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Paradoxe d' une dégradation sanitaire en dépit d'une espérance de vie élevée |
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| 26-10-2007 10:23 - 3759 visites - Flux Ecologie, Animaux, Nature - Ecrit par Claude Reiss - Lire son flux RSS | |
Malgré une espérance de vie élevée, la santé de nos concitoyens se dégrade rapidement. En France, le cancer est devenu la première cause de mortalité prématurée, les personnes souffrant de démences comme Alzheimer ou Parkinson se comptent en millions, 7 enfants sur 1000 présentent des symptômes du spectre de l’autisme, un sur 4 souffre d’allergies, 1 sur 6 de problèmes neurologiques (boulimie, anorexie, hyperactivité…) etc.
Les soins pour traiter ces maladies ne sont pas au rendez-vous. Or, l’évaluation de la toxicité et la recherche biomédicales recourent principalement à l'expérimentation sur des animaux considérés comme nos « modèles » biologiques.
Le comité scientifique Antidote Europe a, tout en restant en-dehors du débat éthique sur les droits des animaux, examiné avec des arguments purement logiques et scientifiques, la pertinence du concept de modèle animal. Cet examen a conduit à dénoncer le recours au modèle animal comme inutile et dangereux.
En réalité, le « modèle animal » est une fiction. Une espèce se définit par son « isolement reproductif », c'est-à-dire que les individus d’une espèce ne peuvent pas se reproduire avec des individus d'une autre espèce. Ceci est dû au fait que pour former l'oeuf à partir duquel un nouvel individu va se construire, le matériel génétique (chromosomes) de l'ovule et du spermatozoïde doivent s'apparier, ce qui n'est possible que si le matériel génétique sont quasi-identiques, ce qui n’est possible que si des deux proviennent de la même espèce.
Les patrimoines génétiques de deux espèces différentes, mêmes très proches sont différents et interdisent cet appariement. C’est une loi de la nature. Or les fonctions biologiques sont déterminées par les gènes contenus dans le patrimoine génétique. Conclusion: deux espèces différentes ont des patrimoines génétiques différents et donc des activités biologiques (par exemple la réaction à un test) différentes. Plutôt qu’une explication technique (voir www.antidote-europe.org) , il est plus simple d'expliquer la toxicogénomique à un non-spécialiste au moyen d'une image. Si on a eu l'occasion de visiter la salle de contrôle d'une centrale électrique, on se souvient certainement de ces murs tapissés de multitudes de voyants lumineux, chacun représentant un organe de la centrale, peut-être même que l'intensité du signal lumineux est modulée selon l'activité de cet organe.
La puce à ADN permet (virtuellement) de s'installer dans la salle de contrôle de la cellule (son noyau), qui apparait ainsi tapissée de voyants lumineux dont chacun est affecté à un gène particulier. Si un produit chimique active un gène, le voyant devient rouge, s'il le désactive, le voyant devient vert, s'il n'a pas d'effet, le voyant reste blanc, et le voyant est éteint si le gène ne répond pas. L'observation des voyants représentant des gènes répondant à une agression toxique permet donc d'identifier le cas échéant les diverses toxicités de la substance. Résultat :, 35 ans après, l’espérance de vie moyenne d’un patient après diagnostic d’un cancer n’a progressé que de quelques semaines, simplement parce qu’on a pensé que la cancérisation de la souris est identique à celle de l’homme, ce qui est tout simplement faux. Les mêmes erreurs sont faites dans pratiquement tous les secteurs de la médecine. Antidote Europe a proposé un amendement à la loi créant l’Agence d’Evaluation de la Recherche, demandant que cette Agence vérifie l’adéquation entre le but annoncé d’un projet de recherche biomédicale et la méthode mise en œuvre à cette fin, autrement dit plus de « modèle » animal en recherche sur des maladies humaines ! Amendement hélas ! refusé.
Pas du tout, il suffit de se pencher sur les vrais acteurs, le virus VIH et ses cibles et victimes, certains globules blancs humains. C’est ce qu’à fait Claude Reiss, président d’Antidote Europe, avec ses collègues quand il était encore responsable d’un laboratoire du CNRS. Ils ont mis au point une nouvelle approche thérapeutique du SIDA et de toute une classe de maladies virales, dont ceux de l’hépatite, qui éliminerait le virus de l’organisme du patient et n’aurait pas ou très peu d’effets secondaires. Le CNRS a fait breveter le principe et la centaine de molécules actives pour cette thérapie. Le brevet a été accordé aux USA, mais comme son exploitation n’avait pas été lancée, Claude Reiss, parti à la retraite depuis, l’a racheté et tente en vain depuis plusieurs années de lever des fonds pour amener cette thérapie aux essais cliniques. L’Agence National de Recherche contre le SIDA dépense tous les ans des dizaines de millions dans des projets (fréquemment sur des singes) qui n’ont pas jusqu’ici donné de résultats spectaculaires, mais refuse de soutenir une thérapie prometteuse, tandis qu’une société américaine y travaille activement et avec succès.
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