord de crier au scandale, cette pratique d’aide en dessous de table doit probablement exister depuis longtemps, de sorte que les aides aux syndicats leurs sont probablement accordées par des organismes comme les fédérations d’entreprises.
Cette situation est à rapprocher de celle des partis politiques avant que leur financement soit assuré par l’Etat.
Il faut comprendre que nous avons besoin de syndicats sans eux, mêmes s’ils ne sont pas parfaits ils évitent des abus, ils sont donc utiles.
Ce que l’on peut regretter c’est que Denis Gauthier-Savagnac n’a même pas été mis en garde à vue ou en détention provisoire pour ne pas qu’il puisse entretenir des relations avec les membres de sa fédération, comme tout autre pauvre personne qui aurait fait un banal méfait, il y a plusieurs justices.
Quelques 19 millions d’? en espèces ont été retirés entre 2000 et 2007 des caisses de l’UIMM sous l’autorité de DGS. Les enquêteurs soupçonnent que ces sommes ont pu servir au financement occulte des syndicats.
DSG à donc profité de sa liberté pour négocier tranquillement son départ, ilaé été mis en examen le 15 janvier pour abus de confiance dans le retrait de fonds suspects, cela montre que la justice est inégale, il n’est même pas sous contrôle judiciaire.
Il vient de démissionner sous la pression médiatique attisée par Laurence Parisot. Cela montre qu’il exerçait encore des responsabilités au sein du Medef malgré sa mise en examen, tout cela sonne faux, n’est t-il pas le lampiste ?
De telles situations ruinent la démocratie et mettent à mal la société qui de plus en plus est une société de privilèges accordés aux puissants sur le dos des Français lambda.
Comment s’étonner ensuite de telles pratiques.
DGS, dimanche 2 mars, appelle Laurence Parisot à garder son sang froid, et s’étonne de cette affaire sur ses indemnités de départ, ce qui semblerait sous entendre que c’est une pratique courante au Medef, comme ailleurs ce que Laurence Parisot ne peut ignorer.
Quoi de plus étonnant, de ce fait, qu’elle ne condamne pas ces pratiques pour les hauts dirigeants de sociétés importantes qu’elle trouve justifiées en déclarant sur France 2 dernièrement qu’ils le méritent.
Maître Le Borgne rappelle que son client a toujours agit avec probité depuis 15 ans à l’UIMM et au Medef.
Il serait étonnant que DGS soit le seul dirigeant du Medef en cause, ce qui laisse a penser à des rebondissements au cours de l’enquête et la mise en examen d’autres membres du Medef ainsi que celle des organismes et syndicats qui auraient touchés de l’argent.
Va t-on assister à l’éclatement du Medef, les propos de Laurence Parisot à l’encontre de l’UIMM ne lui ont pas fait plaisir !
Les derniers rebondissements font qu’aujourd’hui, le nouveau président de l’UIMM Frédéric Saint-Geours de la plus puissante des fédérations, qui d’ailleurs n’a pas soutenu Laurence Parisot à son investiture à la présidence du Medef, a convoqué une réunion exceptionnelle du bureau pour prendre les décisions qui s’imposent, Laurence Parisot, qui souhaitait le rencontrer ce lundi pour lui demander des «éclaircissements», a été priée d’attendre l’issue de cette réunion.
A suivre.
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