Jamais une gifle n’a soulevé autant de réactions
Je ne veux pas être le porte parole de tout un peuple, beaucoup ont écrit et de plus intéressés que moi, mais lorsque j’ai entendu que l’on avait mis un professeur de technologie du collège de Berlaimont dans le Nord, d’ailleurs peu importe l’établissement et le lieu, en garde à vue pour 24 heures pour une gifle !!!
Comme beaucoup, j’ai sursauté.
Je n’ai même pas cherché à savoir, à connaître le motif trouvant par mon vécu qu’une gifle est souvent un bienfait pour redresser une situation quand elle s’avère nécessaire pour restaurer le respect et l’autorité, c’est une réaction naturelle devant une insulte d’un élève à un professeur, mais aussi dans d’autres circonstances.
Depuis ma tendre enfance j’ai vécu ce genre de réaction allant même à la fessée en classe devant ses camarades et en colonie. Les coups de règle sur les doigts ont remplacés ensuite la gifle mais la réaction est moins spontanée et se pardonne moins, de plus s’ils sont donnés fortement c’est plus douloureux qu’une gifle, pas une baffe ou un coup de poing.
Et puis des gifles il y en a eu, mais de mémoire c’est a première fois qu’un professeur est jugé en correctionnelle.
La gifle fait parti de notre éducation pour les personnes de mon âge, il n’empêche qu’il faut admettre que gifler un élève ou une personne est un acte répréhensible, on n’a pas le droit de frapper quelque en soit le motif.
C’est ainsi pour de nombreux actes de société, on ne peut faire justice soit même, mais dans bien des cas est-ce un délit ?
Tout dépend des circonstances, de l’insulte et de la spontanéité du geste.
Prenons le cas de la gifle de Bayrou à un enfant qui lui faisait les poches, elle a été spontanée comme le représente la vidéo ci dessous.
La gifle de François Bayrou
envoyé par TVVORE47
Le professeur a été traité de «connard» par un élève de 6eme, fils de gendarme en poste a Maubeuge. Ce n’est pas une grosse insulte, mais il faut voir le contexte.
Bien souvent c’est à la suite d’une situation conflictuelle, une ambiance malsaine entre un professeur et sa classe.
C’est un enfant de 11 ans, je suppose qu’il est bien élevé et qu’il ne dit pas «connard» sans argument mais doit-il le dire ?
J’ai rencontré des situations ou l’élève avait raison, mais en fait il avait tord et recevait une fessée de ses parents pour avoir manqué de respect à son professeur, le respect passe avant tout.
Le professeur José L.49 ans, va être jugé en correctionnelle le 27 mars pour violences aggravées sur mineur au tribunal de grande instance d’Avesnes-sur-Helpe. Dans l’attente il est suspendu.
Rarement gifle, même magistrale, aura fait autant de bruit.
Il est intéressant de remarquer la corrélation entre la correction à l'élève, c’est a dire la gifle, et le passage en correctionnelle du professeur, seul un esprit vengeur permet de le comprendre, d’ailleurs le père s’est présenté en uniforme pour porter plainte, les galons ça compte.
Si vous portez plainte pour une gifle, on fait une main courante et encore, et parfois on ne vous écoute pas. La police a bien d’autres soucis que de diligenter une enquête pour une gifle.
Faut -il porter plainte par ce qu’un élève a été incorrect, ou c’est mal comporté en classe, impensable ?.
Quand au père quel état d’esprit, n’aurait t’il pas été plus sage de rencontrer le professeur et de connaître sa version des faits, en fait son fils n’aurait pas rangé ses affaires au cours de technologie. Le professeur excédé, c’est aussi un être humain qui à des problèmes dans sa classe, met les affaires à terre et demande à l'élève de nettoyer son bureau. Celui-ci tient tête, et insulte le professeur, lui lançant, regard dans les yeux «connard». L’acte du professeur est une provocation, il ne s’est pas maîtrisé, il n’à pas su trouver les mots pour se faire obéir, mais pouvait t’il résoudre ce conflit autrement que par une gifle ?.
Le père, gendarme, veut venger son fils probablement prétentieux d’avoir ce père, autorité de l’Etat, donc protégé et pouvant tout se permettre.
L’élève a eu trois jours de mise à pieds de sa classe mais pas du collège ou il travaille en salle de permanence, et 10 points lui ont été retirés sur son permis de conduite.
Les enseignants sont montés au créneau ont les comprend, la situation dans les écoles devient de plus en plus ingérable, l’autorité est bafouée, et au lieu de condamner le professeur la société devrait s’interroger sur une évolution qui tend à rendre l’éducation impossible et menace la société.
Mais ils doivent aussi revoir leur pédagogie, et ne pas toujours incriminer leurs élèves, nous ne sommes plus ou ils avaient tous les droits, le monde à changé, pas encore complètement pour les enseignants.
D’après Lefigaro.fr, Procureur de la République à Avesnes-sur-Helpe, Bernard Beffy situe l’affaire à un tout autre niveau :
«il ne s’agit pas du tout d’une simple gifle, explique-t-il, mais bien d’une vraie scène de violence longue d’une minute qui dépasse largement les bornes. La classe entière a été choquée par ce qui s’est passé, et ce sont deux élèves traumatisées qui, à la fin du cours, se sont rendues à l’infirmerie pour raconter ce à quoi ils venaient d’assister».
A aucun moment le professeur n’a demandé à l’élève de débarrasser son bureau. L’enseignant a tout renversé sans un mot et c’est alors que l’élève de 11 ans, qui en paraît 8 physiquement, lui a demandé pourquoi il avait fait cela. Le professeur l’a saisi par le col et poussé contre le mur, l’enfant l’a insulté, la gifle est partie. Le professeur a ensuite traîné l’élève en larmes, qui ne touchait pas terre, jusqu’à son bureau, puis dans une salle attenante où il a exigé des excuses qu’il a obtenues avant de ramener l’enfant dans la classe en lançant que la parenthèse était refermée et que personne ne devait parler de ce qui s’était passé…
C'est donc une version inédite qui change tout, si elle s'avère exacte, il faut toujours se méfier, cette narration des faits implique d’avoir été présent à la scène de violence, le professeur est en faute, c'est une scène de violence vraiment aggravée quoique qu'en disent les enseignants par solidarité.
Le premier ministre François Fillon qui a pris position pour le professeur aurait dû attendre et ne pas faire comme beaucoup s’emballer sur des annonces non fondées.
La aussi, c’est grave, qu’un premier ministre juge aussi vite un acte de société, alors que sa fonction doit être la pondération et la réflexion.
D’après Actuel, une enquête administrative serait diligentée par le ministre de l’éducation nationale afin d’établir les circonstances des faits et les responsabilités et confiée a l’inspection académique d’Evreux.
En conclusion, il faut toujours attendre avant de juger, la sagesse doit l’emporter sur l’impulsivité, ne pas faire du Sarkozy tout simplement.
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